BD·C'est lundi...·Comics·Manga

C’est lundi, que lisez-vous? #163

septembre 2019

Ce rendez-vous a été initié par Galléane et son principe est de répondre aux trois questions:

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?
 

1. Qu’ai-je lu les semaines passées ?

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2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

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3. Que vais-je lire ensuite ?

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Salut à tous pour cette nouvelle semaine!

Etrangement malgré la profusion de BD qui sortent en ce moment la fréquentation du blog se tasse. les mystères des stat… ce qui n’est pas le cas de ma PAL avec la semaine dernière de très bonnes lectures, hormis un dernier Chef d’œuvre de Lovecraft qui m’a légèrement déçu, au contraire du si attendu Radiant que je retrouve avec un plaisir immense tant cette série regorge de qualités! Vraiment, lisez là, car outre le fait d’être un manga 100% français, c’est un des meilleurs shonen qu’il m’ait été donné de lire. Le huitième Fullmetal Alchemist m’a sorti de ma torpeur en étant un gros coup de cœur que je n’attendais pas. Est-ce que la série passe un cap avec ce volume ou est-ce passager? Je vous le dirais en fin d’année pour neuvième tome. Dans la série manga je pense rattraper mon petit retard avec le cinquième Alpi qui me convaincra de continuer la série ou d’arrêter car depuis deux volumes je trouve qu’elle s’essouffle, et le dernier Elio, dont je n’attend pas grand chose mais qui peut tout de même conclure en beauté dans une arène où l’on attend des combats rageurs… Enfin Ajin, le dernier de cette magistrale série que je n’ose commencer par crainte de la déception tant le précédent m’avait laissé sans voix…

En comics, alors que vient de paraître l’alléchante bande-annonce du nouveau Batman, j’ai seulement lu la dernière sortie du toujours qualitatif Black Label, très bon Trois Joker dont je vous parle dès demain, avec enthousiasme. J’ai par contre entamé une série de Régis Loisel (Peter Pan, la Quête de l’oiseau du Temps) très réputée qui siège dans ma liste depuis longtemps, Le Grand mort, et ai été fort surpris par la tournure inquiétante et colapsologue qui résonne bizarrement avec notre époque de crise climatique, sociale et de pandémie… sur une série commencée il y a dix ans! Du coup, moyennement emballé au début, je commence à comprendre les qualités de cette série sur laquelle je pense pouvoir proposer une Trouvaille la semaine prochaine. Pour cette fin de semaine j’aborderais l’étonnant projet Instagram devenu album, le Dernier souffle, western muet en format italien et deux très grosses sorties Dargaud du moment avec les seconds Elecboy et Raven, avant de me plonger dans le nouveau Blacksad quand les conditions de lectures optimales seront réunies…

Je vais également devoir m’organiser pour le Jury Bdgest’arts qui commence très bientôt et pour lequel je vais devoir une nouvelle fois faire exploser mon compteur de lectures notamment sur pas mal de secteurs où je ne vais pas habituellement, dans une visée la plus exhaustive possible! L’idée de faire un petit journal de jury me trotte, pour peu que cela puisse être en conformité avec la nécessaire confidentialité des débats.

Bonne semaine à vous et n’hésitez pas à partager également vos bonnes découvertes (et aussi les lectures à éviter!). Et à indiquer quelles sont les sorties de la rentrées qui vous font le plus baver d’impatience…

 


 

***·****·*****·Manga·Nouveau !·Rapidos·Service Presse

Manga en vrac #21: Radiant #15 – FMA #8 – Le Cauchemar d’Innsmouth 1/2

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Trois tomes de séries en cours, très attendus avec une qualité variable mais sur des séries qui restent absolument majeures dans les publications actuelles et passées.

  • Radiant #15 (Valente/Ankama) – 2021, série  en cours.

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Merci aux éditions Ankama pour leur confiance!

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C’est le chaos à Bôme, capitale du Pharénos, où les Domitor et leur chef Adhès mène une attaque directement contre le roi et les généraux de l’Inquisition. Alors que les amis de Seth se réunissent, ce dernier parvient à faire évader son frère Diabal avant d’affronter les terribles dompteurs de Némesis…

Il se sera fait attendre celui-là! Alors que Tony Valente nous avait gratifié de deux volumes par ans depuis plusieurs années, ce quinzième Radiant a été retardé plusieurs fois et sort plus d’un an après le précédent. Pour un lectorat habitué à des publications rapproché, cela risque de bousculer les habitudes…. Alors ne boudons pas notre plaisir en plongeant dans ce qui nous enchante depuis le premier volume, à savoir un dessin superbe (bien qu’un peu minutieux pour le format type manga), un humour toujours efficace, une action effrénée et surtout un design et worldbuilding qui ne cesse de s’étoffer, au risque de subir le syndrome GRR Martin… Si la fin de la série ne semble toujours pas pour demain, on sent depuis l’arrivée à Bôme que l’on est entré dans le dur avec les rôles de chacun des groupes qui se clarifie: Inquisiteurs d’un côté, Domitors de l’autre, sorciers enfin parmi lesquels Seth et sa fratrie font office de danger pour l’équilibre en place… Ce volume est ainsi l’occasion d’une sacrée avancée dans la connaissance de l’univers et de son passé même si l’auteur se plait à nous jeter toujours de nouveaux cliffhanger et pistes avec – SCOOP! – le retour tant attendu de Grimm. La qualité est donc toujours au rendez-vous et on est prêts à patienter le temps qu’il faut pour chaque nouveau volume de cette magistrale série. Tony Valente est un sacré créateur et sait seul ce qu’il faut pour que ses épisodes soient parfaits.

