BD·Mercredi BD·Nouveau !·Service Presse

Ava Granger #1

BD du mercredi
BD de Isabelle Mercier et Riccardo Colosimo
Editions du long bec (2018), 54 p. série en cours.

Merci aux éditions du Long Bec pour cette découverte.

Couv_350953Pour son nouvel album, l’éditeur alsacien lance l’italien Riccardo Colosimo dans sa première publication BD et l’on peut dire que son style radical ne laissera pas indifférent… La maquette de l’album et l’illustration de couverture sont très pro même si cette dernière aurait pu être plus accrocheuse. L’album se termine sur une ouverture laissant la place à une éventuelle suite en cas de succès des ventes. Je note un unique problème, malheureusement sur la dernière planche, avec un zoom malvenu qui laisse apparaître les traits en escalier d’une mauvaise définition des deux dernières cases. On mettra ça sur l’inexpérience du dessinateur.

Ava granger est détective privée. Pas du type barbouze, plutôt dans le genre militant de la cause environnementale. Lorsqu’elle assiste à des meurtres mafieux elle est sauvée in extremis par un mystérieux colosse qui semble particulièrement efficace pour éliminer les gangsters qui essayent de leur faire la peau. S’engage une fuite où les plus en danger ne sont pas ceux que l’on croit…

Résultat de recherche d'images pour "ava granger colosimo"La couverture de cet album m’a interpellé et grâce à mon nouveau partenariat avec les Editions du Long Bec j’ai pu découvrir ma première BD cubiste! L’illustrateur italien Ricardo Colosimo nous livre avec cet album quelque chose de jamais vu. Si des dessinateurs se sont déjà expérimentés à de l’impressionnisme en BD (souvent sur des albums traitant de la peinture) comme Smudja ou plus récemment Oriol avec son très réussi Natures mortes, je n’avais jamais vu une telle originalité graphique au service d’une BD de genre, le polar seventies mafieux. Ce qui j’ai vu de plus proche est Low, dessiné par le brésilien Tocchini qui allait aussi loin dans l’exploration graphique extrême… mais devenait de moins en moins lisible. L’utilisation de plats peut également rappeler le travail de Montllo sur Warship Jolly Rogers (un brésilien, un espagnol… je dis ça je dis rien!). Comme ce dernier, Colosimo parvient à garder une totale lisibilité des cases grâce à une très grande maîtrise technique et une finesse du dessin que l’on devine sur certains arrière-plans et sur la physionomie des visages, tous très caractérisés. Comme on le dit souvent, seul un très bon dessinateur peut se permettre d’explorer l’explosion graphique, c’est le cas ici. Sur des tonalités improbables de jaune, orange et bleu-violet, avec des traits semblant venir de couteaux à peinture il conserve une profondeur de champ, un détail des décors et une gestion du mouvement proprement fascinants (comme ce lancer de balle jamais vu en BD…). Le tout donne une ambiance incroyable que certains pourront trouver artificielle, mais le fait est qu’artistiquement on est dans le très haut niveau et le pari (risqué) est réussi.

Résultat de recherche d'images pour "ava granger colosimo"Et l’intrigue dans tout ça? C’est souvent le risque avec ce type de parti-pris expérimental. Heureusement le dessinateur n’est pas seul et a une scénariste relativement expérimentée pour cadrer le tout dans une intrigue à la fois simple, gratifiante en flattant l’imaginaire cinématographique du lecteur et étonnamment grand public. Ainsi l’histoire n’est pas à tiroirs mais se résume en une fuite des deux héros (réussis à la fois dans leur écriture et leur dessin) devant les vagues de mafieux envoyés les dessouder. A côté de cela l’enquête policière avance lentement avec deux poulets pas pressés d’aller farfouiller dans ce qui ressemble à une guerre des gangues. Si Ava Granger est un peu en retrait, le personnage le plus chouette est cet indien Navajo, sorte de Rambo moderne et aussi malin que beau gosse, autour de qui tout tourne. A se demander pourquoi il ne donne pas son nom à la série… Les archétypes 70’s sont là, à base de rouflaquettes, communautés hippies et voitures à la longueur infinie. On retrouve un peu l’esprit du chef d’oeuvre 2018 Il faut flinguer Ramirez avec un vrai gros plaisir de lecture, pour peu que l’on accroche au dessin. ET preuve de la volonté évidente d’aider le lecteur dans le suivi de l’histoire, Isabelle Mercier a ajouté des cases de narration qui nous rapprochent également du format polar. Ce n’était pas indispensable mais ajoute de la couleur de genre à une BD qui le respire.

