*****·BD

Aldobrando

La BD!

Histoire complète en 200 pages, écrite par Gipi et dessinée par Luigi Critone. Parution le 15/01/2020 aux éditions Casterman.

Heureux qui comme Aldo

Le jeune Aldobrando n’a aucun souvenir de ses parents. Élevé par un vieux sorcier soucieux de payer sa dette en lui transmettant les arcanes de son art, l’orphelin un peu distrait semble bien loin de la gloire passée de son père, qui fut victime d’un complot qui entraîna sa disgrâce et sa mort dans la Fosse

Alors qu’il prépare un sortilège nécessaire à son apprentissage de sorcier, l’étourderie  du jeune garçon provoque  une blessure au vieux sorcier. Seule l’herbe loup, une plante médicinale très rare, pourra le sauver. Aldobrando, pour la première fois de sa courte vie, va devoir s’aventurer seul dans l’a royaume, et affronter mille dangers pour sauver son père adoptif. Chétif et quelque peu naïf, Aldo va tomber de Charybde en Scylla et connaître bien des mésaventures qui feront de lui un aventurier glorieux…ou un homme mort.

Remarqué à sa sortie, Aldobrando est une réussite en tout point. Dès les premières pages d’introduction , le scénariste parvient à nous faire aimer son protagoniste et à nous le rendre sympathique, ce qui a pour conséquence de nous faire véritablement (mais raisonnablement, plot armor oblige) redouter l’issue de son aventure. 

Le fait qu’Aldobrando soit un gentil gringalet, autrement dit qu’il soit le plus mal placé pour mener à bien cette quête, est un autre élément participant à la qualité du récit, car cela nous fait anticiper et donc craindre, son échec plus que probable, ce qui a pour conséquence de rendre sa victoire finale d’autant plus savoureuse. On est donc loin du héros ennuyeusement badass et survitaminé, qui bien souvent n’est qu’une projection fantasmée de l’auteur, et qui triomphe de façon exagérée des obstacles dressés face à lui. 

L’utilisation des quiproquos et des retournements de situations, en plus d’un casting de personnages intéressants et bien écrits, permet une immersion encore plus grande dans l’histoire, dont la mise en scène est servie par des dialogues savoureux. Le thème du passage à l’âge adulte est assez évident dès la première lecture, mais se conjugue agréablement avec d’autres thèmes comme celui de l’amour, de la destinée et de la corruption. Le ton de Gipi est résolument satirique, à en juger par la façon dont sont dépeint les aristocrates et autres bigots.

Graphiquement, eh bien c’est à Critone que l’on a affaire, donc autant dire que les planches sont sublimes, tant par l’expressivité de ses personnages que par la qualité de ses cadrages, sans parler des aquarelles qui sont à tomber par terre. Sublime à regarder, adroitement écrit, Aldobrando est l’une des réussites de l’an passé, à vous procurer si ce n’est pas déjà fait !

***·BD·Nouveau !

No Body, saison 2 #1

La BD!

BD de Christian De Metter
Soleil (2019), 92p., volume 1/3, saison 2.

Reprenant le format comics de la précédente excellente saison américaine, cet ouvrage annonce une histoire en trois parties (déjà titrées: L’agneau/ Les loups/ le berger) située dans l’Italie des années de plomb. Hormis une maquette assez travaillée et dotée d’un vernis sélectif, rien de notable en matière éditoriale et toujours le même regret d’absence de documentation sur la période. Ce serait une vraie valeur ajoutée étant donnée le projet.

couv_375692Italie, 1974. Dans une Italie où l’actualité se partage entre le football et les attentats et enlèvements, le commissaire Sordi doit enquêter sur l’enlèvement d’une fille de bonne famille. Entre son collègue qui semble plus préoccupé par les fesses des filles et les buts de la Lazio et des terroristes qui n’ont pas encore demandé de rançon, il faut manœuvrer finement et en eaux troubles…

