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BD en vrac #19: Le moine mort – Ira Dei 4 – Jylland

La BD!

Salut les bdvores! Fournée de BD médiévales aujourd’hui, avec deux dessinateurs très graphiques et une découverte en terre viking.

  • Le moine mort #1 (Morvan-ScieTronc/Glénat) – 2021, 48p., série en cours.

badge numeriqueJe suis de plus en plus difficile avec Jean-David Morvan… comme avec tous les autres très bons scénaristes devenus plus solo-éditeurs que créateurs en perdant de vue le travail de préparation et de sélection de ce qu’est un bon album et en croyant pouvoir être sur tous les fronts. Quand on dit auteur prolifique ce n’est pas toujours en bien. Morvan aligne les projets personnels en mettant le pied à l’étrier à de jeunes auteurs et c’est tout à son honneur. Mais défricher les talents n’exige pas forcément d’aligner les scénarii sur ses épaules au risque de se noyer et de perdre en qualité… Bref, admettre des erreurs chez des primo scénaristes c’est normal quand on chronique un album. Chez un vétéran il n’y a pas d’excuse à proposer une simple introduction, si belles soit elle, sur un album entier au prix où sont aujourd’hui les BD. Surtout, la place et le confort doivent être justifiés par une progression narrative. Ce qui manque clairement à ce premier tome du Moine mort!

Le récit prend la forme désormais classique du narrateur monastique modèle Le Nome de la rose qui témoigne de la croisade fondamentaliste d’une Église imaginaire mais bien inspirée du pire de notre Histoire. Sous des pinceaux réellement inspirés du jeune ScieTronc (qui avait déjà impressionné sur le premier Boris Vian, déjà scénarisé par Morvan), on en restera donc là après 48 pages où l’on ne fait que découvrir l’univers tout en architectures et contre-plongées visiblement inspiré par les dessins du Piranese (qui donne son nom au héros). C’est beau mais c’est maigre. C’est vraiment dommage car graphiquement l’univers mis en place accroche réellement notre intérêt en s’appuyant peut-être sur le design semi-historique de la série Game of Thrones, mais surtout sur un sens du cadrage qui permet de donner un cachet fou à la plupart des cases. Il n’aurait fallu que quelques séquences de plus pour semer l’envie de découverte au lieu de quoi l’effet retombe un peu comme un soufflet en oubliant l’envie. Difficile donc de se prononcer sur une série pas vraiment commencée. Il faudra donc attendre le second tome pour se faire réellement un avis.

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  • Ira Dei #4:  mon nom est Tancred (Brugeas-Toulhoat/Dargaud) – 2021, 54p., 2 cycles parus.

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Alors que le Strategos Maniakès revient sur le terrain les dissensions continuent entre les différents chefs mercenaires alors que le moine revient assisté d’un sicaire dont la cible reste mystérieuse…

Toujours compliqué de rester objectif lorsque j’ai entre les mains un album du duo Brugeas-Toulhoat qui propose toujours un niveau de réalisation très professionnel. C’est tout leur mérite quand on repense à la complexité du contexte et de l’intrigue qui évite toute linéarité. Avec ma formation d’historien j’imagine la difficulté d’appréhension de cette histoire de stratégie médiévale pour un lecteur qui n’aurait pas les références historiques. On peut prendre cela comme de la fantasy 100% imaginaires mais ça reste assez ardu. Reste donc une écriture tout à fait fluide et surtout ces planches explosives que seul Ronan Toulhoat propose parmi les dessinateurs réalistes actuels! En héritier de Lauffray, son plaisir du dessin se transmet dans des découpages toujours originaux, libres, rageurs, dont on ne se lasse pas. La finesse des détails et des décors habillent un encrage sauvage qui ne donne qu’une envie, continuer à savourer ses albums quoi qu’ils traitent! Si la stratégie machiavélique ravira les amateurs, le déroulement de ce tome reste un peu chaotique en ballotant le lecteur qui ne sait pas trop pourquoi on nous présente telle scène et pourquoi tel personnage disparaît soudain. Ce volume manque un peu de continuité, ce qui participe à l’inconfort sans doute recherché. La conclusion anticipée de la série a probablement joué également pour précipiter une fin un peu au milieu du gué qui ne résout vraiment rien. On sort ainsi de ces deux cycles (qu’il vaut mieux voir comme une vraie quadrilogie tant les quatre albums sont liés) vaguement déçu avec l’impression d’avoir participé par une fenêtre à une séquence historique sans début et sans fin. Un peu frustrant même si la qualité de ces albums restent dans le haut du panier en matière de bd médiévale.

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  • Jylland #1: Magnulv le bon (De Roover-Klosin/Anspach) – 2021, 44p., série prévue en 4 tomes.

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bsic journalismMerci aux éditions Anspach pour cette découverte.

