BD·La trouvaille du vendredi·Rétro

Okko: le cycle de l’eau

La trouvaille+joaquim

BD de Hub
Delcourt (2005-2006), série terminée en 10 volumes (5 cycles de 2 tomes).

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La réputation de cette série publiée dans la prestigieuse collection Terres de légendes de chez Delcourt était venue jusqu’à moi mais je n’avais pas eu l’occasion de la lire, notamment car je suis assez réticent sur les nombreuses séries situées dans le Japon médiéval, qui n’intéressent souvent que les fans de cette culture (le contexte ne justifiant pas toujours des albums pour moi). Et donc ma lecture de ce premier cycle (celui de l’eau suivi de celui de la terre, de l’air ,du feu et du vide) me fait découvrir une série d’enquêtes fantastiques dans un japon de Fantasy, ce qui est beaucoup plus intéressant.

Le Ronin Okko parcourt l’empire du Pajan avec sa troupe de chasseurs de démons: Noburo le guerrier géant, Noshin le moine invocateur de Kami (esprits élémentaires) et Tikku le jeune page. A la recherche de la sœur de ce dernier ils vont arriver sur les terres d’un étrange seigneur qui semble adepte de pratiques inavouables…

Résultat de recherche d'images pour "okko  cycle de l'eau"Cette chronique est à suivre car ce premier cycle ne me permet pas de parler de l’intégralité de la série mais m’a donné vraiment envie de prolonger l’aventure de ces chasseurs bien intriguant. Car outre cet orient fantastique que l’auteur semble avoir bien en main, l’aura de mystère qui entoure à la fois le monde, sa technologie et les personnages principaux donne diablement envie d’aller creuser en espérant plus de révélations. La gestion du scénario se fait par touches, avec quelques ellipses temporelles et beaucoup de sous-entendus passant par les regards et des dialogues sans bulles. Sur ce point le principal défaut que je relèverais porte sur les visages assez peu expressifs, et notamment celui d’Okko lui-même totalement impassible. Est-ce volontaire ou les limites d’un dessinateur sur ses premiers albums? Toujours est-il qu’hormis cela, les dessins aux encrages très propres proposent un design et un dessin très agréables. Les combats sont envoyés un peu rapidement avec parfois un aspect brouillon dû en partie à des encrages très touffus (je ne m’en plains pas!) et un petit manque de combats au sabre pour une BD de Samouraï, au contraire des meilleurs scènes, celles d’exploration, très lisibles où le dessinateur se fait visiblement plaisir à montrer des détails de décors qui enrichissent vraiment ce monde étrange.

Si l’histoire est une classique enquête de chasseurs de démons, ce qui fascine ce sont les compagnons d’Okko, laissant ce dernier au second plan, avec une mention pour le personnage de Noburo, génial colosse musculeux portant un masque de démon hérissé d’une crinière blanche, guerrier invincible qui officie un peu comme le Hébus de Lanfeust, éclipsant par son style, ses réparties et ses actions un héros qui attend de se révéler. Ne parlant que très peu de ses héros (à la vie déjà installée), l’auteur instille chez son lecteur une grosse envie d’en savoir plus. Résultat de recherche d'images pour "okko cycle de l'eau"Ainsi quand dès les premières pages il introduit une sorte de Mech de combat en bois et cordages, il envoie un message de fantastique sans expliquer d’où il sort. De même avec le château flottant du méchant dont nous ne saurons pas la raison. Le principe du fantastique rejoint celui d’un bon scénario: avancer des pistes sans expliquer trop en détail. Laisser le lecteur fantasmer. En cela Hub est un maître assurément.

Le format choisi me plait beaucoup et démontre une bonne anticipation des possibilités de la série. Comme pour Largo Winch par exemple, proposer des histoires en deux tomes insérées dans une trame plus large qui relie l’ensemble en instillant des révélations au fil des cycles est pour moi très clairement le principe idéal pour une série longue (Okko se termine en 10 tomes). Pour un auteur débutant en BD on a clairement du potentiel et du talent qui devraient permettre à la série de monter en puissance (ce qui semble être le cas). Pour ma part j’ai bien envie de poursuivre une série que je n’attendais pas.

