***·****·*****·Comics·East & West·Jeunesse·Manga·Nouveau !·Rapidos·Service Presse

Sushi et Baggles #10

esat-west

  • Volcano Trash

bsic journalismMerci aux éditions Kinaye pour cette découverte.

La toute jeune maison d’édition Kinaye nous propose de découvrir l’auteur et illustrateur Ben Sears avec son couple d’aventuriers Plus Man et son robot philosophe Hank. L’éditeur vise à proposer des ouvrages de BD jeunesse américains et si graphiquement on peut dire que c’est le cas de ce Volcano Trash (qui comprend les deux premières aventures du duo), les dialogues se rapprocheraient plutôt de la tradition du strip de presse à la Calvin et Hobbes. Cet humour stoïque est assez percutant ; je ne suis pas certain que de jeunes lecteurs capteront toute la subtilité mais la linéarité du scénario et l’aspect général s’adressent en effet à des enfants. Outre un certain côté décalé de cet univers, j’ai beaucoup aimé le trait vraiment particulier de Sears, qui donne une matière à un monde aux formes arrondies, avec parfois l’impression de se trouver dans une chambre… d’enfants. La technologie de Plus man est rétro et lui permet d’à peu près tout faire, le héros s’en sort toujours avec le sourire dans une relation avec son robot qui reprend donc celle des héros de Watterson avec un humain bourrin à souhait et son acolyte très réfléchi. Il n’y a pas vraiment de sens à l’histoire, plutôt des prétextes à des situations absurdes et acrobatiques. La première histoire nous propose un château hanté dans un univers SF (ne cherchez pas à comprendre la logique), la suivante, plus longue, mets nos héros aux prises avec une sorte de secte belliqueuse dont l’insistance fait parfois penser aux policiers de Miyazaki. Hank sera emprisonné ce qui obligera Plus man à préparer son évasion dans un design très jeu vidéo de plateforme… Bien délire et une jolie découverte!

note-calvin1note-calvin1note-calvin1


  • Radiant #11

bsic journalismMerci aux éditions Ankama pour leur envoi.

Les aventures de Seth continuent, de retour sur l’Artémis avec la suite de la course en balais très inspirée de Mario Kart de l’aveu de l’auteur. Partis à la recherche de Grimm vers Bôme (le pays des Domitor) la bande de Seth est toujours aussi riche en idées et intéressante à suivre. Difficile de noter un manga et encore plus un volume isolé dans une série, mais pour l’ensemble de la série et par-ce que ce onzième volume parvient à allier poilade, dialogues que j’irais jusqu’à qualifier de virtuose et vrai gros travail de background, beaucoup plus que sur les autres épisodes, Tony Valente mérite 5 Calvin (… le premier de 2019!). Si le contexte de l’Inquisition et des Némésis avait été un peu mis de côté sur l’Arc de Cyfandir on revient ici à fond avec l’apparition de nouveaux inquisiteurs, des infos sur le monde du dessous, sur le conseil des Mages,… bref, un tombereau de background, ce qui différencie souvent une bonne BD d’une grande BD.

note-calvin1note-calvin1note-calvin1note-calvin1note-calvin1


  • couv_359231Dragonball Super #6

Comme d’habitude le volume est à cheval entre plusieurs séquences. On termine donc la méga baston entre les dieux de la destruction, vraiment chouette et où l’on voit apparaître un nouveau méchant potentiel. Puis Goku est chargé de rassembler son équipe pour le grand tournoi des champions des univers: un Battle Royal (tous contre tous!) avec 12 champions par univers… un joyeux bordel qui s’annonce et Goku a beaucoup de mal à trouver des héros du niveau suffisant, surtout que notre univers est réputé l’un des plus faibles, et va être contraint de faire appel à quelqu’un que personne ne souhaitait revoir… On retrouve donc Tortue Géniale (maître Kamesenin), Krillin (dont la fille n’a pas de nez!!), C17 en défenseur de la nature et C18 glaciale au possible. L’auteur développe les vies privées des personnages, nous montre ce qu’il se passe sur d’autres planètes et introduit tout doucement les personnages qui seront l’attraction principale de ce nouveau tournoi. Il égratigne au passage Goku, toujours aussi débile et gourmand. On trouve quelques lacunes graphiques sur certains nouveaux personnages qui s’éloignent un peu du canon Toriyama mais ce n’est pas bien grave, le plaisir est toujours là.