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  • le cauchemar d’Innsmouth #1/2 (Tanabe/Ki-oon) – 2021, 204p., collection Les chefs d’œuvre de Lovecraft.

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Merci aux éditions Ki-oon pour leur confiance!

image-1629709044Avec ce deuxième Chef d’oeuvre de Lovecraft de l’année on se rapproche de la fin de la collection, avec la première partie de ce qui est considéré comme un des points majeurs de l’oeuvre du génie de Providence. Et malheureusement pour le coup Ki-oon aurait été bien inspiré de compacter les deux volumes originaux en un gros tome car la construction très progressive de l’intrigue nous laisse un peu sur notre faim à la conclusion de ce manga. Encore une fois un jeune homme (décidément pas beaucoup de femmes dans l’univers de Lovecraft!) voit sa curiosité l’entraîner à explorer une étrange bourgade, port de pêche peuplé d’adorateurs de Dagon (aperçu dans la très courte section sur le volume paru en mars) à l’apparence indicible… Si quelques visions de personnages cracra font leur effet et la maîtrise de Tanabe de la progression fantastique reste très efficace, on manque un peu de ce qui plait tant dans le Mythe de Cthulhu: les architectures folles, les regards perdus, l’irruption de l’impossible dans le réel. Car Innsmouth semble à la fois trop proche de la société des hommes et trop vide pour réellement nous happer. Sans doute le cliffhanger final marque-t’il la bascule vers l’horreur mais après deux-cent pages on reste sagement dans l’attente… A noter qu’après le second volume attendu il nous restera à découvrir L’abomination de Dunwich, dernière adaptation en date du japonais.

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  • Fullmetal Alchemist #8  (Arakawa/Kurokawa) – 2021, 8/18 volumes parus.

Coup de coeur! (1)bsic journalism Merci aux éditions Kurokawa pour leur confiance.

couv_432978Si la qualité éditoriale et la fabrication de ces volumes de la Perfect edition me ravissent à chaque sortie, j’ai toujours des moments de flottements avec un rythme un peu erratique voulu par l’autrice qui dilue un peu son action pour maintenir un suspens et faire durer le plaisir. Il y a bien sur l’effet Shonen et j’admet me placer un peu de côté par rapport au public cible bien que le ton relativement sombre du manga ne cesse de me surprendre. Ce huitième tome (on est presque à la moitié) m’a pourtant emporté de la première à la dernière page sans baisse de rythme, jusqu’à un coup de cœur que je ne pensais plus vraiment possible sur FMA! On ne le rappelle jamais assez, une bonne histoire n’existe qu’avec un bon méchant et si l’Ishval Scar avait marqué les esprits au tout début de l’histoire on l’avait pas mal perdu de vue jusqu’ici. Et on peut dire que l’autrice aime son personnage autant si ce n’est plus que le redoutable président Bradley. Terriblement féroce, martialement imbattable, il est parcouru d’une tension émotionnelle immense qui fait écho aux touchants passages parlant des enfants orphelins et de la douleur des mutilés et traumatisés de guerre, sujets on ne peu plus rares dans des shonen. En miroire à la densification de son récit, Arakawa nous régale graphiquement dans de superbes actions qui proposent comme d’habitude un cadrage et un découpage absolument libres. L’humour reste en retrait ce qu’il faut et l’intrigue se simplifie maintenant que les protagonistes se sont un peu stabilisés. Des personnages jusqu’ici  mystérieux entrent sur scène et avec quel panache! 

Ce huitième volume est clairement le meilleur depuis le démarrage en montrant que les très nombreuses trames et personnages secondaires proposés jusqu’ici peuvent converger vers un récit qui justifie son statut culte. Vite la suite!

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***·BD·Service Presse

Autopsie d’un imposteur

BD du mercredi
BD de Vincent Zabus et Thomas Campi
Delcourt (2021), 88p., One-shot.

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bsic journalism Merci aux éditions Delcourt pour leur confiance.