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Sushi et Baggles #9

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Demokratia #1

Résultat de recherche d'images pour "demokratia tome 1 manga"Demokratia suit en 5 volumes l’expérience de deux chercheurs japonais, l’un en robotique, l’autre travaillant sur un algorithme permettant la prise de décision collaborative qui vont donner vie à un androïde qui sera piloté par des utilisateurs anonymes inscrits sur le site web du projet. Par un programme informatique alliant majorité et minorités, les internautes vont faire évoluer le robot dans le monde réel, le faire parler, se déplacer, en bref, agir presque comme un humain! C’est le grand intérêt de ce court manga que de donner forme via l’anticipation à des projets qui existent déjà dans le monde réel (la démocratie participative internet est utilisée par nombre de communautés dont beaucoup autour du logiciel libre et la robotique japonaise a déjà commercialisé plusieurs androïdes d’aide à domicile aux diverses fonctions).

Niveau dessin c’est correcte sans être renversant et avec une assez faible ambition. L’histoire traite autant des promoteurs du projet, des interlocuteurs du robot que des internautes, avec comme souvent dans les manga une approche sociologique de la misère sexuelle et affective de nombre de citadins nippons. Ce n’est pas le côté qui m’intéresse le plus, mais je pousserais pour voir si les idées concernant la démocratie internet vont plus loin que les premières idées fort intéressantes de ce premier tome.

Dr. Stone 4 (Boichi)

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Les aventures de Senku continuent avec une avancée vers la « civilisation scientifique » à vitesse grand V! Le dernier volume a vu la découverte de l’électricité, ce quatrième commence par la fabrication du verre afin de pouvoir développer la chimie à même de soigner la prêtresse du village. J’aime toujours autant l’aspect vulgarisation scientifique en manga mais les passages qui cherchent à développer une pseudo intrigue restent assez lourdingues de même que l’humour très particulier japonais.

 

 

 

Moonshine #2

moonshine-tome-2

bsic journalismEn relisant mon billet du premier tome je me dis que j’ai peut-être été un peu dur sur le dessin, car j’ai pris pas mal de plaisir à lire ce second volume (série à suivre), jouant beaucoup sur les ombres et lumières en transposant cette fois l’intrigue en Louisiane où le personnage principal a été évacué en train après le final du premier tome. Attrapé par la patrouille il se retrouve forçat sur les routes ensoleillées du sud américain. Ce changement de couleur permet d’explorer d’autres thèmes de la période de la Depression: la violence toujours, les sales gueules et le comportement absolutiste des geôliers. On se demande un peu tout le long où le scénariste nous emmène et malheureusement on termine l’album en se disant que l’intrigue n’a guère avancé… pour ce qui concerne Lou. Car ce qui intéresse les auteurs semble plutôt être une guerre occulte entre créatures de la Nuit et mystérieux personnages qui semblent savoir s’y prendre pour éliminer les lycans. L’histoire avance en alternance entre Lou perdu au bagne et le clan Holt où l’on en apprend plus sur l’origine des animorph.

Moonshine est une lecture agréable avec une réelle identité graphique proche de Frank Miller et de vraies fulgurances. L’atmosphère est là, visqueuse, vaguement malsaine, violente (ou carrément gore). Le dessinateur a de vraies lacunes concernant les visages mais est particulièrement efficace dans les ombres chinoises et les séquences de terreur…. Sans révolutionner le genre elle sait nous accrocher, même si l’intrigue avance bien peu dans ce second tome et l’on espère que les auteurs sauront nous proposer une véritable fin sans nous laisser au milieu du gué.

