BD·C'est lundi...·Comics·Manga

C’est lundi, que lisez-vous? #4

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

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Les lectures bibliothèque de mes enfants, un SP Sarbacane, un SP Arènes BD et enfin mon Esad Ribic quêté en occasion!

2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

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Un cadeau, un SP Sarbacane, et révision du Roy avant lecture du 3, diantre!

3. Que vais-je lire ensuite ?

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Par-ce que les nouveautés de rentrée faut bien s’y mettre quand-même… Beaucoup de retard avant octobre, pas sur que je me tape les relectures de séries avant les suites prévues cet automne…

En vous que lisez-vous?

 

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Comics·Graphismes·Rétro

Esad Ribic: panorama des graphic novels

d58528cec41febe6019cc635df02c6bdJ’ai découvert Esad Ribic sur les conseils d’un libraire à propos de Thor: le massacreur de dieux. Dire que j’ai été soufflé (à la fois par le scénario et par le graphisme) est un euphémisme, si bien que la découverte de l’artiste croate m’a donnée envie de voir ses œuvres précédentes (le dernier auteur comics qui m’a entraîné ainsi dans un rétro important c’était Tim Sale, que je suis depuis même s’il ne produit plus grand chose (« Captain America: Blanc«  aux dernières nouvelles). Rapidement je suis tombé sur le triptyque « Loki » (2004), « Silver Surfer Requiem » (2007), « Namor, voyage au fond des mers » (2008), trois réinterprétations de seconds couteaux très charismatiques de Marvel, trois publications Panini… forcément plus éditées comme à la très mauvaise habitude de l’éditeur. On trouve ainsi les ouvrages en relativement bon état à des prix vite prohibitifs sur le Web… Bref.

Les ouvrages sont en peinture directe et commencent à dater. Pourtant dès Loki l’on voit la puissance technique de l’auteur, qui a su depuis simplifier son trait vers un style plus BD (sur Thor et ses illustrations récentes). La qualité des cadrages, du trait, du dynamisme font que Ribic est très très loin de n’être qu’un peintre et aurait des leçons à donner à un maitre de la tempe d’Alex Ross en matière de mise en scène.

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Ainsi dans « Namor », variation assez classique du huis-clos horrifique en sous-marin, le découpage et la mise en scène sont plus qu’essentiels puisque de décors il n’y a presque pas! Tout est dans les visages (mêmes gros plans torturés et ravageurs que dans Loki ou même Thor) et les cadrages sens dessus dessous qui créent une véritable atmosphère paranoïaque et inquiétante. Namor devient une créature démoniaque et invincible (on est proche du Ghor du « massacreur de dieux« ) avec un traitement hyper-réaliste qu’utilise par exemple au cinéma M. Night Shyamalan sur Incassable. « Namor » (titré « the depth » en VO) est l’histoire d’un scientifique en quête de gloire qui souhaite prouver au monde que le mythe d’Atlantide n’existe pas. La descente en sous-marin dans la fosse des Marianne va confronter l’équipage à ses peurs et le scientifique à son cartésianisme (grosso modo le même sujet – en moins fantastique – que le très bon « Sanctuaire«  de Bec et Dorison). Le scénario est un voyage en tension vers la folie et l’irrationnel. Le dessin est un exercice de style de mise en ombres et en contrastes des visages de cet équipage. 2fryreqTantôt dans le noir absolu, tantôt dans la lumière blafarde des lampes, Ribic travaille ici la lumière puisque son histoire n’est qu’ombre et lumière (les monstres tapis dans la première face à la lumière de l’esprit rationnel). Si l’on peut tiquer sur un usage immodéré des « gros yeux » et une difficulté à distinguer ses personnages par moment, Esad Ribic livre néanmoins ici une partition impressionnante que l’on n’a pas l’habitude de trouver dans la production BD américaine.

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Changement de ton total sur Silver surfer (réalisé un an avant), dont le thème est plus intellectuel, se penchant sur les devoirs d’une puissance, sur la guerre, l’amitié et le sens de la vie. Graphiquement, si l’on est cette fois dans les immensités galactiques ou planétaires, Ribic focalise déjà son travail sur les contrastes, notamment avec les reflets du monde sur le mercure du Surfer. L’on sent le projet moins contraignant et l’artiste se livre à de sublimes tableaux de nébuleuses ou de conflits spatiaux gigantesques. Cet album est bien plus raccroché à l’univers Marvel puisque interviennent les 4 fantastiques, Spidey ou encore Dr Strange et l’humour n’est pas absent contrairement à Namor. L’ouvrage est couvert d’une belle mélancolie et comme sur Namor l’alchimie entre scénario et illustration est évidente.