Dans un thème très à la mode (appuyé sur des séries TV à succès), Jylland nous propose une nouvelle incursion dans l’univers des vikings, peuple qui ne cesse de fasciner les créateurs. Pour ses débuts en BD le polonais autodidacte Przemyslaw Klosin propose des planches sacrément pro. Si les couleurs n’arrangent pas forcément un dessin classique mais parcouru de visages très caractérisée, l’ensemble ne souffre pas de défauts majeurs dans une technique tout à fait remarquable. Ainsi le personnage principal, un machiavel à tresses, fils d’un roi viking mourant qui a choisi d’adopter la religion catholique et de renoncer aux coutumes du northland, imprime sa marque par une trogne brutale sans être caricaturale.  Si les autres personnages se distinguent surtout par leur coiffure (qui peut du coup prêter à confusion entre deux personnages), on sent un effort d’identification sur les rôles.

L’originalité de ce premier tome est donc le traitement de la christianisation pour ce peuple attaché aux traditions. L’itinéraire de ce second fils revanchard fait se rejoindre la jalousie familiale et le rejet de la nouvelle religion pacifique. Le scénariste lance des pistes intéressantes sur la sédentarisation et le passage de ce peuple de pilleur à un peuple commerçant, qui sera peut-être développé dans la suite de l’histoire. D’une lecture agréable, ce premier Jylland est donc une plutôt bonne surprise qui parvient à nous intéresser dans un océan d’albums sur les navigateurs de drakkars.

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Coda Omnibus (avis 2)

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Devant la masse de nos lectures nous nous efforçons avec Dahaka de ne pas doubler nos avis sur les mêmes albums. Lorsque cela se présente soit nous publions un billet à quatre mains soit un second avis rapide qui complète dans le même billet.

Cet album et cette lecture sont cependant suffisamment marquants et particuliers pour justifier un « reblog » que je vais m’efforcer de faire bref. Mais je tenais à vous faire part des multiples émotions et impressions qui m’ont parcouru lors de cette aventure décidément à nulle autre pareil! Le premier billet (de Dahaka donc) est visible ici.

Au premier abord (graphique) je reconnais que j’ai eu du mal à entrer dans cet univers déglingos dont l’effet foutraque est renforcé par la mode décidément tenace de l’autre côté de l’Atlantique à coloriser en mode rétro les planches de comics. Les grands aplats de couleurs criardes nous remémorent les glorieuses heures des Blueberry ou Asterix. On a fait du chemin depuis et ce type de colo me gâche souvent le plaisir, même avec de très grande dessinateurs. Bergara est-il un grand dessinateur? Je ne saurais le dire très franchement, tant il propose tout autant un gros bordel parfois niveau maternelle que de magistrales pages d’une minutie folle. De la technique il en a quand on voit la cohérence de ce bordel. S’il y a une certaine originalité classique dans le design de cette féerie post-apo, ne j’ai pas été marqué hormis par une certaine démesure assez rare et très puissante.

Mais c’est bien le récit et le ton, tout à fait originaux et d’une immense sensibilité, qui m’ont perturbé. Le héros est un barde et le poids de ses récits est imposant, occupant parfois un peu trop l’attention pour pouvoir déchiffrer les pages que l’on a sous les yeux. Il faut prendre le temps dans la lecture des douze chapitres de CODA pour endurer les moments obscures, ultra-verbeux, car tout est cohérent et construit. La mise en abyme du barde narrant la geste de sa dulcinée et de ce monde mort s’installe lentement et atteint sa force sur la fin. De même sur le propos: non il ne s’agit pas du récit épique d’un chevalier avec sa licorne foutraque (celle-ci est bien moins centrale qu’attendu) mais bien d’une grande histoire d’amour passionnée et impossible. Le cœur de l’intrigue (enrobé par un machiavélique plan manipulatoire) est la passion entre ce héros vaguement dépressif et sa femme… particulière: elle est un guerrier berserk d’une race créée par les seigneurs des ténèbres avant leur victoire préambule! On est au-delà de l’effet « bad-ass » puisque cette héroïne d’une grande tendresse avec son « époux » est une combattante à peu près invincible mais dépendante de pulsions naturelles la poussant vers la destruction. Un chéri dépressif disais-je, une chérie bipolaire, cet attelage m’a fait penser au très réussi Mister Miracle qui mettait en scène un héros central mais impuissant et sa chérie Big Barda indestructible.

Soufflant le chaud et le froid, cette grosse épopée regorge de références, de sous-texte, d’un humour second degré très fin et procure de vraies émotions. Pas si souvent en BD! Il est peu probable que vous vous y sentiez en terrain connu et elle mérite franchement de sortir de sa zone de confort pour apprécier une sacrée œuvre d’un auteur, Simon Spurrier qui m’avait déjà franchement impressionné par son écriture et son iconoclasme dans le récent Alienated, rappelant la richesse d’un autre grand, Rick Remender.