Ce qui faisait le sel de la première saison de No Body c’était son atmosphère et une construction en aller/retour temporels calqués sur l’excellentissime série américaine True Detectives. Dans ce nouvel album très réaliste, c’est plutôt l’immersion dans une atmosphère très particulière que l’auteur recherche. Difficile de se prononcer sur une intrigue qui débute juste avec une construction que l’on pressent très linéaire et logique au vu des titres des parties. Si le scénario instille des mystères sur ses personnages, on suit un étonnant classicisme dans cette progression vers l’enlèvement. Toujours proche du cinéma, Christian De Metter maîtrise parfaitement son art du cadrage, du rythme et des dialogues. On ne s’ennuie pas une seconde à cette lecture dont on sort pourtant un peu sur sa faim si l’on se remémore la tension de la saison 1. Obligé de comparer lorsque l’on a l’historique (je rappelle que cette saison est totalement découplée de la première), on ressent une petite baisse, une sagesse que l’on n’attendait pas et qui fait de cet album un bon policier qui pour le moment ne ressort pourtant pas du lot.

L’objet de l’ouvrage est donc bien documentaire, croquer des trognes, moustaches et pattes d’eph, les camionnettes en tôle de la police, les imper qui nous rappellent des NOBODY Saison 2 Épisode 1 - L'AgneauVerneuil. Sur ce plan c’est très réussi et l’on se plait à suivre ce commissaire un peu absent chez qui on devine un secret qui n’attend que d’exploser dans les prochains volumes. Car on suppose que sous ce calme apparent se cachent des drames à venir dans les deux prochains volumes tant on n’imagine pas un auteur chevronné comme De Metter se contenter d’un ouvrage aussi simple. Vu comme une introduction à l’histoire (l’album s’ouvre sur la fuite de la jeune fille avant de nous relater les événements qui ont conduit à cela et de s’achever sur la scène du début, bouclant la boucle) l’album n’a pas le temps d’installer ni véritable mystère, ni drame.

Sur le plan graphique l’auteur revient à sa technique à effet crayonné qu’il avait modernisé sur la fin de la précédente saison. J’aurais préféré un trait plus réaliste mais les habitués seront servis tant son style est reconnaissable. N’étant que peu friand de cette esthétique je lui reconnais pourtant une efficacité certaine dans la reconstitution même si j’aurais préféré un trait plus réaliste.

Il ressort donc de cette mise en bouche un vrai plaisir de lecture qui s’appuie principalement sur des dialogues et personnages costauds faute d’intrigue surprenante. N’abordant finalement pas le sujet très politique de la guerre froide et ses implication sur le pays, l’auteur prends le temps de nous installer confortablement dans notre fauteuil pour ce premier acte d’une trilogie qui devrait monter en puissance.

note-calvin1note-calvin1note-calvin1

****·BD·Mercredi BD·Nouveau !·Service Presse

Le caravage

BD du mercredi

BD de Milo Manara
Glénat (2015-), 52 p., 2 vol parus, série finie.

Couv_351631Couv_241292A l’occasion de la parution du tome 2 de conclusion de cette histoire dessinée par le maître Manara j’ai entrepris la lecture du double album dans son intégralité. Si j’admire le talent de l’artiste italien, comme beaucoup sa bibliographie m’a déçu et je ne parle que des albums non érotiques. La saga ultra violente de Jodorowsky sur les Borgia dépeignait les mêmes lieux (Rome et l’Italie) un siècle avant où Manara reprenait déjà ses thématiques graphiques à la fois fascinantes et redondantes: la plèbe, les ruines de la Cité, les paysages de l’Italie, la violence et la crudité de la vie. Peu attiré par le sujet je profite de l’occasion pour découvrir un double album apaisé où l’on découvre les mœurs de l’époque mais aussi beaucoup le quotidien artistique, le travail des peintres de la Renaissance que l’on n’a jamais aussi bien vu en action.