Avec une intrigue qui n’ambitionne pas de révolutionner le genre mais assure le spectacle, notamment niveau action, et un dessin particulier mais terriblement lumineux et fascinant, Ava Granger est une belle réussite qui ressemble plus à l’expérimentation de vieux routier de la BD qu’à un premier album. Une des très très bonnes surprises de ce début d’année et peut-être l’une des BD (déjà?)  majeure de l’année qui commence.

Résultat de recherche d'images pour "riccardo colosimo bd"

note-calvin1note-calvin1note-calvin1note-calvin1

Achetez-le badge-cml

Publicités
Comics·East & West·Nouveau !·Service Presse

Hoplitea

esat-west

BD de Laurent Arthaud et Patrice Martinez,
Northstar comics (2016-…), 152 p., 2 volumes parus, série en cours.

Merci aux éditions Northstar pour cette découverte.

couv3D_Hop2-600x600Hoplitea est un comic semi-pro dont l’histoire éditoriale a commencé par un financement participatif et la publication par épisodes, avant d’être publié en recueil par l’éditeur associatif Northstar. Le travail éditorial est sérieux et comporte une galerie de couvertures alternatives, un carnet de croquis, des fiches personnages et un texte de notes d’intention du scénariste en fin de chapitres ainsi qu’une préface. Un petit historique de production aurait pu être intéressant également.

Hoplitéa, la lionne de Sparte est une guerrière immortelle descendant des dieux grecs de la guerre Arès et Athéna.Au sein d’équipes de super-héros européens elle va affronter des menaces qui cherchent à prendre le contrôle du monde…

Résultat de recherche d'images pour "hoplitea marti"Avec les comics de super-héros il ne faut pas craindre le kitsch. Depuis l’origine et encore aujourd’hui les plus grands héros américains portent encore souvent le slip et des costumes objectivement ridicules. Une fois accepté cela on peut replacer cette création originale vaguement nationaliste pour ce qu’elle est et apprécier l’engagement et la passion des auteurs à proposer une BD de super-héros qui reprenne les codes du genre en les transposant à la sauce européenne. Et c’est cela la première originalité d’Hoplitéa, celle d’aller piocher les noms, costumes et pouvoirs des héros dans la mythologie et imaginaire français et européen. Les américains ont Captain america, les européens ont Star1,… Les pouvoirs et concepts de personnages (les auteurs semblent en avoir un bon paquet en stock) sont loin d’un simple repompage de héros existant chez Marvel/DC, ce qui illustre une véritable recherche d’originalité.

L’autre réussite des deux albums repose sur l’acceptation des drames et l’importance des méchants. Le scénariste sait qu’une bonne histoire doit comporter un bon méchant et s’y atèle en n’hésitant pas à tuer des personnages à rythme régulier, chose rare dans les histoires de super-héros. Du coup l’intensité monte d’un cran et accroche le lecteur dans des intrigues relativement différentes entre le tome 1 et le 2, mais toujours autour d’une conspiration maléfique pour éliminer les héros et prendre le pouvoir sur la Terre.