Louis Dansart est un jeune étudiant en droit dans le Bruxelles des années cinquante. Il est surtout issu de classes populaires et cette origine lui colle à la peau comme une tâche indélébile qui semble braquer tous les regards de la bourgeoisie bruxelloise à laquelle il aspire de se hisser. Il lui faudra bientôt faire un choix entre sa morale personnelle et son besoin de reconnaissance…

J’ai découvert le duo Campi/Zabus sur le très joli documentaire Les larmes du seigneur afghan, paru il y a quelques années chez Air Libre puis sur l’excellent biopic sur le créateur de Superman. Cette fois nous partons sur une pure fiction qui s’inscrit dans un rétro semi nostalgique semi critique des auteurs belges sur la capitale du royaume au sortir de la Guerre (je pense notamment à La bête ou au spin-off sur Blake & Mortier). S’ils sont tout à fait légitimes pour aborder le passé de leur pays, cet environnement m’a personnellement laissé un peu hors du récit. Le contexte n’est pas le seul intérêt de cet album bien sur mais comme un genre à part entière il donne la couleur recherchée dont l’intrigue et la construction ne sont que le fil de fer.

Si l’aspect un peu glauque de ce jeune homme contraint à se prostituer ne m’a pas passionné, la critique de la société bourgeoise corsetée dans les apparences fait mouche en revanche. Comme toute critique sociale cette autopsie d’un imposteur met mal à l’aise avec un destin qu’on imagine difficilement finir positivement. Peut-être trop court pour vraiment dépasser la satire semi-allégorique, l’album nous empêche de nous intéresser sérieusement au destin de cet étudiant. C’est dommage car l’aspect graphique comme la construction proposent de belles idées, comme ce jeu sur les masques et surtout ce dialogue entre le héros et le narrateur. Dès le prologue on voit ainsi le personnage de Louis se confronter à ce discours lui traçant un destin. Outre l’aspect ludique, on ressent alors cette rage de ne pas se laisser soumettre à un destin qui se confirmera dans les actes de Louis. La galerie de personnages est aussi assez intéressante avec ce maître chanteur dont on ne saura jamais s’il est réel ou produit des délires du personnage.

Construit comme un cauchemar absurde (avec notamment une absence de temporalité qui nous perd volontairement dans les perceptions de Dansart) l’album atteint son but et se laisse lire avec plaisir… pour peu que l’on accepte cette plongée plutôt pessimiste dans l’itinéraire d’une jeunesse incapable de s’en sortir par elle-même sans se salir au passage.

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*****·BD·Rapidos·Service Presse

Dans la tête de Sherlock Holmes 2/2

BD du mercredi
BD de Cyril Liéron et Benoit Dahan
Ankama (2021), 47 p., 2/2 volumes parus.

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bsic journalism Merci aux éditions Ankama pour leur confiance.

L’affaire du ticket a mis en lumière l’enlèvement de représentants de toutes les classes sociales de la société britannique impériale. Poursuivant leur enquête, Holmes et Watson dénichent enfin un indice crucial…

Coup de coeur! (1)Il y a deux ans Liéron et Dahan marquaient un grand coup dans le paysage éditorial avec la sortie du premier tome de Dans la tête de Sherlock Holmes. Véritable album-concept, à cheval entre le livre-jeu et la BD, l’ouvrage alliait la forme (avec cette fameuse couverture trouvée reproduite dans ce second volume) et le fonds, à savoir une véritable enquête tortueuse du plus grand détective. En utilisant le visuel pour nous guider au cours de l’enquête, les auteurs produisaient un redoutable effet d’immersion du lecteur et un plaisir de lecture total!

Affaire du ticket scandaleux (L') (par Benoît Dahan et Cyril Lieron) Tome 2Reprenant immédiatement à la fin du premier volume, ce tome conclusif reprend bien évidemment la recette avec fort logiquement un peu plus d’action à l’approche de la fin et de la confrontation finale avec le gang à l’origine de l’affaire. La générosité des auteurs est tout bonnement prodigieuse et on comprend qu’il ait fallu deux ans pour réaliser cette orfèvrerie sur papier. Chaque page regorge de détails, qu’ils soient de décors ou d’éléments utiles à l’enquête. On se plait ainsi à passer du temps à savourer chaque détail, l’hypermnésie sensorielle de Sherlock le poussant à analyser et relever chaque détail de son environnement, et nous avec! Et le miracle c’est que cette foule de détails s’agencent logiquement à l’aide du dessin. Si le style un peu brute du dessin m’avait laissé un peu sur ma faim au premier volume, on apprend à apprécier le travail ciselé, la précision des détails et la charge des pages, pas un centimètre-carré étant exempt de hachures. Cela donne une atmosphère tamisée, feutrée, qui nous envoie dans le cabinet mental de Holmes et l’ambiance cosy de la Londres victorienne.

Passons sur le concept dont j’avais déj parlé pour revenir à l’intrigue qui se dévoile enfin ici. Sans spoiler, il est intéressant que les auteurs profitent de ce projet ludique pour interroger les incidences impérialistes des britanniques et le comportement brutal déjà largement décrit dans la saga Shi par exemple. Ainsi on surprend une complexité dans le propos en se demandant si tout à ses préoccupations de résoudre ses enquêtes, une morale viendrait in fine à Holmes ou si tout cela restera un simple exercice. Il est en effet plus simple d’affronter un Moriarty que des problématiques issues des injustices du Régime et la conclusion, à la forme là encore surprenante, laisse penser que les auteurs ne se contentent pas de l’exercice de style et de leur marionnette. De là à penser que le succès (inévitable!) de ce diptyque les poussera à prolonger l’exercice il n’y a qu’un pas que je franchis avec envie…

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BD·C'est lundi...·Comics·Manga

C’est lundi, que lisez-vous? #162

septembre 2019

Ce rendez-vous a été initié par Galléane et son principe est de répondre aux trois questions:

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?
 

