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Spider-verse

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Comic de Dan Slott, Olivier Coipel et Giuseppe Camuncoli
Panini (2017) – Marvel (2014), 161 p.

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Pour une fois le #mercrediBD est un comic, et quel comic! Spider-verse est sortie en France sous l’excellente collection MARVEL NOW! (où vous trouvez déjà le génial Massacreur de dieux d’Esad Ribic), avec le numéro Amazing Spider-man volume 3. Il réunit des épisodes qui se suivent dans le périodique américain, ce qui permet une continuité de l’histoire et évite l’éternelle impression d’avoir raté quelque chose. L’histoire n’en comporte pas moins plusieurs ramifications dans d’autres publications liées au Spider-verse. Il est entièrement dessiné par Olivier Coipel (rhââ!) et Giuseppe Camuncoli. L’ouvrage comporte l’intro habituelle de l’éditeur (qui n’apporte pas grand chose), les couvertures originales (magnifiques!) entre les parties et les couvertures alternatives. Rien d’exceptionnel.

La famille Morlun est composée de vampires multidimensionnels qui se nourrissent de l’énergie de toutes les incarnations Spider-man du multivers. Lorsque le patriarche déclare l’extinction des Spider-men, ces derniers se réunissent pour préserver leurs semblables dans une guerre entre époques et dimensions où la victoire n’a jamais été aussi improbable…

Résultat de recherche d'images pour "amazing spider-man spider-verse"Comme beaucoup d’amoureux du dessin j’ai été touché par l’exceptionnel buzz autour du Spider-man: into the spider-verse (Spider-man: New generation chez nous… allez savoir pourquoi!) sorti en fin d’année dernière. Découvrant à l’occasion de ce film dingue le concept de Spider-verse et adorant le principe de variantes (comme le Red Son pour Spider-man ou le crossover Looney toons/Batman), j’ai déniché le run de Dan Slott et Olivier Coipel en me demandant quelles étaient les inspi du film. Alors soyons directe, la couverture à elle seule justifie la lecture de cette histoire qui arrive largement au niveau des seules séries Marvel que je trouve accessibles aux non fanatiques, à savoir X-men.

Ceci pour deux raisons. D’abord l’homogénéité du boulot et l’univers cohérent fermé: Spider-verse a un début, un milieu et une fin, avec une explication très simple de qui sont les méchants et de la problématique. Le Big Two oublie trop souvent que les lecteurs ne lisent pas QUE leurs publi et se noient littéralement dans leurs univers. Pourtant l’amoncellement des Spider-men et women avait tout pour me paumer, à l’instar du Secret Wars, puissant, ambitieux mais trop pointu et perturbant pour être lu paisiblement. La bonne idée (comme souvent) est l’humour. Le fait d’intégrer Spider-cochon (juste génial et bien plus présent que dans le film) permet plein d’interventions totalement décalées, mais il n’est pas le seul à ironiser sur le côté WTF de cette histoire. En effet, sans que l’on sache lequel à une origine dans une vrais BD (et on s’en fout royalement!!) les auteurs nous proposent aux côté des Spider-Gwen, Superior Spider-man, Spider-woman ou encore Miles Morales un spider-cheval, un loup-garou ou encore une araignée mutante, un robot (dont doit être issu celui du film) etc. La plupart ne sont que du décors ou de la chair à canon pour les Morlun qui vont en dévorer un bon paquet avant la fin du run. Le multivers étant infini en intégrant en outre le passé et le présent, les possibilités donnent le vertige…Résultat de recherche d'images pour "amazing spider-man spider-verse"

Mais tout ceci garde pourtant bien une structure, simple et relativement linéaire sous la forme d’une chasse à base de sauts entre différents univers (processus qui peut rappeler le Black Science de Remender). Assez vite on apprend que le groupe de base formé par Peter Parker et Superior Spider-man (originellement Dr Octopus) a la possibilité de se téléporter à volonté comme les Morlun et plusieurs Spider-team se réfugient en différents endroits de l’espace-temps. Dan Slott à la bonne idée de ne pas se perdre dans des analyses physico-philosophiques sur la trame du multivers pour rester dans le cœur: des spider-men partout, sous toutes les formes qui se frittent avec des méchants vraiment très très réussis!