Michelangelo Merisi arrive à Rome en provenance de Milan après une formation dans l’atelier d’un disciple du Titien. Jeune homme fougueux, ambitieux, son talent est rapidement repéré par un cardinal humaniste qui tente de le protéger de son envie de vérité qui le mets en danger face à deux ennemis: l’intégrisme de la foi et les souteneurs des prostituées qu’il utilise comme modèles…

Les BD sur le Moyen-Age ont ceci de fascinant qu’elles ont souvent un côté naturaliste qui dénote totalement avec les images d’Épinal ou de la Fantasy anglo-saxone. Elles permettent en outre de mettre en lien une vie quotidienne crue et simple avec des œuvres ou événements mis sur des piédestal dans les musées ou narrés par la Geste historique officielle. A ce titre l’album de Milo Manara sur le Caravage ressemble à la magnifique trilogie de Luigi Critone sur François Villon, où l’on retrouvait en outre un style graphique italien de paysages vaporeux (visuels qui inspirent aussi Marini sur sa série Scorpion). Il y a beaucoup de similitudes dans le traitement de ces deux personnages, grands artistes inspirés et hommes simples, soumis à des pulsions violentes qui les entraînent dans des déboires judiciaires. Seule l’admiration de puissants seigneurs humanistes les sauve de leurs démons. La violence des époques, la sexualité et la corruption de sociétés basées sur la force  et la religion sont dépeintes dans ces deux séries.

Dans Caravage les deux albums sont relativement distincts, et c’est ce qui rend la série intéressante. Si les décors romains occupés par des foules besogneuses ont déjà été illustrés par Manara dans d’autres BD, le second album intitulé « Grâce » (dans l’attente de la grâce judiciaire du Caravage suite à son combat du premier album), se déroule dans le sud, entre les territoires lumineux du château de Malte et les villages de Sicile. Quand le premier volume se situait au cœur du pouvoir et des arts, la suite nous dépeint une société d’ordre militaire, celle des chevaliers de Malte, et montre combien ce monde de la Renaissance tout juste échappé du Moyen-Age est morcelé, éloigné et illustre l’absence de Nation italienne à l’époque. Le découpage est un peu abrupte avec une continuité assez décousue et des deus ex machina qui indiquent que Manara reste un grand dessinateur avant d’être un grand scénariste. Mais l’histoire est intéressante et prends par moment la forme de récits d’aventure et de cape et d’épée de par la propension violente du grand peintre. L’auteur a la bonne idée de ne pas faire de sa série  un précis d’histoire de l’art qui aurait étouffé la vision épique. Avec un premier tome plus porté sur l’acte de création et un second plus aventureux, la lecture s’enchaîne très légèrement.

Le Caravage - Tome 2 de Milo ManaraLes dessins ne sont pas les plus précis qu’ait réalisés Manara mais son style est toujours aussi clair, esthétique et ses colorisations rendent parfaitement des ambiances toutes particulières, celle des paysages méditerranéens ou des intérieurs du XVII° siècle, avec nombre de citations graphiques de Piranese et d’autres peintres de la Renaissance. La plèbe permet au dessinateur de montrer les belles formes habituelles de ses demoiselles, mais sans excès, restant sur son sujet. Les expressions faciales en revanche sont réellement très percutantes.

Manara s’est toujours intéressé à la création et l’histoire de l’art (le Giuseppe Bergman critiqué sur ce blog portait déjà sur le sujet). Sa description de l’homme Caravage plus que du peintre permet un récit populaire d’une époque fascinante. Très équilibrée, sa série est probablement l’une des plus intéressantes et accessible de la bibliographie du maître de l’érotisme, associant intérêt graphique, historique et artistique. Il est bien dommage que Glénat n’ait pas anticipé la publication d’une intégrale augmentée pour les fêtes de Noël tant Caravage ferait un très beau cadeau.

note-calvin1note-calvin1note-calvin1note-calvin1

Achetez-le

badge-cml

***·BD·Nouveau !·Service Presse

Klon

BD de Corrado Mastantuono
Mosquito (2018), 126p.

bsic journalismMerci aux éditions Mosquito pour cette découverte.

couv_319963Le sympa envoi de l’éditeur Mosquito, grand défricheur des talents graphiques italiens et d’ailleurs, me permet de découvrir l’artiste Corrado Mastantuono, dont la couverture de l’album Klon est particulièrement réussie: énigmatique, dynamique et colorée. Il a publié récemment en France la série fantasy Elias le Maudit qui a plutôt de bonnes critiques et préalablement des albums de genre proches de la BD américaine des années 50.