**·BD

Les Chroniques d’Under York #3: Confrontations

La BD!

Troisième tome de la série écrite par Sylvain Runberg et dessinée par Mirka Andolfo. Parution le 08/07/2020 aux éditions Glénat.

Un ver dans la Grosse Pomme

Conclusion de la bataille qui oppose le démon babylonien Marduk aux sorciers de l’Under York, ce microcosme souterrain ancré dans les fondations de la Grosse Pomme. 

Allison Walker, qui s’était imposé l’exil à la surface pour ne pas avoir à subir le joug de sa famille, a remis le couvert et s’est lancée, accompagnée de son frère Bayard, dans une mission dangereuse visant à stopper le démon avant qu’il ne s’empare de la ville. 

Alors que les deux précédents tomes abordaient habilement les thèmes de l’acceptation de soi et de l’empowerment féminin, grâce à une habile prémisse, ce troisième volume se concentre sur la conclusion du récit, avec en base thématique le sacrifice. 

Car en magie, on le sait, tout est question d’équilibre et de prix à payer. Le souci qui s’impose toutefois ici, et qui pointait déjà le bout de son nez dans l’album précédent, est que ces règles ne sont peu ou pas expliquées par l’auteur. Bien qu’implicites, elles  auraient gagné à être rappelées dans le cadre du récit, qui aurait ainsi gagné en puissance et en cohérence lors de sa conclusion. 

A la lecture de Confrontations, on est vite submergé par une sensation de hâte, voire de lassitude, que l’on imagine partagée par l’auteur, qui s’empresse d’enchaîner les événements, comme pour franchir enfin la ligne d’arrivée. Les sorciers parviennent à leurs fins, certes, mais de façon mécanique et sans grand intérêt, étant donné le système de « magie douce » qui rend tous les affrontements superfétatoires.

Il aurait été bien plus intéressant qu’Allison et Bayard formulent un plan durant le deuxième tome, grâce à une connaissance acquise chèrement, puis que ce plan, ô surprise, ne survive pas au contact de Marduk, qui au lieu d’assister passivement à la vampirisation du NYPD à la façon d’un rentier qui surveille narquoisement son cash flow mensuel, aurait justement œuvré pour éviter de revivre la même défaite que jadis.

Ceci aurait forcé Allison, Bayard et les autres sorciers à puiser en eux-mêmes pour vaincre le démon en usant d’un autre procédé et le sacrifice final n’en aurait été que plus fort. Une telle articulation, pourtant pas si savante, aurait dynamisé ce troisième acte quelque peu brouillon. 

Le dessin de Mirka Andolfo n’est ici pas en cause, puisqu’il reste dynamique et d’agréable facture, comme pour les deux précédents tomes. Les Chroniques d’Under York se terminent donc par une fausse note, la dysharmonie est d’autant plus forte que la série débutait très bien. 

Gageons que le scénariste Sylvain Runberg a raté cet album, occupé qu’il doit être à confectionner le prochain Wonder Woman avec Miki Montllo… 

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Hard rescue #1/ Amen #1

La BD!

bsic journalismMerci aux Humanos et à Glénat pour leur confiance.

BD de Harry Bozino et Roberto Melli
Humanoïdes associés (2021), 56., 1 tome sur 2 paru. Adapté du roman d’Antoine Tracqui.

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Les Humanos se sont associés aux éditions Critic pour adapter des romans de SF de l’éditeur littéraire. Après les livres de Julia Verlanger, l’éditeur BD confirme son souhait de s’appuyer sur des créateurs et des matériaux solides plutôt que sur des créations originales. Je ne connais pas le livre Point zero à l’origine de cette BD mais sous la forme d’un blockbuster scientifique musclé aux dessins assez efficaces (et très bien colorisés) on suit une équipe de barbouzes embauchés pour une expédition en Antarctique visant à mettre la main sur une expérience enfouie sous la glace. Les canons sont respectés avec une gallérie de fortes têtes qui se jaugent à coups de clés de bras et de big-boss résolus aux motivations secrètes. La surprise n’est pas vraiment ce pour quoi on vient et comme dans tout gros film d’action hollywoodien on apprécie une réalisation carrée qui alterne fusillades et révélations choc. Graphiquement c’est donc solide avec de jolis encrages et peu de défauts techniques. On tiquera un peu sur les designs des armures SF aux justifications pas évidentes hormis pour faire plaisir aux auteurs et sur un héros un peu passif (passage obligé pour maintenir le suspens). On dira donc que ce premier tome fait le job sans ennui et on attendra la conclusion pour se prononcer sur la qualité intrinsèque d’un scénario pour l’instant pas vraiment révolutionnaire.