1. Qu’ai-je lu les semaines passées ?

couv_430454Manga - The Cave King

couv_426296Manga - Carole and TuesdayManga - Manhwa - Carole and Tuesday Vol.2

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2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

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3. Que vais-je lire ensuite ?

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Salut à tous et bienvenue pour une nouvelle semaine sur le blog!

Ca y est, octobre est là et on rentre dans le dur de la haute saison des sorties BD… J’ai néanmoins profité de la semaine passée pour avancer sur quelques sorties manga récentes avec trois séries assez sympathiques dont vous trouverez mon avis sur le billet paru hier. je retiens notamment la capacité de Glénat à dénicher de petits shonen plutôt jolis et qui sortent le nekketsu d’un carcan balisé pour geek et une relative déception sur Alma, première série courte de l’auteur qui apporte quelques éléments post-apo intéressants mais reste perfectible. Sur les manga je vais enchaîner sur trois grosses sorties, les énormément attendus Radiant, une de mes séries chouchou en manga et le dernier Lovecraft, dans l’écrin toujours superbe concocté par Ki-oon. Il sort jeudi et je vous en parle samedi!

Côté comics j’ai un peu ralenti et laissé à l’ami Dahaka le soin de vous chroniquer l’actu des superslip. Je ne résiste néanmoins pas à un nouveau Black label, gage de grande qualité depuis son lancement chez DC, avec un Three Joker qui semble très ambitieux en visant à tisser des liens entre les ouvrages majeurs sur le prince du crime…

En BD l’Autopsie d’un imposteur est plutôt réussi mais le sujet m’a moyennement parlé, contrairement à la conclusion du concept-album Dans la têt de Sherlock Holmes et du nouveau Boiscommun qui rassure sur le talent de l’auteur après un Danthrakon plutôt loupé chez Drakoo. Pour finir et pour alimenter la rubrique des Trouvailles du vendredi, je vais enfin pouvoir démarrer le Grand mort qu’un pote m’avait passé… sans les deux premiers volumes! Cette série m’intrigue beaucoup, considérée par pas mal de monde comme un must-read. Effet Loisel ou vraie bonne bD, je vous le dirais la semaine prochaine!

Bonne semaine à vous et n’hésitez pas à partager également vos bonnes découvertes (et aussi les lectures à éviter!). Et à indiquer quelles sont les sorties de la rentrées qui vous font le plus baver d’impatience…

 


 

***·Manga·Nouveau !·Rapidos·Service Presse

Manga en vrac #20: Carol & Tuesday #1-2 – The cave king #1 – Alma #2-3

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  • Carole & Tuesday (Yamataka/Nobi-Nobi) – 2019-2021, série terminée en 3 tomes.

mediathequeCarole & Tuesday est à l’origine une série d’animation  en une saison, du studio d’animation Bones (qui produit My Hero Academia et autrefois Fullmetal Alchemist), visible en France sur Netflix. Simultanément une version manga est lancée, faisant de la licence un crossmedia.

Série très courte, C&S m’a attiré par son graphisme et l’univers de la musique. Et j’ai été très surpris en déroulant les premières pages (le manga se lit très vite) de voir un contexte SF puisque l’environnement est une planète Mars colonisée et où l’intégralité des industries culturelles sont le fait d’IA. Avant d’entamer les aventures très Shojo des deux filles issues de milieux radicalement opposés (l’une est une émigrée, l’autre une fille de la haute bourgeoisie), on saisie directement la critique très intéressante des industries musicales actuelles qui imposent à une jeunesse formatée des tubes formatés à coups d’Autotune. Si le titre reste bien gentil et très prévisible, le graphisme est plutôt élégant et l’idée de suivre deux jeunes passionnées confrontant leur passion et leur sincérité à une industrie déshumanisée m’a bien plu. Au final C&S est un titre sans prétention mais qui plaira à son public cible (une histoire de copines…) avec quelques perches pour les faire réfléchir un peu à ce qu’elles consomment.

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  • The cave king (Demise-Naehara/Doki Doki) – 2021, série en cours, 2/2 volumes parus.