The Amazing Spider-Man T3 : « Spider-Verse » - par D. Slott, O. Coipel & G. Camuncoli – Panini ComicsC’est ma deuxième raison, j’y reviens toujours, pas de bonne histoire sans bon méchant. Ici il y a toute une famille totalement réussie tant visuellement que dans leur écriture. Du patriarche au scaphandrier (qui aura un rôle particulier) on se régale de les voir intervenir tout en puissance devant laquelle les héros ne font pas le poids. D’ailleurs seule une pirouette finale un peu facile permet de résoudre cette intrigue mal barrée tout le long. A côté des Morlun, les séquences Spider-men sont structurées autour de la guerre de quequettes entre Peter Parker (l’original) et Superior qui revendiquent tous deux le leadership de la contre-attaque… mais bien d’autres spider sont vraiment cool, notamment le Spider-punk, Spider-UK et bien sur Spider-Gwen.

Visuellement si Coipel dessine moins de planches que le très correcte Giuseppe Camuncoli, elles sont toutes absolument renversantes, peut-être plus encore que ce que fait Esad Ribic, mon chouchou de l’écurie Marvel, avec notamment un surprenant aspect subtilement sexy, tout en élégance et qui change des archétypes musculeux et gonflés…Résultat de recherche d'images pour "amazing spider-man spider-verse"

J’ai pris un grand plaisir à parcourir les dimensions en compagnie du Spider-verse et sachez qu’en lisant ce volume vous prenez le risque d’avoir très envie de revoir le film et de rechercher d’autres variantes (notamment le Spider-man noir). En raisons des problèmes du genre (éditeur, ficelles scénaristiques, changements de dessinateurs,…) il est compliqué de mettre 5 Calvin mais on en est très proche!

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X-O Manowar #2: D’empereur à Wisigoth

esat-westComic de Matt Kindt, Clayton Crain, Renato Guedes, Ryan Bodenheim, Ariel Olivetti
Bliss (2018) – Valiant 2017, Tome 2 (épisodes 7-14), 224 p.

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Le volume comprend un résumé des épisodes précédents, un sommaire (que j’apprécie beaucoup car il indique très clairement quels auteurs officient sur quelles sections), les couvertures de chaque fascicule original et en fin de tome des croquis et explications d’intentions passionnantes. Tout cela est habituel chez Bliss mais pas toujours aussi intéressant.

Après avoir gravis les échelons de l’armée Azur au cour d’une guerre permanente semée de trahisons, le voilà empereur de la planète Gorin. Mais lorsqu’un adversaire d’outre-espace survient, la difficulté de maintenir une cohésion entre tous ces peuples antagonistes se fait jour. Aric de la Térre est-il capable d’autre chose que de faire la guerre? Se coupant de tous ses proches, trahis, pourchassé par une bande de mercenaires, loin de la Terre, qu’espère t’il encore de la vie?

Résultat de recherche d'images pour "renato guedes manowar"Lorsque j’avais ouvert le très joli premier tome du reboot de X-O Manowar, j’avais cru avoir loupé un épisode expliquant ce que le héros faisait sur la planète Gorin. Il n’en est rien et dans les bonus de ce second tome les auteurs expliquent justement que l’objectif était de sortir Aric de son confort et le lecteur avec, de le placer dans un environnement totalement nouveau (mais guerrier…) afin d’explorer la psychologie du personnage. Sur ce plan la série est une vraie réussite et après les relations avec l’armure dont il est dépendant mais qu’il ne souhaite pas utiliser, sorte de voix intérieur de sa conscience, il doit affronter ses choix et le vide de sa vie. Rarement un héros aura été aussi malmené émotionnellement, jusqu’au bout du volume. Si je maintiens mes quelques regrets sur une série qui reste essentiellement axée sur la guerre rageuse (ce qui finit par devenir un peu redondant), le travail sur le personnage et la réflexion politique sur l’impossibilité d’imposer la paix par la guerre (ce qu’ont argumenté nombre de conquérants à travers l’Histoire) sont vraiment intéressants.