Son style est assez classique et j’avoue que si les couleurs de l’album sont très sympa, les images que l’on peut voir de ses autres séries, notamment western et polar montrent que c’est probablement en noir et blanc qu’il faut apprécier son talent. Le design général de l’album (qui est de la SF dystopique) est plutôt rétro, rappelant les BD SF des années 70-80, avec un petit côté Gillon/Moebius/Manara: une simplicité du trait, une certaine statique des mouvements en même temps qu’une grande précision anatomique et d’occupation de l’espace. Mastantuono a commencé dans l’animation et a travaillé chez Disney, et cela se voit dans cette maîtrise générale des cases.

Résultat de recherche d'images pour "mastantuono klon"Dans un futur proche, les multinationales imposent leurs vues de gré ou de force aux gouvernements. Le ministre de la santé italien est pourtant un incorruptible. Chargé d’installer un nouveau système de sécurité imparable au ministère, l’anarchiste punk Rocco Basile assiste à une tentative d’assassinat et devient la cible d’une officine qui le pourchasse sans relâche. Mais pour ce nihiliste passablement shooté, la réalité n’est pas ce qu’elle semble être…

L’intrigue de Klon est un peu perturbante par sa linéarité et par les effets de brouille que provoquent les sauts de réalité: le lecteur, comme le personnage, ne sait pas tout au long de l’album à quel saint se vouer, ce qui est réel et ce qui est rêvé, le pourquoi de cette fuite sans fin… L’histoire est très directement issue de l’univers de Philip K. Dick, teintée du pessimisme politique italien d’une société gangrenée par la corruption, l’affairisme et les mafia. C’est donc bien une BD d’une grande originalité que nous propose Mosquito, à la fois par ses thèmes et par son dessinateur, à peu près inconnu de ce côté ci des Alpes. Image associéeIl plane une drôle d’atmosphère dans cet album qui débute par un long monologue du personnage principal commentant la société et ses contemporains tel un sage que les drogues auraient rendu extralucide. L’auteur affuble son héros d’une coiffure digne de Ziggy Stardust, d’un cache poussière sorti d’un Sergio Leone et de cernes qui ne le rendent pas franchement sympathique… Surtout, sa passivité chronique en font plus un témoin d’une machination infernale qu’un crack de l’informatique qu’il est censé être. Comme souvent dans les histoires conspirationnistes le scénario malmène ses marionnettes et son lecteur avec. C’est un peu frustrant car si des coups de théâtre surviennent dans cette course effrénée de 130 pages, ils ne reposent jamais sur des décisions du héros. Finalement cela correspond bien à la psychologie du personnage, extérieur à son environnement et à son existence, c’est cohérent avec l’intrigue, mais je trouve qu’il manque une petite étincelle pour véritablement immerger le lecteur.  La chute de l’histoire est néanmoins bien menée et terriblement cynique.

Graphiquement Mastantuono maîtrise sa partition et le style du dessin respire une certaine classe. J’ai eu un peu de mal néanmoins avec le design général de ce futur qui fait un peu daté. C’est une histoire de goût, là encore on sort des styles hyper-technologiques courants dans la BD de SF pour une apparence Old-school vue chez Moebius par exemple (j’ai retrouvé quelques ambiances de la regrettée série L’histoire de Siloé de Servain et Letendre).

Résultat de recherche d'images pour "mastantuono klon"Au final nous avons une bonne histoire de SF paranoïaque assez classique qui permet de découvrir le travail d’un auteur au grand potentiel. Ce n’est pas la BD de la décennie mais un travail honnête pour des lecteurs curieux de découvrir la BD italienne.

note-calvin1note-calvin1note-calvin1

***·BD·Mercredi BD

Horacio d’Alba

BD de Jérôme Le Gris et Nicolas Siner
Glénat (2011-2016), 3 volumes de 54 pages, série finie.

501 HORACIO D_ALBA T01[BD].inddLa série a commencé à paraître chez 12bis avant sa disparition et a ensuite été reprise par Glénat en même temps que la sortie du tome 3. La maquette de couverture de l’édition Glénat est franchement moins élégante que l’originale, de même que l’illustration.