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Merci aux éditions Doki-Doki pour leur confiance!

thecaveking-1-dokiAprès le sympathique Shangri-la Frontier chez Glénat je tente un autre shonen formaté pour les gamers avec ce Cave King qui ambitionne de proposer une histoire manga reprenant les codes des Mining-games comme Minecraft. Et je dois dire que sur ce premier volume le concept prend plutôt bien en évitant les longueurs dans une mise en place extrêmement simple (aussi basique qu’un scénario de jeu vidéo) mais très fun. En sautant carrément l’étape d’introduction on comprend que les auteurs ne vont pas traîner en route et enchaînent les découvertes de pouvoirs qui permettent au héros de se comporter comme un joueur de Minecraft et de miner et façonner son île (on devrait plutôt dire « rocher »). Le dessin n’a rien de transcendant mais reste lisible, dans le style type de la fantasy avec quelques bébêtes et une bande de gobelins qui fait office de compagnons pour le personnage. Du coup même s’il manque une intrigue on ne s’ennuie pas, ça rebondit sur une bonne dizaine d’étapes sur le modèle de DR. Stone et la lecture avance sans forcer, à fortiori pour un public Shonen et encore plus pour de jeunes gamers. Très sincèrement, si l’on enlève la comparaison graphique, ce titre n’a pour le moment pas grand chose à envier à la série post-apo de Boichi. A suivre…

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  • Alma #2-3 (Mito-Panini) – 2019-2021, série terminée en 4 tomes.

couv_431117Toujours partant pour une nouvelle aventure SF post-apo avec des machines, j’avais plutôt accroché avec le premier Alma, série courte qui se termine en novembre avec le quatrième tome. Bon format pour une histoire simple je dirais. Je dois dire que si l’introduction, assez linéaire, était fort alléchante, le second tome se complexifie en développant l’univers post-apo fait d’une post-Union européenne dominée par la Russie, la Turquie et l’Allemagne, dans une dernière cité humaine protégeant les quelques centaines de milliers de survivants aux grandes guerres du passé contre les Gajin, ces androïdes dont le système de sécurité a sauté jadis, ce qui a provoqué le génocide… On pardonnera à l’auteur dont c’est le premier manga les quelques difficultés du dessin, notamment anatomiques pour se concentrer sur une volonté de décrire de très beaux designs de vaisseaux et bâtiments et de densifier le background. Côté construction en revanche, comme souvent en SF, la structure faite de visions déstructurées et de bulles à l’auteur pas toujours clair complique la lecture pour pas grand chose mais en créant un ralentissement inutile. Quelques scènes d’actions (pas toujours justifiées) viennent pourtant mettre du rythme jusqu’à l’assaut final du tome trois qui nous rappelle la rage désespérée du final de Matrix. L’épilogue attendu viendra apporter des réponses finales attendues après un cliffhanger assez sympa et des révélations pas révolutionnaires mais cohérentes. Oeuvre perfectible, Alma manque quelque peu de questionnements philosophiques pour hisser son propos, mais arrive à sortir du tout venant par quelques qualités réelles qui plairont aux amateurs de SF. Les autres pourront plutôt se reporter sur des oeuvres plus matures comme Heart gear ou Origin.

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*****·BD·La trouvaille du vendredi·Rétro

Le port des marins perdus

BD Teresa Radice et Stefano Turconi
Glénat (2016), 294p., one-shot.

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mediathequeCoup de coeur! (1)Un matin d’été sur une plage ensoleillée du Siam, un jeune homme est recraché de la mer. Recueilli par l’équipage de l’Explorer, navire de la Compagnie des Indes orientales, il n’a d’autre souvenir que son nom. Pourtant ses talents de marin et sa grandeur d’âme surprennent les hommes, surtout pour un si jeune garçon. De retour au pays, Abel sera pris sous l’aile protectrice du capitaine Roberts où il entamera un long périple sur les eaux comme dans son cœur, pour comprendre qui il est, quel est son rôle dans ce théâtre étrange de la vie. Un aventure au bout de l’âme, jusqu’au mystérieux Port des marins perdus…

Amazon.fr - Le Port des Marins Perdus - Radice, Teresa, Turconi, Stefano -  LivresJ’ai découvert ce couple d’auteurs (elle écrit, lui dessine) lors de mon unique voyage à Angoulême et obtint une très jolie dédicace sur la série jeunesse Violette autour du monde. Les jolis crayonnés et l’intelligence des scénarios mêlant relations humaines, culture et poésie naturelle m’avaient bien plus et j’avais très envie de me plonger dans ce gros one-shot sorti juste après et salué largement par la critique. Alors que le couple a sorti (l’an dernier) un spin off, les filles des marins perdus, je peux enfin parler de cette aventure en grand format qui rejoints le panthéon des albums exceptionnels! Le chef d’œuvre de la carrière des auteurs, qui sont retournés depuis dans le registre jeunesse auquel se prête très bien les dessins de Stefano Turconi.

Le dessin d’abord, qui est un parti pris radical, pour des raisons autant pratiques qu’esthétiques. Etant donné le pavé de trois-cent pages, il est compréhensible que l’absence totale d’encrage (comme le fait Alex Alice avec talent depuis le début de sa saga steampunk Le Chateau des Etoiles) fait gagner un temps gigantesque au dessinateur sans avoir à passer cinq ans sur son projet. Etant données les compétences techniques de l’artiste ce choix permet aussi une spontanéité et une élégance qui siéent totalement à l’ambiance Le Port des Marins Perdus, envoûtante course au largevaporeuse qui enrobe cette saga semi-mystique. Pour qui apprécie les carnets bonus en fin de certains albums, les sketchbooks et autres croquis préparatoires publiés sur les réseaux sociaux de nos dessinateurs préférés, ce volume est un enchantement de la première à la dernière page, qui montre tout ce qu’on est capable de produire avec une simple mine de plomb, de l’absolue finesse à des transparence qui nécessitent habituellement des effets spéciaux de colorisation. Avec l’outil du pauvre il arrive ainsi bien mieux à produire un univers précis et évocateur qu’avec deux étapes supplémentaires. Cela fait ainsi réfléchir à la norme du dessin de BD qui exige habituellement le passage par l’encrage (qui souvent dégrade la finesse du dessin) puis par la couleur. Assez fréquents sont les albums en noir et blanc, beaucoup plus rares les albums entièrement crayonnés… et encore plus avec un rendu aussi fini.