Résultat de recherche d'images pour "manowar clayton crain"Ce second volume démarre sur le même mode que le précédent, jusqu’à l’irruption des mercenaires, qui provoquent une vraie bouffée d’air. A la fois graphiquement par une bonne grosse claque de Renato Guedes, mais surtout car la section permet l’arrivée de personnages tout neufs, d’un univers très excitant loin de Gorin et de mettre enfin le héros en danger. L’intérêt est pleinement relancé et se poursuit jusqu’à la prise de conscience d’Aric que son destin n’est plus ici. On quitte donc l’action ininterrompue pour du fonds et un chemin qui nous donne soudait très envie de savoir comment va rebondir cette gueule cassée  au bord de la répression (on retrouve l’intérêt pour Bloodshot sur ce plan), avec notamment une conclusion très réussie et forme d’ouverture qui boucle cependant le cycle de Gorin. L’éditeur précise dans une fiche de lecture dont il est coutumier que la suite sera à lire dans le crossover Harbringer Wars 2 à paraître bientôt, avant un troisième volume de X-O Manowar. J’étais resté un peu sur ma faim dans le premier volume y compris sur un personnage que je trouvais un peu monolithique. Ce second tome relance vraiment la machine.

Le petit bémol que je mettrais est dans le graphisme. Paradoxalement, Clayton Crain, qui est capable du superbe sur Harbringer Wars, Dininity et sur pas mal de couvertures Valiant, peine ici clairement dans les scènes de bataille, fouillis et assez sombres, où sa technique numérique peine un peu en précision. A côté, Renato Guedes, dans une technique de peinture à l’eau peu évidente (proche du travail de Dustin Nguyen sur Descender) produit des planches magnifiques. Est-ce un manque d’intérêt ou une vraie limite de la technique de Crain, toujours est-il que ses planches sont les moins intéressantes. Contrairement au premier tome découpé entre deux illustrateurs au style très proche (et créant une vraie harmonie graphique), ici c’est plus divers, mais cela ne m’a pas dérangé. Tous sont très bons et si Guedes m’a énormément plu, Ariel Olivetti qui conclut l’histoire est une nouvelle énorme claque, une vraie révélation que je vais m’empresser de suivre! Résultat de recherche d'images pour "manowar olivetti"Dans une technique alliant dessin très précis et textures numériques discrètes proches du boulot de Reno sur Aquablue, l’argentin (tiens, est-ce que le secret de Valiant ne serait pas de faire appel à des dessinateurs non états-uniens?) fait exploser les rétines avec des séquences spatiales qui laissent pantois. J’espère vivement qu’il continuera son travail sur Manowar car sur ces planches on atteint clairement le top de ce qu’a produit Valiant jusqu’ici. Et comme je constate une montée graphique à chaque volume depuis l’an dernier, jusqu’où irons nous? J’ai beaucoup hésité à ajouter un quatrième Calvin à ma note en raison des planches de début d’album et d’un démarrage poussif, mais la clôture et la double révélation graphique justifient un 4 qui confirme que ce second album Manowar est meilleur que le premier.

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Dragon ball super #4

esat-westManga de Akira Toriyama et Toyotaro
Glénat (2017-2018) – Ed. Japonaise Shueisha (2015), 4 vol parus en France (6 au Japon).

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Toujours autant de plaisir à lire un nouveau dragon Ball! Ce volume est l’avant dernier de l’arc de Goku black (qui se terminera donc au tome 5 à paraître le 7 novembre).

Après la fuite de Goku et ses compagnons dans le temps Trucks est sauvé in extrémistes. Alors qu’interviennent les Kaïo Shin de plusieurs univers, le détournement des règles par Zamasu oblige Goku et Vegeta à dépasser leurs limites pour empêcher qu’il n’achève son « plan zéro humains » et menace la marche même des univers…