Résultat de recherche d'images pour "hoplitea marti"J’ai été surpris par la différence entre un premier album assez mythologique (l’antagoniste est Achiclès, dieu olympien ayant les caractères d’Achile et d’Heraclès) avec un style graphique proche du manga, et un second bien plus technologique et français (autour du royaume astral, Roncevaux et Milady de Winter) dont le dessin s’oriente vers les canons du comic… avec, je dois le dire une petite dégradation de qualité du dessin. Sur ce plan, si le design général est très réussi, le dessin est très inégal, proposant par moment de superbes pages où visages et anatomies sont très propres, quand deux cases plus loin l’on trouve d’assez grosses lacunes techniques. Résultat de recherche d'images pour "hoplitea marti"Je rappelle qu’il s’agit d’une BD non professionnelle et très clairement certains comics du Big Two ne font pas mieux graphiquement. Personnellement je préfère le style du premier tome qui me semble mieux maîtrisé, peut-être car moins exigeant techniquement. On sent néanmoins un travail et une progression qui peuvent donner de très beaux résultats d’ici quelques temps.

Je reconnais que le les premières pages m’ont moyennement engagé (je suis très exigeant sur le dessin) et ai été progressivement conquis par une histoire et une construction générale d’univers et d’intrigue vraiment bien faits. Pas de soucis de ce côté là pour la suite (un tome 3 est annoncé), c’est très rafraîchissant et avec un peu de travail le côté inégal du dessin (notamment sur les arrière-plans un peu plats) devrait être corrigé. Je souhaite en tout cas plein de choses à des auteurs courageux qui proposent une idée résolument novatrice dans un genre archi-codé.

note-calvin1note-calvin1note-calvin1

Achetez-le badge-cml

Cinéma·Graphismes

Bilan ciné de 2018

Comme on est dans les bilan et que dès le début j’avais envisagé ce blog comme traitant de tout ce qui était graphique, tout média confondu, je vais faire un petit retour ciné sur les films qui m’ont paru le plus visuellement intéressants de l’année passée (pas forcément les meilleurs films de l’année):

https://i2.wp.com/fr.web.img5.acsta.net/c_215_290/pictures/18/02/14/09/15/3437390.jpg

Depuis quelques temps l’ami Steven aime à faire joujou avec les outils numériques, sans aucune honte à proposer un jeu vidéo en salle de cinéma. Du coup, comme il sait un peu faire des films on ne s’ennuie pas une seconde et il se permet en outre de poser pas mal de références plus qu’explicites à des films d’animation ou de cinéma, de Gundam à Shinning, avec une séquence entière totalement insérée dans le film de Kubrick. Ca reste un film pour ado, pas le plus intéressant ni novateur du siècle mais visuellement totalement ébouriffant.. pour peu que l’on ne soit pas un habitué des jeux vidéo dernière génération qui sont tout aussi jolis et souvent bien mieux écrits… Le serpent qui se mord la queue?

Résultat de recherche d'images pour "revenge film"

Un premier film, de genre, très graphique, on en a eu plein en France, pas toujours réussis et rarement suivis par autre chose. La bande-annonce m’a plu, les images surtout et j’aime bien ces histoires simples de vengeance brutale en pleine nature. Il ressort du film un étonnant faux-rythme, une image saturée dans des paysages magnifiques et un travail radical (sur le sang par exemple) que l’on ne trouve que dans des premiers films. Ça se laisse franchement regarder, ça n’a pas plus d’ambition que celle d’une bonne série B et c’est très joli.

Résultat de recherche d'images pour "avengers infinity"

Que dire de ce coup de poing à l’estomac, de ce quasi acmé super-héroïque? Vous l’avez tous vu, comme Avatar en son temps… sauf que c’est finalement vachement mieux qu’Avatar! Alors paradoxalement, si je l’aurais aisément mis dans mon top des films de l’année, graphiquement ce n’est pas le plus réussi du Marvel cinematographic universe. On reste dans des canons très hauts, très colorés aussi, avec quelques illuminations visuelles et très peu de fautes techniques pour un film avec autant de plans synthétiques. La réussite du film est plus thématique (le méchant!!!!!) que visuelle, mais bon, c’est trop tard, il est sur ce billet et il y reste, voilà!