Le texte totalement inspiré de Teresa Radice n’est pas en reste puisque (a priori directement en français car il n’est pas indiqué de traducteur), souvent en narration, il parvient à nous immerger tant dans un champ lexical de marine et son vocabulaire si particulier que dans une poésie de l’amour, du voyage et du lien, tout à référençant fortement son récit d’une somme d’auteurs et d’ouvrages de la littérature classique anglaise quand ce ne sont pas des chants de marins qui viennent habiller les planches. De la première page à la dernière, Radice construit son récit comme une pièce de théâtre ou comme un film, jouant sur les enchaînements de parties, jusqu’à un « générique » de fin qui prolonge le plaisir avec son épilogue tardif.

C'est pas les hommes qui prennent la mer... / Le Port des Marins Perdus Vs.  Master and Commander - Conseils d'écoutes musicales pour Bandes DessinéesIl y a une humanité folle dans ce récit construit sur un faux-semblant qui nous fait rencontrer Abel, puis le capitaine Roberts, puis les filles du héros disparu, avant de glisser sur le cœur de l’ouvrage, cet amour impossible entre le vaillant capitaine MacLeod, sorte de double du capitaine Stevenson (nom très référencé bien entendu) et de la prostituée Rebecca. Il y a ainsi deux parties dans cette grande saga qui utilise une once de fantastique pour interroger philosophiquement sur le sens de la vie et comme dans les histoires de vampires, permet d’aller à l’essence du lien et de l’amour entre deux êtres. Il y a du drame, des morts et de l’aventure dans Le port des marins perdus qui est aussi une vraie histoire de pirates. Mais le texte est tellement intelligent, tellement nostalgique et les visages si mélancoliques que l’on est pris tout le long dans une sorte de torpeur émouvante en nous prenant d’affection pour ces trois belles âmes que sont Abel, Rebecca et Nat’ MacLeod.

Rappelant par moment la perfection d’un Malgré tout dans son alliance symbiotique du texte, de la construction et de l’image, Le port des marins perdus est de ces ouvrages que l’on veut choyer d’une belle place dans sa bibliothèque, que l’on parcourt ensuite avec l’amour de feuilleter ses superbes dessins  avec l’envie d’y replonger, un peu, juste ce qu’il faut entre le souvenir et le regard. Un album qu’il faut lire dans sa vie de lecteur.

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*****·BD·Un auteur...

Oleg

BD du mercredi
BD de Frederik Peeters
Atrabile (2020), 184p., One-shot.

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Coup de coeur! (1)mediatheque

C’est l’histoire d’un mec qui s’appelle Oleg. Il est dessinateur de BD le mec… C’est l’histoire d’un mec qui s’appelle Frederik. Il est aussi dessinateur BD… Oleg est Frederik, mais Frederik n’est pas Oleg. Ensemble ils partagent le quotidien d’un auteur, qui allie vie de famille et création, hyper-sensibilité sensorielle, observation du quotidien. Ils sont des spectateurs du monde qui nouent un partenariat entre une manifestation graphique de leurs pensées et influence du quotidien. Oleg ce n’est pas vraiment une autobiographie de Frederik Peeters mais c’est une autobiographie d’un auteur de BD…

Prix des libraires BD 2022, Oleg et Blanc Autour premiers en liceLe suisse Frederik Peeters (aucun rapport avec celui des Cités obscures) m’impressionne à chacune de ses sorties depuis ma découverte sur son OBNI Saccage paru en 2019 et qui m’avait totalement subjugué par la capacité à créer une forme de récit avec une liberté graphique propre au art-book. Il est question de la genèse de ce livre dans Oleg, forme de mise en abyme où l’on voit des croquis préparatoires et les réflexions de sa compagne ainsi que ses doutes propres sur ses envies, entre l’inspiration exigeante et le commercial grand public. Et on ne peut pas dire que Peeters vise la facilité, tant dans les sujets de ses projets que dans le style graphique qu’il adopte et qui pourra en rebuter… au premier aperçu. Car cet auteur est pour moi l’un des plus impressionnants dessinateurs du circuit, au sein des plus grands dont les planches ne nous choquent pas forcément au premier regard mais qui respirent une vérité immédiate. On dit souvent que Picasso a dû déstructurer son dessin après avoir atteint très jeune la perfection technique. C’est le cas de beaucoup de grands auteurs BD qui semblent chercher la difficulté, tels des Pratt, Giraud, ou Vivès. On ressent cette aisance chez Peeters et l’absence d’intrigue a proprement parler lui permet de donner libre court, non à un lâchage mais plutôt à un œil libre. Comme dans Saccageil s’astreignait à donner une structure narrative, un fil à ses explosions imaginaires, dans Oleg il utilise le récit du quotidien pour exprimer graphiquement des sensations: un éclat du soleil, un effleurement tactile, le son intermittent du nageur…