note-calvin1note-calvin1note-calvin1note-calvin1


  • Generation gone #1

La nouvelle publication de Hi Comics se veut innovante en proposant une revisitation du thème des jeunes gens aux pouvoirs brutalement déclenchés via une conspiration gouvernementale associée à un génie à moitié fou… Le thème d’Akira et Harmony en somme, avec la difficulté de se comparer à ces deux glorieux aînés. J’ai été fort attiré par le pitch, le traitement radical et violent (qui peut rappeler par moments un Jupiter’s Legacy) mais suis resté un peu sur ma faim avec l’impression d’un potentiel réel (notamment l’utilisation des mathématiques pour déclencher la mutation) butant sur quelques difficultés techniques à la fois scénaristiques et graphiques. Ainsi le dessin est plutôt chouette quand aux visages mais subit de réelles lacunes anatomiques et dans l’animation des corps. On sent pourtant une influence de Quitely et des dessins hyper-dynamiques chez Araujo et le découpage et mise en scènes sont très efficaces. Mais souvent on coince sur une image ou un saut temporel. De petites choses qui empêchent de profiter pleinement d’une intrigue résolument moderne et SF. Je gage que le projet tienne à cœur aux auteurs et que l’expérience effacera ces petits problèmes, Generation Gone (et sa conclusion) reste une plutôt bonne surprise dans l’univers du comic Indé.

note-calvin1note-calvin1note-calvin1

Publicités
****·BD·Mercredi BD·Nouveau !·Service Presse

Hot space #1: Crash program

BD du mercredi
BD de Le Pixx
Kamiti (2019), 78p./album. Série en cours 1/3 parus.

bsic journalismMerci aux éditions Kamiti pour cette belle découverte!


couv_356121Kamiti est un jeune éditeur que j’aime bien car il fait de la très bonne SF, propose de superbes couvertures et que ce n’est pas facile de se faire une place dans la BD grand public aujourd’hui… J’avais apprécié Red Sun l’an dernier et attendais leur prochaine sortie. Sur le plan éditorial, c’est très propre, une maquette simple et cohérente, de bons visuels et une impression de qualité (en Lettonie). L’intérieur de couverture est vierge, comme c’est de plus en plus le cas en BD… dommage, j’aime bien les images grand format un peu énigmatiques que l’on trouvait autrefois dans les albums.

 

Le pilote Nohraïa Kovalski, forte tête de la flotte de la fédération, est mutée sur l’astéroïde Ouranos après une altercation musclée. Envoyée en opération sur une planète désertique, elle se retrouve au cœur d’un feu nourri, dans une conspiration qui la dépasse. Seule et livrée à elle-même elle va devoir laisser sortir sa rage face à des soldats envoyés pour l’éliminer…

Résultat de recherche d'images pour "hot space bd"Hot Space est l’oeuvre de Pierre Le Pivain (alias Le Pixx), illustrateur œuvrant de longue date dans le jeu de rôle et la communication. Pour sa première BD il propose des planches très propres qui sans être virtuoses entrent dans le canon des BD d’action SF Soleil-Delcourt. J’ai trouvé l’encrage un peu grossier, ce qui est dommage car ses personnages ont de vraies trognes et certains visages sont vraiment réussis. Mais ce qui caractérise son dessin 100% BD c’est une très grande lisibilité vraiment remarquable car ce n’est vraiment pas le cas de la majorité des BD d’action! Avec une couverture très percutante, la partie graphique fait le job.

Mais ce qui accroche dans Hot Space c’est résolument le scénario et le découpage. Le Pixx se fait plaisir en proposant avec une grande maîtrise de la structure narrative des découpages serrés ou de pleines pages selon le besoin. Certaines BD d’action se lisent trop vite  quand d’autres sont inutilement bavardes. Ici l’équilibre est parfaitement trouvé avec une intrigue simple reprenant la structure des films de série B d’action: une héroïne bad-ass est la cible de tous les salauds de l’espace mais a décidé de ne pas se laisser faire!Résultat de recherche d'images pour "hot space le pixx" La conspiration, assez vite révélée, n’est pas ridicule et permet surtout de mettre le lecteur dans de bonnes dispositions psychologiques pour attendre la prochaine tuile qui tombera sur son héroïne. La narration alterne entre Kovalski, une technicienne située sur la base orbitale et que l’on devine venir en aide à sa collègue dans les autres tomes et les méchants. Simple mais efficace.

