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Robilar, ou le maistre chat #2: Un ogre à marier.

La BD!
BD de David Chauvel, Sylvain Guinebaud et Lou (coul.)
Delcourt  (2021), 64p.., série en cours 2 volume parus.

bsic journalismMerci aux éditions Delcourt pour leur confiance.

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Débarrassé du roi et de sa cour, le géant s’ennuie… En bon majordome et toujours prompt à défendre ses intérêts dans l’ombre de ceux de son protecteur, Robilar se retrouve à organiser un concours de princesses pour trouver une reine au nouveau roi. Mais des princesses accompagnées de leurs animaux de compagnie…

Lancé avec force communication, le premier tome de cette nouvelle version du chat botté m’avait un peu déçu en raison d’un carcan du conte d’origine qui ne permettait pas aux auteurs de se lâcher. Et dans un projet de ce type, se lâcher c’est important! On peut dire que sur le plan des grimaces Sylvain Guinebaud est très à l’aise et sa complicité graphique avec la coloriste Lou est toujours aussi agréable. Dans les thématiques très colorées des princesses on se concentre donc sur les portraits car les arrières-plans reste assez vides (et pour cause, les deux premiers volumes sortent à trois mois d’écart… quelle idée que ce rythme infernal?).

Robilar ou le maistre chat – david chauvel – sylvain guinebaud – lou – chat  botté – aventure – anthropomorphe – conte revisité – ogre – fantasy –  humour – tome 2 – un ogre à marier – p.3 – Branchés CultureLa libération du récit originel permet comme prévu aux auteurs de délirer sur ces cinq princesses qui reprennent les ficelles de David Chauvel sur l’anthologie Sept. Ne nous le cachons pas, Robilar vise le grand public ce qui limite un peu un esprit Fluide glacial par trop punk que laissait pourtant présager la très jolie couverture. Une fois passées les grimaces, les bouffons et la course de carrosse introductive plutôt drôles, on déroule des épreuves cliché (une déco de chambre par-ci, un gâteau par-là) destinées à utiliser les mécaniques du rire en décalage. Le soucis c’est que contraint par ces enchaînements répétés des cinq princesses le rythme effréné se casse un peu et on enchaîne alors les pages avec des gags attendus. Le comique de répétition c’est risqué…

Heureusement viennent les animaux de compagnie qui vont pirater ce concours un peu trop huilé et permettent à Guinebaud de reprendre son domaine de prédilection: les animaux. Les manigances et négociations de coupe-jarrets reprennent alors le récit avec plaisir en créant un soupçon de suspens jusqu’à une fin inattendue bien qu’un peu décalée par rapport au propos.

Moins inspiré que sa grande saga politique, David Chauvel s’essaye à l’humour avec plus ou moins de réussite sur une thématique déjà éprouvée. Calibré pour plaire à un large public, des plus jeunes aux vieux barbus, Robilar manque un peu d’irrévérence et d’inattendu. Le comique est sans doute l’art le plus difficile et nécessite (à mon goût) une spontanéité que n’a pas totalement Robilar. Techniquement c’est sans faute, bien découpé, porté par un dessin efficace et joli et jouant sur des gammes éprouvées. Manque sans doute une once de folie qui transparaît par moment.

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