Cet album est clairement axé action après quelques va et viens scénaristiques sur le voyage temporel et les rôles et pouvoirs des Kaïo Shin. Comme je l’avais expliqué dans le précédent volume, Akira Toriyama a tellement développé son univers fictionnel qu’il a parfois du mal à conserver une cohérence… mais en a-t’il l’envie? Personnellement je ne crois pas et ce qui anime cet auteur est bien l’action et le dynamisme au sein de personnages hauts en couleur et désormais très familiers. Il a un vrai talent pour créer des personnages, à la fois visuellement et sur le plan du caractère. A ce titre, si les héros ne changent guère de ce à quoi on est habitués, Toriyama introduit une étonnante subtilité en la figure (double) de Zamasu, en proposant pour la première fois dans cet univers (… depuis Végéta?) un soupçon de psychologie expliquant les raisons des agissements du méchant. On quitte un peu le manichéisme de la série pour proposer une réflexion sur les motivations profondes: Zamasu se serait-il trompé? Peut-il revenir en arrière? A-t’il peur de la puissance de Goku? C’est inattendu et bienvenu car cela relance un certain suspens dans un volume dont la plus grande partie est constituée du combat de Goku et Vegeta contre Black et Zamasu.

Du coup on perd un peu l’humour de situations qui avait prévalu dans les premiers volumes de la série mais on retrouve avec toujours autant de plaisir les débats sur les différents niveaux de pouvoirs des Sayans, les entraînements en urgence, les morts pas vraiment morts etc; bref, tout ce qui a fait le succès de Dragon Ball depuis tant d’années. Dans le combat les auteurs parviennent même à nous surprendre avec quelques trouvailles vraiment sympa (comme ces « portails »…) et nous laissent en plein suspens alors que le combat n’est pas prêt d’être fini.  DBS reste donc une série familière, qui se consomme et s’attend avec toujours autant de plaisir, sans nécessité de suivre la série animée (que je n’ai personnellement pas vue).

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Le badge

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Comic de Tom King, Joshua Williamson, Jay Fabok et Howard Porter
Urban (2018) ed. US DC 2017, 112p. One-shot.

couv_330211Le Badge est un  crossover entre Batman et Flash inscrit dans le reboot « Rebirth » de l’univers DC, et introduction à l' »Event » Doomsday clock annoncé depuis longtemps et qui verra se croiser les univers des héros DC et de Watchmen. L’album comprend les 4 épisodes parus aux Etats-Unis issus des séries Batman et Flash. Une double page en introduction contextualise l’album dans le contexte DC Rebirth initié par Flashpoint qui voit les incidences d’un voyage temporel de Flash bouleverser la temporalité des héros DC. L’album comprend les magnifiques couvertures alternatives ainsi que les premières pages (noir et blanc) de Doomsday Clock, faisant la jointure avec Watchmen.

Batman découvre un pins en forme de smiley dans sa Batcave. Qui l’a apporté sans que ses systèmes le repèrent? La présence de ce simple smiley va avoir des conséquences que ni lui ni Flash ne mesurent…

Résultat de recherche d'images pour "batman button fabok"Peu disponible pour suivre l’ensemble des Event et Reboot des éditeurs de comics je n’avais pas prévu de lire cet album malgré une grosse communication et une couverture vraiment réussie. Ouvrant l’album, les dessins vraiment chouettes  de James Fabok et Howard Porter et un découpage inspiré m’ont convaincu d’acheter ce petit album (environ 80 planches de BD) annoncé comme un one-shot (c’est le cas).

Il y a deux albums dans « Le Badge » qui vous satisferont ou non selon le public que vous êtes. Soyons clair: cet album est le simple teaser de la série à venir et impliquant que vous achetiez Doomsday Clock mais aussi en toute logique que vous ayez suivi l’intrigue depuis Flashpoint. Les Comics sont avant tout une industrie (à la différence de la BD européenne) et l’enjeu commercial derrière l’opération est évident. Ainsi bien qu’il s’agisse d’un one-shot l’intrigue nécessite (même si c’est expliqué en début de volume) de connaître les événements de Flashpoint ; de même que la fin qui n’en est pas une débouche sur la lecture de Doomsday Clock. Voilà pour le côté désagréable.