Oleg», ou Frederik Peeters entre imaginaire et quotidien - PressReaderEntre ces visions à la première personne, ce sont les relations interpersonnelles qui habillent notre lecture, d’un langage intelligent, référence, drôle. Car Peeters est aussi un excellent scénariste qui donne une justesse à ses personnages pourtant souvent caricaturaux. Cette famille simple, normale, est touchante. Ce père aimant, très amoureux de sa femme entrée dans un âge mur comme on dit. Elle doute, intégrée dans la norme sociale plus que lui, ermite de la table à dessin. On peut deviner un sacrifice professionnel de la femme pour que son compagnon n’ait pas à assumer des boulots plus dans le système. Ce n’est pas dit et aucun reproche n’est exprimé. L’amour est vrai, simple, quotidien, de petites attentions, d’un regard, d’une caresse. Oleg est presque agaçant à ne jamais s’énerver. Touchant de naïveté lorsque le racisme ordinaire lui saute au visage, agressant son moi le plus profond en suggérant sa participation à ces idées nauséabondes. On aime le voir partager sa passion du cinéma Frederik Peeters, auteur culte bientôt adapté au cinéma par Shyamalan, sort  une nouvelle BD, "Oleg"à sa grande fille, ces moments de complicité avec son ado qui se cherche. Il la titille sur ses copains-copines sans jamais être lourd. Ermite, il n’est pas asocial, s’astreignant à un partage en se rendant dans des établissements scolaires pour parler de BD… avant d’être rappelé rapidement à la médiocrité omniprésente de son temps. Si le dessin est simple et les dialogues nombreux, l’expressivité générale de cet album laisse sans voix. Chaque case, chaque mouvement des corps joue son rôle pour faire ressentir. Plus qu’une simple chronique de vie Frederik Peeters nous propose un ouvrage sensoriel qui traduit la magie du dessin, ce que l’on aime dans ces traits qui expriment le monde sans le copier. Un regard artistique et humain sur notre existence. Un superbe moment et une lecture obligatoire pour tout amoureux de BD.

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**·***·****·Manga·Nouveau !·Rapidos·Service Presse

Manga en vrac #19: Shangri-la frontier #1 – Eden #4 – 008:Apprenti espion #3

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  • Shangri-la  (Katarina-Fuji/Glénat) – 2021 série en cours, 1/5 tomes parus.

bsic journalismMerci aux éditions Glénat pour leur confiance.

couv_432073Sunraku est un hardcore gamer un peu particulier: il ne joue qu’à des « bouses », ces jeux buggés ou trop lourds qui font planter les serveurs des jeux en réseau. Lorsqu’on lui propose de s’essayer à Shangri-la, blockbuster des jeux massivement multi-joueurs, il est d’abord sceptique, avant de redécouvrir les plaisirs simples de la découverte d’un jeu fonctionnel et très bien conçu…

Digne représentant du sous-genre phare des Shonen, les Isekai, Shangri-la frontier est aussi un crossmedia puisque la scénariste est également autrice d’un roman participatif du même nom publié en ligne depuis 2018 et dont ce manga est l’adaptation. Assez peu friand de ce genre ciblé sur un public très particulier j’étais un peu inquiet et surpris du plan com’ important déployé par Glénat pour accompagner une de ses grosses sorties de septembre. A la lecture je reconnais que j’ai passé un très bon moment sur des dessins dans la moyenne haute qui mettent bien sur l’accent sur le chara-design et la fluidité des séquences d’action. Le gros avantage de ce manga c’est le fait de s’inscrire dans un jeu vidéo (où chacun trouvera ou pas des références selon sa culture propre de gamer) et donc de justifier tous les manichéismes et archétypes inhérents au média. Étonnamment on se prend au jeu de regarder le héros découvrir ce système de jeu, sur le même mode que la série française Bolchoi Arena, et s’il serait abusif de dire que l’intrigue nous happe, même totalement extérieur au monde des jeux vidéo on pourra apprécier cette série (au moins au démarrage) par un calibrage grand public qu’oublient trop souvent les Isekai…

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  • Eden, it’s an endless world #4 (Endo/Panini) – 1998/2021, 4/9 tomes parus (edition Perfect).

eden-perfect-4-paniniVous pouvez trouver mon billet de découverte.. et coup de cœur ici.