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BD de Georges Bess
Glénat-Comix Buro (2021), 62p., 1 tome sur 2 paru. Adapté du roman Au cœur des ténèbres de Joseph Conrad.

Tout amateur de BD sait que Georges Bess, compagnon de route de Jodorowsky et amoureux de la culture indienne est un auteur important. Capable de tout dessiner, héritier de la génération Métal Hurlant, il nous avait offert un petit chef d’œuvre graphique et narratif avec son adaptation du Darcula de Bram Stoker. Aussi c’est très alléché que me survient ce diptyque adaptant le célébrissime et multi-adapté Heart of Darkness, roman de la toute fin du XIX° siècle qui a donné les mythiques Apocalypse Now et Aguire la colère de Dieu au cinéma. Qu’allait nous apporter cette variation SF? Tout d’abord Bess est déjà venu à la SF avec le délirant et très réussi Anibal Cinq aussi il n’est pas un débutant dans le genre. Pourtant, hormis quelques beaux design de vaisseaux ou de bâtiments, il se contente tout au long de ce long périple de très grossiers fusils et tronches de barbouzes, caricaturant la violence des mercenaires mais bien peu subtile dans ce qui n’est pas tout à fait une farce…

Ce voyage qui propose de suivre un jeune indien à la tête d’une troupe de l’Inquisition appuyée par des mercenaires issus des pires geôles de la galaxie regroupe les visions les plus éculées du fanatisme religieux, de la sf décadente et de la violence militaire. Très surprenant de la part d’un auteur aussi chevronné qui est tout à fait capable de créer ses propres scénarii malgré l’ombre du maître chilien sur sa carrière, cet album ne brille ni par un dessin un peu rapide (malgré des couleurs et un trait reconnaissable et toujours aussi agréable), ni par une intrigue franchement longuette et totalement linéaire faisant le choix étrange d’un flash-forward en introduction qui ne semble justifié par rien de ce que nous allons découvrir. Les dialogues voulus comme caricaturaux sont très lourdement appuyés et on a compris après une page la folie des soldats comme des religieux, qui nous font sourire quelques pages de plus avant de nous lasser franchement. Guère de surprises dans l’histoire lourdement soulignée et qui ne fait pas vraiment appel à l’intelligence des lecteurs… Laissons le bénéfice du doute à un second tome conclusif qui arrive pour cet été et qui, espérons-le redressera la barre mais pour ce volume introductif, l’auteur passe complètement à côté et finit presque par nous ennuyer sans les belles visions SF qui auraient pu faire patienter. A moins que vous ne soyez des fana de Bess il vaut sans doute mieux passer votre chemin…

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*****·East & West·Manga·Nouveau !·Service Presse

Ajin, semi-humain #15-16

East and west

Manga de Gamon Sakurai
Glénat (2015-2021) – ed. japonaise Kodansha (2012). 228 p., 16 volumes parus (série finie en 17 vol.).

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Merci aux éditions Glénat pour leur confiance.

 

couv_414624La base d’Iruma dévastée, Sato dans son Jet, son bras a été récupéré et inséré dans le piège qui doit mettre un point final à l’odyssée de ce génie du crime… Mais alors que Kei Nagaï et son équipe ne voient toujours pas le retour de Sato, le doute étreint le jeune homme: est-il seulement possible de vaincre Sato? Son esprit n’est-il pas tout simplement supérieur au leur?

Attention Spoilers! Il vaut mieux être à jour avant de lire cette chronique…

Scan Ajin 78 VF scan • one piece scanEn miroir des héros d’Ajin, le lecteur qui entame les trois derniers volumes (de ce qui est pour moi la meilleure série manga depuis Akira!) doute en se demandant comment l’auteur va pouvoir boucler son intrigue avec un dix-septième tome paru au Japon… Quand on aime se faire manipuler par des scénarii minutieux on ne peut bouder son plaisir devant cette série qui a donné le jour à rien de moins que le plus charismatique méchant jamais vu en BD… Cela permet de maintenir le lecteur sur la brèche, ne sachant jamais où va tourner le vent.