Niveau action c’est clair, net et précis, un peu bourrin, vaguement gore (à base de cerveaux explosés ou de bras arrachés) sans occuper pour autant toute l’attention de l’auteur qui déroule étape par étape son récit. Des éléments fantastiques finissent par poindre en fin de volume et l’on devine que ce sera le développement principal de la vengeance de la pilote, avec une chute très ironique pour un personnage que l’auteur a décidément décidé de faire vivre un max de difficultés… pour notre plus grand plaisir.

note-calvin1note-calvin1note-calvin1note-calvin1

Achetez-le chez njziphxv

****·Cinéma·Comics·Nouveau !

Visionnage: Les indestructibles 2

Film de Brad Bird
(2018) 1h58.

Résultat de recherche d'images pour "les indestructibles 2"Les Indestructibles premier du nom est encore très présent dans ma mémoire (et pas que la mienne visiblement), comme l’un des tous meilleurs films de super-héros de l’histoire avec Incassable et Watchmen. L’esthétique rétro, l’humour Pixar toujours aussi efficace, le scénario à la James Bond,… étaient un concentré de bonnes références re-digérées idéalement en un film joli, marrant et plein d’action. Et l’intrigue classique des films de super-héros (la loi interdisant leur activité, sujet vu dans Watchmen ou X-men) le rattachait pleinement à la lignée des comic-books.

On savait qu’un second épisode était prévu et malgré l’impatience, la durée de l’attente était un gage que ce numéro 2 ne sortirait pas pour des raisons commerciales mais par envie réelle du réalisateur Brad Bird, l’un des plus talentueux artistes de Pixar (déjà à l’origine d’une revisitation du mythe de King-Kong avec son Géant de Fer, considéré comme l’un des meilleurs dessins-animés jamais produits). Le rachat de la boite par Disney entre temps pouvait faire craindre une contamination de bien-pensance. Qu’en est-il?

Alors que la famille Parr voit la disparition du programme de réinsertion des super-héros, un étrange mécène propose de les embauches pour réhabiliter le rôle des héros dans la société. Ce sera Elastigirl qui fera le test en se lançant à la poursuite de l’Hypnotiseur…

Résultat de recherche d'images pour "les indestructibles 2"Et bien personnellement j’ai passé un excellent moment avec la famille indestructible! Le principal manque est celui de la nouveauté. C’était inévitable mais du coup on est forcément en terrain connu, surtout pour ceux qui ont vu le court-métrage sur Jack-Jack et ses pouvoirs, qui coupe un peu le principal apport de ce film. Le bébé apparaît en effet un peu comme le Scrat de l’Age de glace, focalisant les meilleurs séquences sur ses capacités. Mais contrairement au film givré tout le métrage ne repose pas que sur ces moments et c’est tant mieux.

Le film débute immédiatement après la fin du premier, c’est du coup un peu perturbant de se remettre dans le bain après quatorze ans d’attente et je conseille vivement de se revoir le premier épisode avant (bien que ce ne soit pas indispensable, mais ça aide à se rappeler le contexte). Le film voit le retour de Frozone, Edna et des voix françaises particulièrement réussies. Les séquences d’action sont nombreuses mais ce sont bien les problèmes de famille qui restent dans les mémoires en tirant sur les zygomatiques. Les affres de la garde d’un super-bébé, le combat contre le raton-laveur, les conséquences de l’effacement de mémoire sur la vie sentimentale de Violette sont autant de moments qui nous rappellent la force de cette franchise et de tout bon film de super-héros: les éléments de la vie quotidienne pour des personnes anormales…

Résultat de recherche d'images pour "les indestructibles 2"La brochette de nouveaux héros est dotée de pouvoirs très originaux et l’équipe du film s’éclate à créer des situations tordantes à partir de ces pouvoirs. Visuellement j’ai été un peu déçu par rapport au premier. Le design général est très proche mais le cadre plutôt nocturne et urbain ne permet pas le dynamisme que comportait ne premier film avec la maison d’Edna, l’ile secrète ou le look rétro de la maison Parr.

Malgré ces très petits bémols, Les indestructibles 2 est largement à la hauteur du premier et on hésite à vouloir une nouvelle suite tant il sera difficile de proposer un scénario qui bouleverse réellement l’intrigue et le risque de tomber dans la redondance.

note-calvin1note-calvin1note-calvin1note-calvin1