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Aeka: Hiver rouge

BD de Fuat Erkol, Christian Simon et Fabrizio Cosentino
Kamiti (2018), 48 p.

Couverture de Aeka - Hiver rougeAeka a fait l’envoi d’un Service de presse de la part du nouvel éditeur Kamiti en plus du très bon Red Sun que j’avais chroniqué. Je ne suis pas forcément fana de la période Japon médiéval mais cela m’a permis une découverte. La très jolie couverture est bien en phase avec l’histoire et dotée d’un vernis sélectif. La maquette est très propre, la quatrième de couverture intrigante. Très bon travail d’édition… hormis une ou deux coquille que l’on pardonnera à l’un des premiers albums de l’éditeur.

Alors que l’on célèbre la fête des dragons comme chaque année, Aeka voit sa famille massacrée devant ses yeux par un énigmatique guerrier masqué, aussi impitoyable qu’invincible. Enlevée par lui, elle va être entraînée aux arts guerriers par son propre ennemi, jusqu’à ce qu’elle soit capable de le terrasser. Mais l’homme semble lié au passé qui a vu la défaite des hommes sur les Dragons…

Aeka est une histoire de vengeance, de sabre et de dragons. Pas mal comme pitch. L’album commence pourtant assez lentement, voir même de façon assez banale pour ce genre d’univers, juste de quoi nous faire toucher du doigt la personnalité forte de l’héroïne et le contexte semi-fantastique du japon des samouraï. J’ai cru un moment que l’on verserait dans une énième histoire de Shogun et d’histoire d’honneur… Mais dès l’irruption du guerrier, en une scène assez réussie, on est accroché. Résultat de recherche d'images pour "aeka cosentino"L’album se lit assez vite avec la formation de la jeune fille qui doit apprendre à se surpasser et développer ses sens, quasi surnaturels dans des décors sylvestres. Si elle n’a rien de révolutionnaire, l’intrigue est intéressante, comportant suffisamment de mystère pour donner envie de poursuivre et le scénario avance à un rythme bien équilibré en progression. La mise en scène est du reste efficace.

Sur le dessin j’ai eu un peu de mal en revanche. Rien de honteux, l’illustrateur sait tenir des crayons, mais on est plus dans la qualité moyenne d’un album de fantasy de chez Soleil que sur le précédent album de Kamiti. Tout le monde ne peux pas avoir le même niveau et quand on voit l’illustration de couverture  et la qualité des encrages on peut gager que Fabrizio Cosentino a de la marge de progression, d’autant que sur la maîtrise de la mise en scène il n’y a rien à redire, c’est lisible et parfois même assez sympathique pour certaines planches. J’avais lu le premier Monde de Maliang sur lequel j’avais trouvé les dessins très réussis et malheureusement tiqué sur la reprise (par Consentino) avec des dessins manquant de technique. Pourtant quand on voit la page web de l’auteur il y a clairement du potentiel, notamment dans la colorisation numérique.

En résumé, on a ici un album de fantasy assez classique tendance adolescents, qui ne sort pas forcément du lot de la production grand public mais reste d’une lecture agréable et dont la progression scénaristique sait attirer vers les prochains volumes, avec un contexte mystérieux qui peut faire gagner la série en qualité dans le temps. Et pour peu que le japon médiéval vous botte vous pourrez passer un très bon moment en compagnie d’Aeka.