Après une nouvelle bataille épique dans une base exsangue l’intervention de l’équipe anti-Ajin semble boucler le plan infaillible de Kei Nagaï. Personne ne voit comment Sato peut s’en sortir… et pourtant! Avec toujours un coup d’avance ce dernier décide de quitter le Japon pour poursuivre son oeuvre révolutionnaire aux Etats-Unis… Le fil est tout trouvé pour réintroduire le professeur Ogura, le très désinvolte spécialiste des Ajin qui révéler des sa vision de l’origine des Ajin. A ce moment, surpris de ces révélations tardives alors même que l’intrigue semble loin d’être finie, on assiste à l’apparition d’un Flood, cette génération spontanée évoquée plus tôt dans la série par le professeur et qui crée une situation proche d’un apocalypse zombie…

AJIN: Demi-Human No.74.5 - Comics de comiXology: WebA ce stade, toujours sidéré par la précision des dessins et une action effrénée dans la maîtrise des corps et du mouvement on imagine que la conclusion de la série ne peut être que le commencement d’un autre cycle, plus vaste? J’ai eu le sentiment que les dessins des derniers volumes avaient évolué, notamment le visage de Nagaï, adolescent au début du manga et qui semble avoir acquis une physionomie adulte arrivé au seizième tome. Est-ce juste une progression technique de l’auteur ou une volonté d’exprimer dans les corps les effets de toutes ces morts et mutilations? Toujours est-il que rien à ce stade ne laisse penser dans le déroulement des opérations comme dans la structure du récit (qui propose un nouveau flash-back et des concepts sur les Ajin) que l’on arrive à la fin. Du coup la tension est à un niveau insoutenable avant d’entamer un dernier tome que l’on imagine probablement très frustrant… conclusion dans quelques mois!

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***·Manga·Nouveau !·Rapidos·Service Presse

Dr. Stone #12-14

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Manga de Riichiro Inagaki et Boichi
Glénat (2020), 14/19 tomes parus.

bsic journalismMerci aux éditions Glénat pour leur confiance.

couv_401458Couverture de Dr. Stone -13- Science Warscouv_414036

Le royaume de la Science a pris la mer en direction du signal et découvre une ile occupée par un peuple impliqué dans la pétrification… 

Attention, Spoilers!

Scan Dr. Stone 102 VF scan • one piece scanNous retrouvons Senku et le royaume de la science dans le douzième tome, partis pour bâtir un gigantesque voilier à moteur destiné à les emmener vers la source de la pétrification. Cela prendra un an, ce qui nécessite plusieurs pages d’ellipses en forme de reportage journalistique permettant de jolis montages graphiques. S’ensuit une grosse révélation sur la pétrification, que l’on n’attendait pas de sitôt, avec un cliffhanger de la mort qui tue! Cela ne veut pas dire pour autant que l’histoire s’accélère car comme à leur habitude les auteurs s’arrêtent à chaque teasing pour un retour en arrière ou un détour dans une nouvelle séquence. Chaque prétexte est bon pour une invention! En introduction Boichi nous rappelle sa passion et sa précision pour tout ce qui est technique, en écho à sa série parallèle, Origin. En fin d’ouvrage, outre les habituels courriers des lecteurs, Glénat nous propose un mot croisé.

Le treizième tome se concentre sur la préparation cosmétique de Kohaku qui doit infiltrer les nouveaux adversaires qui ont à nouveau pétrifié leurs compagnons. Si cela permet de développer des infos sur la chimie naturelle des crèmes, rouges à lèvres et sur la biologie des cheveux ce n’est pas la séquence la plus passionnante même si l’humour (graphique notamment avec une Kohaku décidément craquante!)  est toujours là. Ce volume comprend donc quelques longueurs  même si le rythme reste très rapide et le découpage haché comme depuis le début de la série. Maintenant que les mécanismes sont entendus, les ados adorent cet univers qui correspond parfaitement à leur univers à la fois moderne, décalé et en interrogation. Les ventes affolantes de cette série ne sont donc absolument pas surprenantes pour un Shonen qui rassemble tout ce qui peut plaire à son public cible.

Le quatorzième volume des aventures de Senku et ses amis voit un nouveau drame alors que l’élixir de dé-pétrification a enfin été créé… Car outre l’infiltration du sérail par Kohaku il va être nécessaire de récupérer tous les morceaux des statues de leurs amis, brisées et jetées à l’eau par le royaume pétrificateur! Une bonne occasion d’inventer la bouteille à oxygène avant de pouvoir s’atteler à la création d’un drone capable de récupérer l’artefact Medusa, procurant le pouvoir de changement des corps en pierre. Outre la surprise de ce qu’est Medusa on va apprendre également les véritables équilibres entre les dirigeants du royaume pétrificateur et l’intervention toujours aussi fun de Gen le mentaliste… Si les auteurs étirent toujours leur propos entre séquences grotesques, bavardages pédagogiques et courtes séquences d’action, ils avancent résolument dans notre compréhension de la cause de tout, avec de nouvelles révélations très surprenantes! Comme toute bonne série, le lecteur est complètement accaparé par un verbiage et un montage particulièrement touffus qui ne laissent pas une seconde pour se demander où l’on va. Les problématiques naissent et disparaissent très rapidement et le nombre de séquences d’un seul volume reste assez impressionnant.

