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Love #5: le molosse

Le Docu du Week-End
BD de Frédéric Brrémaud et Federico Bertolucci
Glénat-Vent d’Ouest (2021), 88p., one-shot.

bsic journalismMerci aux éditions Glénat pour leur confiance.

La série de documentaires animaliers Love est parue initialement chez Ankama de 2011 à 2015 avec quatre tomes: Le tigre, Le renard, Le lion, Les dinosaures. Cinq ans après la fin de la série Le molosse est le premier volume original chez le nouvel éditeur Vent d’Ouest, en simultané avec les autres tomes. L’album comprend un nouveau logo-titre et un superbe cahier graphique de cinq pages.

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Le molosse accompagne son maître parti chasser de bon matin dans le bush australien. Alors qu’il s’apprête à tirer un cerf, un redoutable serpent mort l’homme, le laissant inanimé. Que faire quand on est un chien domestique habitué à être nourri, désormais abandonné à son sort dans la nature hostile?

Lors de ma lecture des autres volumes dans la précédente édition j’avais été subjugué par la beauté des planches et la vie sauvage qui se déroulait sous nos yeux. Après un tome sur les dinosaures un peu forcé dans son aspect scénarisé, on retrouve avec ce Molosse un nouvel environnement original avec la richesse de l’Australie, continent aux espèces animalières endémiques qui fascinent presque autant que les sauriens du jurassique. Si la qualité du graphisme en couleurs directes de l’italien Bertolucci porte en grande partie l’intérêt de cette série, l’enchaînement calqué sur les montages des documentaires TV donne une dynamique très efficace qui nous fait passer d’un animal à un autre, proche ou non, parfois une seule fois, parfois en personnages récurrents. Bien entendu il n’y a aucun texte dans Love, donnant une grande importance aux expressions des animaux que la technique et l’observation du dessinateur rendent très vivantes.

Un peu surpris par l’apparition d’un humain en tout début de volume (permettant d’introduire cet élément scénaristique posant un animal domestique en pleine nature sauvage), on retrouve très vite la petite vie naturelle, faite de lenteurs, d’un soleil pesant – le travail sur l’ombre et la lumière est remarquable), d’irruptions de violences brèves,… Comme expliqué en quatrième de couverture comme note d’intention, dans la nature il n’y a pas d’amour ni de haine. Juste la vie et la sélection naturelle faite de force et de beaucoup de hasard. Le fil rouge (le chien) nous permet de voir cette meute de dingos qui le suit comme refusant son anormalité dans le règle naturel, mais aussi l’hypothèse de l’entraide avec ce petit ornithorynque qui semble s’attirer les faveurs des auteurs. Avec une lecture rapide, des cases larges et « seulement » 88 pages on est forcément frustré de voir si peu ces fantastiques kangourous, à peine apercevoir le koala et se contenter d’un croquis final pour le Kookaburra…

Magnifique série atypique, Love mérite tout votre intérêt, offrant un moment de lecture calme et passionnant comme toute observation simple de la vie.

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3 commentaires sur “Love #5: le molosse

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