Spider-Man : New Generation

Vu juste après Asterix qui m’avait déjà bien claqué la rétine, j’ai eu la désagréable impression de voir le film en 3D sans lunettes à cause de cet effet de flou qui semble être au final volontaire. Dommage car sinon c’est l’un des objets animés les plus inventifs et gonflés que j’ai vu, un patchwork de culture urbaine du graph, de la BD de papa et de l’image de synthèse classique agglomérés comme une synthèse absolue de BD sur écran… C’est juste superbe, dérangeant visuellement et en plus très sympathique (et drôle)  question scénario. L’un des films de l’année certainement et l’un des meilleurs films de super-héros sortis au cinéma. Et last but not least, aucune nécessité de connaître l’univers de Spidey pour apprécier le film.

Résultat de recherche d'images pour "asterix et al potion magique"

Le précédent Asterix par Astier était déjà très joli mais sincèrement je pense que personne n’attendait ce film sur le plan visuel. Or c’est sa principale force en proposant quelque chose à la fois totalement fidèle au dessin d’Uderzo et vraiment très beau. Ça fait parfois penser à la saga Dragons (dont le 2 était également magnifique) et ça montre que les français savent totalement rivaliser visuellement avec les grosses prod’ d’outre-atlantique.

Résultat de recherche d'images pour "annihilation film"

Sans doute trop ambitieux et un peu pédant, le scénario n’arrive que peu à décrocher, mais l’ambiance visuelle de cet univers corrompu par la couleur est vraiment original. On pense par moment à des films de Gilliam ou de Tarsem dans un espèce de délire graphique. Ça n’a pas beaucoup d’autre vertu que son imaginaire graphique mais ça peut valoir le coup pour cela tout de même, . La critique est ici.

Résultat de recherche d'images pour "crimes de grindelwald"

Pour finir, la suite de la très grande réussite visuelle Les Animaux fantastiques… tout aussi réussie visuellement (bien que résolument plus sombre, comme une dramatique obligation à suivre l’assombrissement de la saga Potter?) mais franchement galère niveau scénario. Le drame des épisodes 2 (sauf que l’Empire contre-attaque mais bon…). J’adore toujours autant ce design rétro et l’imagination (mention spéciale aux séquences parisiennes et aux animaux pas assez présents) et si c’est un peu long ça reste vraiment très joli. Il faudra juste expliquer un jour aux réalisateurs que plus l’image est sombre moins on la voit à l’écran… je dis ça je dis rien…

A propos...

Top 2018, le détail

Comme je suis très bavard le détail de mes BD préférées 2018 n’a pas été évoqué dans mon bilan de l’année (… et c’est tant mieux car il n’y a rien de pire qu’un article trop touffu). L’exemple de mes confrères de blog m’a donné envie de vous présenter une sélection par catégories, non seulement BD/Manga/Comics mais aussi dessin, scénario, design général, édition etc. Une manière de préciser mes notations qui restent une synthèse pour chaque billet. J’avais prévu de choisir un album dans chaque catégorie mais c’est trop dur… Allez hop, c’est parti:

  • Meilleur scénario:

Résultat de recherche d'images pour "black monday murders"Résultat de recherche d'images pour "ajin 12"Résultat de recherche d'images pour "il faut flinguer ramirez"

  • Meilleur dessin:

Résultat de recherche d'images pour "ira dei 2"Résultat de recherche d'images pour "guarani bd"Résultat de recherche d'images pour "batman white knight"Résultat de recherche d'images pour "texas jack bd"Résultat de recherche d'images pour "wallman manga"

 

  • Meilleure édition:

Résultat de recherche d'images pour "le sang des cerises journal"Emma G. WildfordCouverture de Nils -3- L'Arbre de vie

 

  • Meilleur design:

Résultat de recherche d'images pour "il faut flinguer ramirez"Résultat de recherche d'images pour "la mille et unième nuit"Couverture de Azimut (Lupano/Andréae) -4- Nuées noires, voile blancCouverture de Renato Jones -2- Saison deux : Freelance

 

  • Les plus originales:

Résultat de recherche d'images pour "black monday murders"Résultat de recherche d'images pour "essence bd"Couverture de Freaks' Squeele - Funérailles -5- Bring the kids home

 

  • Meilleure surprise:

Résultat de recherche d'images pour "la mille et unième nuit"Couverture de Nick Fury (100% Marvel - 2018) - Le Train des assassins

 

  • Plus grosse déception:

Résultat de recherche d'images pour "batman métal 3"Résultat de recherche d'images pour "bluebell woods sorel"Résultat de recherche d'images pour "low 4 remender"Résultat de recherche d'images pour "le coeur des amazones"

 

  • Le coup de poing:

Résultat de recherche d'images pour "innocent manga"

 

  • Le plus délire:

Résultat de recherche d'images pour "skybourne"Résultat de recherche d'images pour "shirtless bear fighter"Résultat de recherche d'images pour "riverdale presente betty et"Résultat de recherche d'images pour "mondo reverso"

 

  • Meilleure BD:

Résultat de recherche d'images pour "il faut flinguer ramirez"Résultat de recherche d'images pour "guarani bd"

  • Meilleur comic:

Résultat de recherche d'images pour "batman white knight"

  • Meilleur manga:

Ajin - Tome 12

 

  • Découvertes de l’année:

Ajin - Tome 12Résultat de recherche d'images pour "radiant manga" Résultat de recherche d'images pour "black monday murders"Résultat de recherche d'images pour "shadowman integrale"Résultat de recherche d'images pour "blue note bd"

BD·Mercredi BD·Rétro

Cowboys on horses without wings

BD du mercredi
Freak’s Squeele : Funerailles #3
BD de Florent Maudoux
Ankama (2016), 81 p. 5 volumes parus.

Couv_291301

Rien à redire sur la thématique graphique des couleurs, la maquette, tout est formidable, soigné, maîtrisé par l’auteur qui se fait toujours autant plaisir à proposer de beaux objets. En fin d’album un cahier revenant sur les inspirations de la série est proposé, qui éclairera les lecteurs en manque de références. Je noterais simplement à l’usage que finalement le format comics est un peu étroit pour la force des encrages de Maudoux (surtout avec les fonds de page noirs) et qu’Ankama pourrait envisager une fois la série terminée des versions grand format. Ce tome marque la fin du premier arc (sur trois à priori) « Shonen » et est suivi d’un arc « Shojo« .

La guerre civile se met en place, entre Psamatée de la Mantis qui a pris le contrôle du clan de l’Araignée et du Conseil et une résistance qui voit en Pretorius l’héritier de son père, seul à même de redonner la vertu à la république de Rem. L’armée se trouve au cœur de ce conflit à venir et les allégeances se révèlent alors que les deux frères se retrouvent enfin…

Résultat de recherche d'images pour "funerailles maudoux tome 3 cowboys"Funerailles est une série particulière, à la fois grand public et très personnelle, reflet d’un auteur qui mets ses tripes, ses passions, ses réflexions dans des albums parfois risqués. C’est sans doute la seule raison pour laquelle un auteur d’un tel niveau graphique n’apparaît pas dans les top des ventes de BD. Pourtant, si Freak’s Squeele était destiné à un public Young Adult et gavé de références télé qui pouvait restreindre l’audience, sa série dérivée a tout du blockbuster: un socle mythologique romain, une guerre, des conspiration, des nichons et un zeste de fantastique,…

Cet album marque une accélération dans l’intrigue avec la résolution de quelques drames installés au premier volume. La famille du héros Spartacus est réunie et rentre en clandestinité pour contrer la menace qui menace les fondations de la République. Résultat de recherche d'images pour "funerailles maudoux tome 3"Le concept de cyclopes est révélé aux lecteurs de même que le fonctionnement des armures directement issues du manga Saint-Seya (référence totalement assumée et détaillée dans le cahier annexe). C’est d’ailleurs l’utilisation non filtrée de ses références par Florent Maudoux qui peut le plus perturber: si la majorité des auteurs digèrent leur culture personnelle pour la réutiliser plus ou moins à bon escient, ici le dessinateur assume sa Bible sans fard, il transpose les chevaliers et leurs armures dans son univers, il insère très explicitement la République romaine dans un univers techno-fantasy et agence sans complexe des armées de dark fantasy, de la technologie rétro-futuriste et l’esprit de caserne des films sur le Vietnam. Cela ajouté à des personnages toujours du côté des Freaks (bien plus que dans la série mère où ce terme s’appliquait plus à des super-héros) et un refus des canons esthétiques  classiques (même si la mère et le fils sont des incarnations de l’idéal physique), ce qui sort du shaker est une création qui ne ressemble à nulle autre.