On sort de ces trois volumes avec l’impression d’en avoir beaucoup appris tout en n’étant encore que peu avancé dans l’intrigue. Paradoxe d’une série qui semble avancer au plaisir immédiat des auteurs (et des lecteurs) et qui semble toujours en avoir beaucoup sous le coude malgré les réticences à en révéler trop et trop vite.

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Love #5: le molosse

Le Docu du Week-End
BD de Frédéric Brrémaud et Federico Bertolucci
Glénat-Vent d’Ouest (2021), 88p., one-shot.

bsic journalismMerci aux éditions Glénat pour leur confiance.

La série de documentaires animaliers Love est parue initialement chez Ankama de 2011 à 2015 avec quatre tomes: Le tigre, Le renard, Le lion, Les dinosaures. Cinq ans après la fin de la série Le molosse est le premier volume original chez le nouvel éditeur Vent d’Ouest, en simultané avec les autres tomes. L’album comprend un nouveau logo-titre et un superbe cahier graphique de cinq pages.

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Le molosse accompagne son maître parti chasser de bon matin dans le bush australien. Alors qu’il s’apprête à tirer un cerf, un redoutable serpent mort l’homme, le laissant inanimé. Que faire quand on est un chien domestique habitué à être nourri, désormais abandonné à son sort dans la nature hostile?

Lors de ma lecture des autres volumes dans la précédente édition j’avais été subjugué par la beauté des planches et la vie sauvage qui se déroulait sous nos yeux. Après un tome sur les dinosaures un peu forcé dans son aspect scénarisé, on retrouve avec ce Molosse un nouvel environnement original avec la richesse de l’Australie, continent aux espèces animalières endémiques qui fascinent presque autant que les sauriens du jurassique. Si la qualité du graphisme en couleurs directes de l’italien Bertolucci porte en grande partie l’intérêt de cette série, l’enchaînement calqué sur les montages des documentaires TV donne une dynamique très efficace qui nous fait passer d’un animal à un autre, proche ou non, parfois une seule fois, parfois en personnages récurrents. Bien entendu il n’y a aucun texte dans Love, donnant une grande importance aux expressions des animaux que la technique et l’observation du dessinateur rendent très vivantes.

Un peu surpris par l’apparition d’un humain en tout début de volume (permettant d’introduire cet élément scénaristique posant un animal domestique en pleine nature sauvage), on retrouve très vite la petite vie naturelle, faite de lenteurs, d’un soleil pesant – le travail sur l’ombre et la lumière est remarquable), d’irruptions de violences brèves,… Comme expliqué en quatrième de couverture comme note d’intention, dans la nature il n’y a pas d’amour ni de haine. Juste la vie et la sélection naturelle faite de force et de beaucoup de hasard. Le fil rouge (le chien) nous permet de voir cette meute de dingos qui le suit comme refusant son anormalité dans le règle naturel, mais aussi l’hypothèse de l’entraide avec ce petit ornithorynque qui semble s’attirer les faveurs des auteurs. Avec une lecture rapide, des cases larges et « seulement » 88 pages on est forcément frustré de voir si peu ces fantastiques kangourous, à peine apercevoir le koala et se contenter d’un croquis final pour le Kookaburra…

Magnifique série atypique, Love mérite tout votre intérêt, offrant un moment de lecture calme et passionnant comme toute observation simple de la vie.

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UCC Dolores #3: Cristal rouge

La BD!
BD de Didier et Lyse Tarquin
Glénat (2021), 62p., premier cycle achevé en volumes.

bsic journalism

Merci aux éditions Glénat pour leur confiance.

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Kash gravement blessé et sans pilote pour mener le Dolorès à bon port, Mony va bientôt découvrir l’origine de cette folle quête du cristal rouge, son passé et la véritable nature des Nouveaux pionniers…

Résultat de recherche d'images pour "tarquin cristal rouge"C’est peu de dire que cette première série en solo de Didier Tarquin a fait le yo-yo avec nos envies. Annoncé en grande pompe comme une saga de Space-opera majeure, le premier tome avait démarré un peu lentement et le second avait franchement déçu… Et je suis ravi de vous dire que ce troisième tome conclusif du premier cycle (un second est déjà annoncé avec la couverture du prochain tome) redresse franchement la barre pour donner suffisamment envie de continuer l’aventure.