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Saltiness #1

East and west

29550-w360Saltiness est ce que je qualifierais de Manga sociétal, à mi chemin entre la chronique de l’otaku japonais et la critique de cette société. Le personnage principal est un marginal, se considérant comme une sorte de sage supérieur s’extrayant de la communauté humaine (et de ses codes) pour pouvoir les penser. La confrontation avec deux autres personnages marginaux va démontrer sa folie et sa perversion, le transformant en une sorte de gourou doté d’un pouvoir de persuasion phénoménal sur les deux autres et les entraînant à faire des actions délirantes et dévalorisantes. Cette immersion dans les relations tordues de deux paumés exploitant un jeune étudiant influençable met le lecteur mal à l’aise en découvrant ce qu’un homme charismatique peut forcer d’autres à faire par le seul langage. Au-delà du ridicule des situations il y a de la violence dans cette relation, qui reflète sans doute pour l’auteur la violence profonde d’une société japonaise qui a codifié la normalité à un niveau sans doute jamais atteint par aucune société moderne. Résultat de recherche d'images pour "saltiness"L’éloignement extrême de la société japonaise vis à vis de nos codes européens fait que l’on ne sais jamais exactement ce qui est pointé du doigt ou ce qui n’est qu’une simple illustration de situations balanes (comme l’histoire des petites culottes). Mais il est certain que Minoru Furuya est l’un des représentants de cette jeune génération de mangaka très critiques sur ses aînés et je japon d’aujourd’hui. Il dispose en outre d’une remarquable technique de dessin, très fine et détaillée notamment dans le dessin des personnages. Tout cela fait de Saltiness un manga adulte comme on en voit peu, qui joint une réflexion profonde avec le plaisir de belles planches.

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Sanctum

esat-westMagna de Boichi et Masao Yajima
Glénat (2012), série finie (5 volumes).

Lu en numérique grâce à Iznéo.

150597_cJ’ai découvert Boichi avec Sun-Ken Rock puis Wallman, et chacune des traduction de ses publications (tout récemment Dr. Stone) donne lieu à un gros engouement. Il faut dire que le coréen possède un style graphique très alléchant et puissant.

Sanctum, série courte, propose une immersion dans le monde de l’ésotérisme eschatologique chrétien et toute l’iconographie fantastique que cette mythologie recouvre: conspiration de sectes occultes dans un contexte d’arrivée de la Fin des Temps… Le cadre est classique chez Boichi: une jeune japonaise voit sa famille mourir devant ses yeux et se retrouve liée avec un démon (aux courbes loin d’être démoniaques…) par un pacte. Ce premier volume à la progression complexe (plusieurs sauts dans le temps entre le récit directe et des récits secondaires de certains personnages) est plus dans la comédie familiale naïve typique de Boichi que dans le fantastique. Pourtant l’on a déjà quelques fulgurances visuelles de l’auteur et l’environnement général est en place en attendant de comprendre quel va être le rôle de l’héroïne: un trio d’amis (le blond voué au célibat, le brun marrant, la fille orpheline), une société multinationale impliquée dans l’armement, un démon qui fait commettre des crimes à des hommes faibles, une organisation secrète liée au Vatican et une secte organisant des orgies mystiques…

Ce volume est donc une mise en place mais suffisamment accrocheuse visuellement et thématiquement pour donner envie de lire la suite, surtout que l’on ne part pas pour une série fleuve. Pour ceux qui ne connaissent pas Boichi ça peut être une bonne porte d’entrée: des personnages caricaturaux, un humour visuel appuyé en même temps que des séquences très réalistes et belles, un peu de baston et quelques courbes féminines. L’album est en outre agrémenté de quelques pages finales expliquant quelques termes « techniques » autour de l’Ancien Testament et les éléments mystiques autour des prophéties millénaristes.

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Ajin, semi-humain #1

East and west

Manga de Tsuina Miura et Gamon Sakurai
Glénat (2015) – ed. japonaise Kodansha (2012). 228 p., 11 volumes parus (série en cours).

couv_250672Les couvertures des albums (assez ternes mais très homogènes) m’avaient attiré l’œil et j’avais mis ce titre de côté (je lis peu de manga et j’essaye de sélectionner vraiment la qualité). A l’occasion d’une critique pour Iznéo j’ai sauté le pas et c’est une excellente surprise. D’abord par la rapidité de l’introduction: en moins de 10 pages l’on sait qu’il y a sur terre des Ajin, humains ressuscités que les Etats tentent de récupérer afin de les étudier. Le Japon en a trois et fait des expériences barbares sur eux. Un jeune lycéen perd la vie et se révèle un Ajin, désormais en fuite avec l’aide de son ami d’enfance…