Néanmoins, Le Badge est un bel album, cohérent, intéressant et titillant l’envie de lire d’autres albums. Surtout, il respecte le lecteur novice qui pourra profiter de l’histoire avec ses qualités propres, qu’il soit thésard en univers DC ou débutant dans les héros en slip. Résultat de recherche d'images pour "batman button howard porter"Je le dis avec d’autant plus de franchise que je suis de loin l’univers des comics non par désintérêt des héros (j’adore ces mythologies) mais par rejet des démarches éditoriales qui couvent ces publications et que l’unicité d’un tel one-shot est assez rare il me semble. Ainsi le simple fait que les dessinateurs (je ne connaissais pas Fabok que je trouve vraiment très bon!) soient seulement deux sur tout l’album, de très bonne qualité et d’un trait pas trop éloigné, donne un vrai intérêt graphique qui justifie à lui seul la lecture du comic. Idem pour le découpage, qui me semble emprunter pour les premières planches à Watchemen (les cases en damier) et montre une vraie volonté artistique. La rencontre entre Batman et Nega-flash est à ce titre vraiment un très bon moment de BD. Enfin, les thématiques de paradoxe temporel et d’univers parallèles sont très alléchantes même si la pagination permet plus de mettre l’eau aux babines que de décrire réellement cet univers. Du coup vous êtes bons pour vous lire Flashpoint… La poursuite de la lecture n’a a mon sens de valeur que si vous avez apprécié Watchmen, le croisement de ces deux univers étant suffisamment improbable donc intriguant pour donner envie de le lire. Les graphismes des premières pages ne poussent pas à un grand optimisme mais gageons qu’une belle mise en couleur améliorera cela.

Disons pour finir que Le badge n’est pas l’arnaque annoncée par certains mais s’appréciera surtout pour ce qu’il est: une courte séquences joliment dessinée dans l’univers de deux des plus intéressants personnages de DC.

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Dragon ball super #3

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Manga de Akira Toriyama et Toyotaro
Glénat (2017-2018) – Ed. Japonaise Shueisha (2015), 3 vol parus en France (4 au Japon).

9782344027554-gÉdition très propre de Glénat reprenant exactement l’élégante maquette japonaise. En intro chaque volume comprend un mot du dessinateur et en fin quelques pages bonus.

Après la fin du tournoi entre les champions des univers (#1 et 2), l’on découvre qu’un double maléfique de Goku a ravagé le futur et pratiquement exterminé l’humanité. Commence une enquête autour de Beerus le dieu de la destruction, les Kaïo Shin des différents univers et la bande de Goku pour éliminer ce danger.

On continue avec toujours autant de plaisir cette improbable résurrection de Dragon ball qui avait tout de la prolongation de trop alors qu’elle gagne à chaque volume et est pour moi, alors que je lis ce troisième tome, meilleure que DBZ, à cheval entre les délires du premier Dragon ball et les élucubrations SF de DBZ. Il y a étonnamment peu de combats ici, pas mal de dialogues, tous très drôles, décalés voir totalement délirants. Énormément de second degré (les noms des différentes formes de super Sayan ou la semi-débilité de Goku). L’intro du second chapitre où le dieu de la destruction joue à Mario kart avec la bande de Sangoku vaut ainsi son pesant de cacahuètes! La mythologie que continue de développer Toriyama est cohérente même si ça part toujours dans tous les sens et que les lois et hiérarchies qu’il a édictées sont sans cesse transgressées. C’est drôle, familier, rythmé et l’auteur parvient même à instiller une vraie curiosité  en mode polar. Les intrigues sont nombreuses (autant que les personnages!) et sont résolues assez rapidement, évitant une histoire qui s’étirerait trop. On est dans des questions de voyage temporel et leurs paradoxes, expliqués de façon très pédagogique.

Sur le plan graphique, si le maître Toriyama (toujours au scénario et ça se ressent!) a passé les crayons à un jeune mangaka qui apprend au contacte de son mentor, ça reste de très bon niveau et hormis quelques approximations (mais les premiers DB étaient-ils tous nickel?) La traduction semble menée -rapidement- avec grand soin et sans censure: de nombreuses explications sur les noms « alimentaires » des personnages ou le langage de charretier de Vegeta…
DBS est vraiment une de mes meilleures lectures manga en ce moment et j’attends avec grand impatience la suite des aventures galactiques des sayans.

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