Les problèmes scénaristiques ne sont pas totalement résolus avec nombre de points toujours très obscures, notamment en ce qui concerne le background (sans parler des libertés avec la physique qu’on excusera dans une œuvre de space-opera à la star-wars). Les auteurs (puisque le couple Tarquin est aux commandes de l’histoire) ont eu la bonne idée de nous proposer un gros flashback introductif tout ce qu’il y a de plus musclé, gore et sexy, en résumé de l’esprit qui prévaut sur cette série depuis le premier volume. Outre le fait de nous révéler enfin l’origine de ce vaisseau et de sa figure de proue, éclairant grandement l’intrigue générale, ce flashback permet l’apparition (enfin) d’un grand méchant et de donner une respiration à une narration jusqu’ici très (trop) linéaire. L’histoire peut ensuite reprendre sur de bonnes bases en proposant donc sans aucun doute le meilleur tome de la trilogie.

https://static.fnac-static.com/multimedia/Images/FR/NR/b2/06/be/12453554/1520-2/tsp20201026070300/UCC-Dolores.jpgA tarder ainsi à dérouler les tenants et aboutissants de leur histoire les auteurs se sont retrouvés dans la situation d’un Georges Lucas contraint de tout balancer dans son Star Wars Episode III pour avoir gaspillé son temps sur les épisodes précédents. On a un peu le même sentiment ici et la bonne nouvelle c’est d’une part que Didier et Lyse Tarquin ont respecté le format en trois tomes avec cerise sur le gâteau une chute à la fois gonflée et très ouverte pour la suite, mais surtout qu’ils semblent être conscients du retard à l’allumage. Comme album solo Cristal rouge est franchement réussi dans son aspect révélations, trahisons et combat final. Ce n’est pas suffisant pour corriger les lacunes précédentes mais l’univers et les personnages installés permettront de bien belles choses pour la suite.

Regorgeant de bonnes idées et d’une classe dans la mise en scène que l’on connaît chez Didier Tarquin, ce volume expédie un peu vite l’affrontement final contre un adversaire visuellement proche d’un monstre de manga et bien cracra. Le plaisir à dessiner des paysages, des costumes et vaisseaux est évident et contagieux avec le lecteur. Depuis le premier tome seul le pilote permettait un ajout salutaire au duo héroïque, ce qui faisait bien peu. Ici on est bien plus généreux et l’interaction entre personnages s’en trouve bien meilleure, préparant l’achèvement de la transformation de sœur Mony en Captain Bad-ass.

On pardonnera donc à ces scénaristes débutants une origin-story un peu longue qui aurait pu se dérouler en deux volumes. Cristal rouge n’est pas exempt de défauts et de facilités mais respire une liberté créatrice qui fait plaisir et un esprit sale gosse exempt de toute censure que l’on ne voit plus depuis pas mal de temps en BD franco-belge. De quoi souhaiter bon-vent à monsieur et madame Tarquin et leur héroïne pour la suite de leurs aventures.

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Dragonball Super #12-13

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Manga de Akira Toriyama et Toyotaro
Glénat (2021), 192p. – série en cours.

bsic journalismMerci aux éditions Glénat pour leur confiance.

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Le Mage noir Moro a réussi à utiliser les vœux du Dragon Shenron et a libéré tous les criminels de la galaxie. Contraints de battre en retraite, Sengoku et vegeta s’entraînent pendant que Moro, appuyé sur les gangs galactiques, s’approche de la Terre, bien décidé à en absorber toute l’énergie vitale…

Vous le savez si vous suivez ce blog, Dragonball est un de mes petits plaisirs coupables et je reconnais une quasi absence d’objectivité sur cette série… Malgré la tomaison repartie de zéro avec Super on s’achemine tranquilou-bilou vers les soixante tomes depuis le début des aventures de Kakkaroto le super-sayan et il devient compliqué pour le grand maître Toriyama de se renouveler. Si mon enthousiasme était assez haut sur le début de l’arc de la Patrouille galactique, je dois dire que les deux derniers tomes, s’ils ne sont pas ennuyeux (le mangaka ne sait pas faire ça), sentent fortement la redite, voir la re-re-re-redite dans la formule désormais bien connue: la Terre est menacée par le grand méchant Moro, plus puissant être jamais affronté et alors que Vegeta et Goku s’entraînent très loin dans l’espace leurs amis doivent résister tant bien que mal en attendant les sauveurs. Enfin revenu, Goku commence à mettre une dérouillée à l’homme à tête de bouc avant de constater que son adversaire n’utilisait qu’une petite partie de sa force. On ne sait plus trop à quelle couleur de cheveux en est le Sayan et on se prend de nostalgie au souvenir de l’époque où le passage d’un stade de Super-Sayan nous scotchait les rétines et nous emballait le palpitant…Dragon Ball Super Chapitre 60

Les combats procurent toujours le même plaisir dans DB, avec les mêmes effets graphiques à base de traits de mouvement. Un plaisir très basé sur la familiarité justement. Comme il est désormais à peu près impossible de nous surprendre on attend de l’humour et de l’exotisme. Sur ce point les méchants gangsters galactiques sont un peu faiblards par rapport à ce qui nous a été montré dans le tournoi des univers et si on a toujours plaisir à retrouver la bande de Goku (même Satan!), l’auteur rechigne décidément à proposer des inversions propices à rehausser l’ambition scénaristique. Chacun reste dans ses gammes et on attend donc qui des deux plus puissants va cette fois sauver le monde. La seule inconnue reste donc de savoir si (enfin!!!) Vegeta va battre Kakkaroto.