Loki, le plus ancien des trois, est aussi le plus ambitieux. Véritable renaissance de Frazetta sous les pinceaux de Ribic, l’album projette la vision de la victoire de Loki sur les dieux d’Asgard et sa confrontation à la réalité du pouvoir et du regard des autres. planchea_228600On est dans du médiéval pur, oubliez la vision Marvel et plus encore MCU, ici on est dans la tradition directe du mythe. Esad Ribic apporte déjà ses expressions torturées en gros plans, ses couloirs sombres, ses colonnades surexposées. On est essentiellement en huis clos et les décors peuvent paraître austères, cyclopéens, mais c’est pour mieux se centrer sur le drama, le théâtre à l’ancienne, fait de monologues, de confrontations. Tragédie grecque transposée à Asgard, Loki est une lecture intellectuelle, qui se mérite. L’on pourrait regretter la présentation manichéenne de Loki (mais n’est-ce pas le caractère de ce dieu dans la mythologie?) dans la plume d’un auteur de comics américain, mais le cheminement est néanmoins réel jusqu’à la fin, théâtrale, majestueuse, cynique. Cet album se rapproche plus du Silver surfer par sa dimension « divine » et introspective et est une œuvre à lire, très étrangère à l’esprit des comics et qui encore une fois démontre une alchimie rare d’un auteur et d’un illustrateur au style très européen.maxresdefault

Cette trilogie (qui n’en est pas une) est réellement un monument graphique et artistique qui mériterait une réédition. En attendant, les trois sont dénichables par des moyens « détournés » sur les réseaux…

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BD·C'est lundi...·Comics

C’est lundi, que lisez-vous? #3

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

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Petit panier de ma bibliothèque, des BD aperçues à leur sortie mais pas encore lues.

2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

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Suite de la gentille série western de Lupano et découverte d’un album du dessinateur de Tokyo Ghost.

3. Que vais-je lire ensuite ?

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Suite de la série Descender chroniquée ici et comme superlecteur Iznéo, rafraichissement sur le Roy des Ribauds avant la lecture du Tome3. Enfin, halleluja, j’ai dégoté deux trois albums du fabuleux Esad Ribic, ce qui donnera certainement lieu à un article sur l’Etagère. Du coup je réalise que je fais essentiellement du Comics depuis quelques mois. Est-ce un attrait de fond ou par-ce que je fais du rétro?… ça mériterait peut-être une psychanalyse…

En vous que lisez-vous? Quels achats pour la rentrée BD?

 

C'est lundi...

C’est lundi, que lisez-vous? #2

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

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Révisions sur la grandissime série Servitude (critique ici) avant la parution à l’automne du tome 5, derniers mètres en apnée sur la magnifique série d’alpinisme Ascension et rattrapage de retard sur le très dispensable troisième cycle de Lanfeust. Également relecture du très bon Comte Skarbek de Rosinski pour une critique Iznéo et découverte (mieux vaut tard que jamais) d’Un océan d’amour qui confirme que Lupano est vraiment le grand scénariste du moment.

2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

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On continue servitude (avant de se lancer sur la saison 7 de GOT!!!!) et on reprend  Descender (le T1 est chroniqué ici).

3. Que vais-je lire ensuite ?

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Ca fait longtemps que je veux lire Herakles (trouvé en braderie de médiathèque avec l’actu en patates). Je fais ma culture sur l’illustrateur Esad Ribic dont je suis tombé amoureux depuis Thor… Et puis bon bein c’est bientôt la rentrée les amis, une très très grosse rentrée niveau qualité (si vous voyez un lien avec l’absence des traditionnelles parutions Van Hamme and co depuis quelques temps vous me prévenez hein?). Billet à suivre très vite pour vous dire ce que Me Myself and I on attend.

Comics

Thor – le massacreur de dieux

Comic en 2 volumes de Jason Aaron et Esad Ribic
Panini (collection Marvel NOW) en 2014. Parution US 2012-2013.