L’aspect sombre (très sombre) des thématiques mais aussi du graphisme est également un parti pris. Les planches sont bien plus poussées que dans Freak’s Squeele avec une gestion de la colorisation et de différentes techniques impressionnante. Maudoux est seul maître à bord et se laisse aller à des expérimentations comme ces séquences de combats de gladiateurs où les cases basculent en noir et blanc tramé (rappel des inspirations manga de son style), rupture visuelle totale et réussie. Résultat de recherche d'images pour "funerailles maudoux tome 3"Le design de l’univers est plein de goût et les maisons seigneuriales issues de l’univers des insectes. C’est glauque à souhait mais diablement esthétique.

Ce troisième volume n’est ni plus ni moins réussi que les autres, simplement il semble adopter une trame scénaristique plus linéaire, ce qui fluidifie la lecture et permet de se concentrer sur les détails des dessins. Mon grand regret est (je l’ai dit en préambule) que le dessin est trop détaillé pour un tel format et que l’on doit se rapprocher des pages en pleine lumière (ne faites pas l’erreur de lire dans la pénombre, vous rateriez beaucoup) pour apprécier le talent de l’auteur. Mais si vous aimez les dessins encrés, les filles sexy, l’action virile et les combats en armures magiques, les conspirations entre familles nobles… qu’attendez-vous, vous n’en êtes encore qu’au tome 3?

note-calvin1note-calvin1note-calvin1note-calvin1

Achetez-le badge-cml

BD

La couv de l’année – 2018

Très rare que je reblog mais j’aime bien ce vote sur les couvertures!

SambaBD

la couverture du mois : dernière

Nous voilà avec 12 couvertures en lice pour la grande finale. 11 de ces couvertures sont issues des votes de l’année écoulée. La douzième a été repêchée par nos soins.

Il s’agit donc maintenant de désigner quelle sera « la couv du mois de l’année » qui remportera l’honorifique Samb’Or 2018 de la plus belle couverture. C’est pas rien quand même !

Tous au vote ! Partagez, diffusez, votez et battez-vous pour votre couverture favorite !

sambor_couverture-4296fb6.3

Voir l’article original 38 mots de plus

BD·C'est lundi...·Comics·Manga

C’est lundi, que lisez-vous? #34

Ce rendez-vous a été initié par Galléane et son principe est de répondre aux trois questions:

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?
Cliquez sur les vignettes pour aller sur la critique quand il y en a une.

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

Red Sonja : l'autre mondeRésultat de recherche d'images pour "hoplitea"Couverture de Saint-Barthélemy - Tome INTCouverture de Jupiter's Legacy -1- Lutte de pouvoirsCouverture de Jupiter's Legacy -2- Soulèvement

2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

Mickey et l'océan perduCouverture de Ninjak -4- Le Siège de King's Castle

Croisade des Innocents

3. Que vais-je lire ensuite ?

Couverture de Freaks' Squeele - Funérailles -5- Bring the kids homeCouverture de Sun-Ken Rock -INT12- Volumes 23 & 24Couverture de Sun-Ken Rock -25- Tome 25

Quelques albums qui me faisaient très envie depuis longtemps: la série Funerailles de Florent Maudoux (grâce notamment à mon nouveau partenariat avec les éditions Ankama) et le Mickey Steampunk sorti à l’automne. Côté comics je galère un peu sur les Valiant, notamment sur Bloodshot étant donné mon retard pour pouvoir enchaîner la suite de Salvation… Je termine Ninjak mais ça ira mieux après!

Et vous? qu’avez-vous découvert? Vos coups de cœur et trouvailles, ça m’intéresse!