Après une entrée en matière aussi dantesque que les deux premiers volumes, le troisième entamait ensuite l’arc de la prostitution et des narcotrafiquants. Ce quatrième volume continue donc sur le même ton, à la fois très réaliste, cru parfois, mais assez éloigné des préoccupations SF avancées jusqu’ici. Une sorte d’intermède alors que la mère d’Elijah et l’escouade de Nazarbaïev sont convalescents. C’est donc l’occasion pour l’auteur d’approfondir son regard sur une société violente où ceux qui ne veulent pas être des agneaux sacrifiés décident d’intégrer des meutes, de mafieux, de prostituées, de miliciens,… L’intrigue tourne donc autour d’Helena après son agression par le mafieux Perdo. Confirmant son refus obstiné du manichéisme, Hiroki Endo va ainsi nous raconter comment cet affreux salopard en est arrivé là, comment la drogue pousse des mères à vendre leurs enfants, comment certains ne veulent tout simplement pas être sauvés. Et s’il faut le reconnaître, ce volume est beaucoup plus posé et moins prenant que les précédents, la série n’en perd pas sa force qui réside dans une complexité de tous les instants interdisant le lecteur à pouvoir anticiper quoi que ce soit tant les pulsions humaines poussent tous ces protagonistes dans leurs actions. On ne peux pas parler de pessimisme mais plutôt d’un réalisme froid tant dans la représentation des copulations en maison close que dans les assassinats qui sont légion… Alors qu’on découvre enfin Enoia Ballard, on profite de cette relative accalmie comme un reportage sombre sur les bas-fonds de l’âme humaine et des bas-fonds des grandes villes. En retenant notre respiration pour le prochain tome qui sera sans aucun doute un nouveau choc!

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  • 008: Apprenti espion #3 (Matsuena/Kurokawa) – (2018) 2021 série en cours, 3/14 volumes parus.

Manga - Manhwa - 008 Apprenti Espion Vol.3En revenant dans le lycée on s’attend à découvrir les différents professeurs découverts au volume précédent, tous plus délirants les uns que les autres. Le volume remplit partiellement cet office puisque après un cours avec la prof de guerre psychologique (comprendre: utilisation des charmes féminins pour déstabiliser l’adversaire) on va trouver Eight et ses amis affronter quelques épreuves et partir en mission sur le terrain avec l’un des prof. Si le tome ne tombe pas dans la douleur du second volume, on comprend pourtant que la gestion du second degré reste difficile (puisqu’il faut tenir une série au long cours) et l’articulation entre fan-service, humour et intrigue-action reste laborieuse. Quelques séquences rigolotes, quelques personnages sexy ou bad-ass… et c’est à peu près tout. On a décidément du mal à s’intéresser à cet anti-héros et si précédemment les actions d’éclat de la ninja à forte poitrine permettait de rester dans la course, on finit par se lasser d’attendre quelque chose qui nous décroche un peu la mâchoire. Pour ma part je pense m’arrêter là. Les adolescents pré-pubères (japonais si possibles…) pourront trouver quelque intérêt mais au regard de la concurrence pléthorique, cet agent 008 reste tout de même très faible…

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BD·C'est lundi...·Comics·Manga

C’est lundi, que lisez-vous? #161

septembre 2019

Ce rendez-vous a été initié par Galléane et son principe est de répondre aux trois questions:

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?
 

1. Qu’ai-je lu les semaines passées ?

couv_431645eden-perfect-4-paninicouv_432073

couv_281923Manga - Manhwa - 008 Apprenti Espion Vol.3

2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

3. Que vais-je lire ensuite ?

Manga - The Cave Kingcouv-variante-red-hood-carte-3

Salut les BDvores!

Ma semaine a été occupée par deux très gros chocs que sont Oleg, one-shot du phénoménal Frederik Peeters (billet mercredi) et Le port des marins perdus du duo italien derrière la très sympathique série jeunesse Violette autour du monde (Trouvaille dès vendredi). Le second est sorti il y a pas mal d’années et avait fait son petit effet parmi les critiques. Personnellement j’irai au-delà en proclamant un vrai chef d’œuvre tout à fait marquant, de ces gros volumes qui restent en mémoire longtemps et font oublier pas mal d’albums qui font l’actualité. Pour Oleg c’est plus récent (en attendant, déjà, un nouvel album de Peeters en octobre) mais la confirmation définitive du statut tout à fait à part de cet auteur qui se hisse dans le hall of fame des plus grands.

Vue la pagination des deux, le reste a été plus calme, avec tout de même le troisième Robilar qui confirme enfin ce qu’on attendait depuis dès le premier tome., un troisième Eden un peu plus calme que le démarrage, la grosse nouveauté Glénat Shangri-la Frontier est une très surprenante réussite et malheureusement un Agent 008 qui après trois tomes ne parvient pas à dépasser le statut de seul fan-service…

Pour la suite je vais reprendre Alma dont le premier tome m’est totalement sorti de la tête mais qui m’avait beaucoup plus. Également un manga récent inspiré par Minecraft qui pourrait être sympa et Autopsie d’un imposteur dont je ne sais à peu près rien mais qui m’a bien attiré graphiquement. Sans oublier les Trois jokers que j’attends depuis quelques temps chez le toujours bon Black label d’Urban…
 
Passez une excellente semaine et n’oubliez pas de partager vos bonnes pioches!