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Les éditeurs de super-héros ont pris l’habitude de rebooter leurs personnages régulièrement. La série « Marvel NOW! » lancée en 2012 visait à proposer des album plus on moins one-shot permettant aux novices de s’introduire dans une histoire sans posséder une thèse en super-héros. Cet « arc narratif » (continuité scénaristique ayant un début et une fin même si elle s’inscrit dans une chronologie plus vaste) propose donc les épisodes 1 à 5 (pour le volume 1) et 6 à 11 (volume 2) de « Thor: god of thunder », publié en fascicule aux états-unis. La série se poursuit sur des tomes 3 et 4 toujours chez Panini, mais dissociés au niveau de l’histoire.

La fabrication éditoriale du livre est propre comme d’habitude chez Panini, avec des volumes reliés format comics incluant un Ours de l’édition américaine, un texte introductif original permettant de se situer dans la 7994922815b5c57b6e7be9e5cc7acb82trame du personnage et les couvertures originales des volumes US ainsi que des couvertures alternatives incluant un Thor par Manara (si-si !). Rien à redire.

Comme beaucoup d’albums que je chronique, l’élément déclencheur est le dessin. Ici une recommandation d’un libraire m’expliquant que Thor n’était pas forcément sa tasse de thé mais qu’il tenait là une pépite tant graphique que thématique. En effet, si la découverte d’Esad Ribic, fabuleux illustrateur croate très inspiré par Frazetta, est un choc, l’histoire et sa construction se hissent au niveau des meilleurs one-shot de la BD tout genre confondu. Totalement en phase avec le personnage de dieu, le massacreur de Dieux  propose de suivre le dieu du tonnerre dans une enquête galactique à la poursuite de 176e7b9d4a087a4e9be423ed814d08f7Gorr, celui qui cherche à éliminer toute trace divine dans l’univers. Il est rare qu’un nouveau méchant atteigne un tel niveau de charisme et de noirceur et je peux dire que Gorr est à inscrire dans le panthéon maléfique de la BD! Ses motivations sont cohérentes, sa puissance infinie et les combats récurrents avec Thor sont à l’échelle planétaire voir galactique. La construction de l’histoire est très intelligente puisqu’elle entrelace les Thor de 3 périodes: le jeune loup n’ayant pas encore dompté le marteau Mjolnir, le Thor des Avengers et le roi Thor, borgne et manchot, ayant succédé à Odin et luttant contre l’infinité de créatures sombres envoyées par Gorr au faîte de sa puissance dans un combat éternel… L’agencement des trois linéarités permet un grand dynamisme ainsi qu’une interaction très intéressantes entre les trois personnalités du même dieu. Enfin, le caractère mythique assumé de l’intrigue permet de donner toute la puissance graphique de l’album dans des planches décomplexées en dispensant de toute cohérence rationnelle (puisque nous sommes chez les dieux!).

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Quelques séquences sont dessinées par des tacherons peux alléchants graphiquement mais l’essentiel du double album est illustré par Ribic, un vrai régal oculaire. Et cerise sur le gâteau, rarement une fin aura été aussi aboutie, montrant la cohérence totale du projet. Marvel est décidément toujours aussi fort à allier la créativité réelle à la lourdeur des projets industrio-éditoriaux. Si le massacreur de dieux se clôt en deux volumes, Jason Aaron poursuit l’intrigue sur un tome 3 et 4 dont seul le 4 est illustré par Ribic. Ce dernier bien que valant le détour pour le combat d’anthologie entre Thor et Galactus (sic), reste un peu feignant niveau crayons et histoire.

Personnellement cette découverte m’a lancé dans une quête des précédents ouvrages de Ribic, notamment Namor: voyage au fond des mers, Loki et Silver surfer Requiem.

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Fiche BDphile

 

C'est lundi...

C’est lundi, que lisez-vous? #1

J’ai découvert l’initiative sur le blog de Xander et ai décidé de m’y associer comme beaucoup de bloggers. Donc, le principe: chaque lundi les blogueurs qui s’associent répondent à ces questions

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

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2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

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3. Que vais-je lire ensuite ?

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Un peu de nouveautés, un peu de lacunes à combler, un peu de relectures… et quelques mises à jour de Comics DC avant l’avalanche de BD de l’automne et Justice League au cinoche dont la nouvelle bande-annonce rassure enfin (un peu) sur l’avenir du DCEU !