Alors que nombre de BD et de Manga mettent plusieurs volumes à faire durer le suspens, rarement une série m’avait aussi rapidement et pédagogiquement immergé dans son background. Le premier volume nous a déjà installé dans une poursuite entre le héros, des agences gouvernementales, des factions d’Ajin, les pouvoirs que l’on découvre progressivement, etc. De même, les manga tournent souvent autour du seul japon; ici dès les premières pages l’on nous parle de cette course entre nations pour avoir ses Ajin et en découvrir les secrets. Le contexte de fonds est à la fois clairement révélé mais garde bien certains mystères évoqués. Le lecteur n’a pas la crainte d’une intrigue au long cours tant les événements et les informations s’enchaînent, sans aucune difficulté à les digérer. Je dois dire que par ce traitement à la fois frontal, conspirationniste et à la divulgation d’info maîtrisée me fait fortement penser à X-files. Les auteurs ne tournent pas autour du pot puisque le lecteur connaît le pitch. Celui-ci est donc balancé en quelques planches pour s’attaquer directement au développement de l’intrigue. Je trouve ça super agréable!

 

Résultat de recherche d'images pour "ajin tome 1"Ajin nous présente donc une intrigue classique mais que personnellement j’adore: certains humains ressuscitent et se trouvent dotés de pouvoirs. L’on comprend que loin d’être un petit nombre, beaucoup n’ont pas été repérés par les autorités et s’organisent dans l’ombre d’une guerre entre factions dans une guerre occulte. La réflexion sur l’attitude des humains qui ne cherchent que gloire et argent en « attrapant un Ajin » permet d’élever le manga au-dessus du simple fantastique. Très vite se pose la question de qui est humain et qui ne l’est pas, les actes rendent-ils humains, tout le monde n’est-il pas un Ajin en puissance?Résultat de recherche d'images pour "ajin tome 1"

Les dessins sont standards dans le genre manga mais plutôt de bon niveau, notamment au niveau des mouvements (peu étonnant vu le média). Je scrute régulièrement les séries manga à succès et suis rarement accroché par ce que j’en lis. Ici je comprends le succès de cette série qui sait se sortir de la masse des publications. Si vous aimez le fantastique et les conspirations cela devrait vous plaire.

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BD·Rapidos

Lord of burgers

Pour garder une homogénéité au thème de ce blog (l’imaginaire et le graphisme) sans oublier les lectures moins glorieuses, je vais désormais publier des billets courts sur mes lectures, notamment prises en bibliothèque. Ça permettra d’être plus exhaustif.

Lord of Burgers c’est une série (plutôt pour ado) en 4 tomes d’Arleston et Barbucci (en directeur créatif: entendre « coach de jeunes illustrateurs qui n’en veulent »… puis en illustrateur principal sur les tomes 3 et 4). Un grand chef est assassiné alors que son fils bosses dans le burger pour le faire ch… et sa fille se passionne pour les lames japonaises. Ils se retrouvent contraints de reprendre le resto pour faire face aux dettes. En somme l’histoire du film « Ratatouille » mais en BD.LORD OF BURGER T01NEW[GL].indd.pdf

Et donc? Ben c’est sympa et original et se déguste plus comme un bon hamburger que comme un repas trois étoiles. On est en plein dans l’humour manga à base de grimaces et d’exagérations too much. Le dessin est correcte sans plus et l’arrivée aux crayons de Barbucci ne rehausse en rien la qualité (qui reste homogène sur les 4 volumes). L’esprit jeune branché est clairement destiné aux ado et l’on imagine plus cette série en lecture d’été dans Lanfeust Mag qu’en tirage de tête précieux dans votre bibliothèque. Une bonne lecture de bibliothèque en somme.