Dans une Renaissance italienne uchronique, les cités du Nord de l’Italie se sont unies en une République transposant tout conflit dans des duels réglementés. Depuis cent ans l’art du duel est enseigné dans deux puissantes académies sous la coupe d’un Sénat empruntant aux traditions de la Rome antique. Le plus doué des duellistes est Horacio d’Alba. Pris entre son respect des traditions, l’obéissance au chef et les bouleversements politiques qui se trament dans l’ombre, il devra faire des choix… qui impacteront jusqu’à ses plus proches.

Résultat de recherche d'images pour "horacio d'alba siner"Horacio d’Alba est une très belle série historique politique au format court et à l’ambition importante, pour deux jeunes auteurs (c’est la première BD du dessinateur, la seconde du scénariste). Les trois tomes semblent écrits par un chevronné tant ils sont équilibrés dans leur exposition et la montée en régime. Le côté dramatique, shakespearien est assumé et porté par des tableaux d’intérieur relevés par le dessin très encré de Siner, par des dialogues nombreux et des personnages tragiques (dès la scène d’introduction où Horacio tue sa femme en duel). J’ai trouvé le dessin très classe extrêmement proche de ce que faisait Alex Alice à ses débuts (regardez le premier volume du Troisième testament et celui d’Horacio d’Alba, Siner n’a pas à rougir), avec la même puissance mais aussi les mêmes défauts. L’illustrateur est en progression et propose tantôt des plans magnifiques de contrastes, d’encrages, de superbes visages, quand sur un certain nombre d’autres cases sa gestion des regards est un peu flottante. Il y a une grande proximité avec le travail de Dimitri Armand, tous deux ayant un vrai talent mais quelques défauts à corriger. Le second volume est l’un des plus réussis que j’ai lu en BD historique depuis quelques temps, avec notamment une scène d’affrontement à grande échelle entre les deux académies extrêmement puissante.

Résultat de recherche d'images pour "horacio d'alba siner"On sent néanmoins le plaisir de dépeindre une époque faite d’art et d’artisanat. Ainsi le compagnon de route d’Horacio est un imprimeur et les auteurs présentent maintes digressions sur les avancées scientifiques ou médicales de la Renaissance, ce qui habille le contexte et donne un fonds très intéressant à la série. Une petite connaissance des périodes historiques aidera à s’immerger dans Horacio d’Alba mais n’est pas indispensable, le lecteur pouvant aussi se laisser porter par le récit comme il le ferait dans de la Fantasy. Car la série est à cheval entre les deux: un peu comme Servitude, elle revête un traitement résolument historique dans un contexte fictif et fantasmé (ce qui permet selon moi d’allier le meilleur des deux genres!). La dimension politique est centrale, avec une République soumise aux assauts d’un cardinal en passe d’être élu au pontificat, un roi de France observateur mais interventionniste et  des conflits internes entre les Anciens et les Modernes de la Républiques du point d’honneur. Résultat de recherche d'images pour "horacio d'alba siner"Les dessins insistent sur les détail des objets, des costumes et des paysages (ces derniers ne sont cependant pas le point fort de la série) pour retranscrire une époque fascinante dont Horacio d’Alba propose d’être un moment caché, comme la chute du scénario l’amène très intelligemment. J’aime toujours quand la première case réponds à la dernière en bouclant la boucle, procurant une grande satisfaction de lecture.

Avec ses quelques petits défauts graphiques, Horacio d’Alba donne pourtant envie que l’histoire continue tant les personnages et cette histoire sont originaux, dans la même idée que celle du Troisième Testament ou du Château des étoiles: une passion de l’Histoire et des histoires, en proposant de la BD d’aventures politiques et d’action à la fois grand publie et intelligente. On souhaite en tout cas de beaux projets pour ce couple d’auteurs qui confirme leur talent sur leur première série.

Résultat de recherche d'images pour "horacio d'alba"

note-calvin1note-calvin1note-calvin1

Cet article fait partie de la sélection de22528386_10214366222135333_4986145698353215442_n, cette semaine hébergée chez Mille et une frasques.