Un peu ronronnant, Toriyama ne souhaite visiblement pas prolonger les aventures de patrouilleurs galactiques des deux super-Sayan et revient à des bases bien peu ambitieuses (et commerciales…). Je continue à faire confiance à sa capacité incroyable au rebond même si la série semble s’orienter de façon tout à fait assumée  vers du déjà vu. La richesse de l’univers, la profusion de personnage laissent très largement de quoi maintenir l’intérêt pour peu que le maître ait encore l’envie de proposer quelque chose d’original en bousculant sa création. Sur plus de dix tomes il a réussi à nous intéresser malgré tout. Il serait ballot qu’il renonce maintenant.

**·BD·Nouveau !·Rapidos·Service Presse

Et ou tuera tous les affreux…

La BD!
BD de JD Morvan et Ignacio Noé,
Glénat (2021),  104p. , One-shot, collection Boris Vian.

bsic journalismMerci aux éditions Glénat pour leur confiance.

Cette adaptation avec toujours Morvan au clavier et cette fois l’argentin Ignacio Noé aux crayons est le dernier des quatre albums prévus pour une sortie rapprochée pour les vingt ans de la mort de Vian. Lire le préambule de mon premier billet sur cette série pour les détails éditoriaux. Du fait du Covid la parution des quatre tomes prévus en 2020 a été décalée.

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Rock est beau comme un dieu. Toutes les femmes veulent son corps. Mais cet esprit décidé s’est promis de ne pas perdre sa virginité avant ses vingt ans. Lorsqu’il est enlevé et forcé à donner sa semence, commence une enquête autour de disparitions, qui les mènera lui et ses amis dans le sillage d’une bien étrange clinique…

Et on tuera tous les affreux - cartonné - Jean-David Morvan, Ignacio Noé, Ignacio  Noé - Achat Livre ou ebook | fnacFort surprenant albums que celui-ci, qui navigue entre enquête de détective, série Z érotique et science-fiction impliquée… Comme je l’avais signalé sur le premier opus il est difficile de savoir dans quelle mesure la matière première contraint le scénariste de cette histoire totalement absurde, rocambolesque et pour finir assez ridicule… On comprend assez rapidement l’aspect parodique de la chose, avec ces très beaux – et très numériques – dessins de Noé (qui a déjà travaillé avec JD Morvan sur les Chroniques de sillage et les trois tomes d’Helldorado). L’argentin a été recrutée pour sa science anatomique et on peut dire que ces Ken et Barbies sont plantureux, beaux, parfaits, comme cette Amérique d’Epinal qui nous est présentée, les personnages arborant soit un sourire « émail-diamant » (pour les gentils) soit des trognes patibulaires et grognant (pour les méchants). Si les écrits de Vian sont souvent marqués par leur aspect érotique, Ignacio Noé est en terrain connu, lui qui excelle dans l’exercice avec sa carrière commencée dans les histoires d’humour très chaudes.

Si les planches sont globalement assez agréables (on passera sur des arrière-plans ébauchés avec des techniques numériques un peu faciles…), l’histoire se perd progressivement du fait d’une pagination obèse pour un tel projet. La première moitié (soit l’équivalent d’un album) se laisse lire avec plaisir pour peu qu’on entre dans la parodie appuyée. Mais une fois l’enquête en mode club des cinq aboutie, on se perd dans des longueurs qui insistent sur des traits des personnages déjà bien compris, des invraisemblances assez dommageables à la linéarité de l’intrigue et des successions de planches de nu et de sexe qui deviennent franchement lassantes avec des personnages exclusivement nus sur plus de trente pages. J’avais trouvé cela lourdingue sur le Conan de Gess, il en est de même ici. On pourra arguer le plaisir des yeux et que dans le deux cas on a affaire à des adaptations d’écrits pas très subtiles. Il reste qu’en tant qu’album de BD une pagination classique aurait permis de condenser ces scories (tiens, comme sur le premier!).Docteur Boris et Mister Sulli…Vian : la java des bombes graphiques –  Branchés Culture

La parodie est un art compliqué. Sur le récent Valhalla hotel ou sur Lastman ça passe assez bien. Ici on finit par douter du second degré. J’aime pourtant les histoires de savants fous et de SF déglinguée, pour peu quelles soient vues comme des loisirs à la lecture facile. Et on tuera tous les affreux adopte une structure trop longue et compliquée (avec ses césures en mode feuilleton) pour nous maintenir à flot. Dommage car en plus condensé l’ouvrage aurait beaucoup gagné.

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