Comics·East & West·Manga·Numérique·Rapidos·Service Presse

Monstress t2

East and west

dq7funkapfhvy4msz4i698mlock301x450Demi-loup a réchappé à ses poursuivants et fait « connaissance » avec le démon qui l’habite. Elle part en terres arcaniques où d’anciens amis de sa mère lui apprennent qu’elle peut en savoir plus sur son passé et sur le mystérieux masque en se rendant sur l’ile des os…
Monstress est un étonnant alliage du manga (les deux auteures sont d’origine asiatique) et du comics, exploitant un très large format (plus de 160 pages couleur par album) pour développer un univers de magie très original. Si le T1 demandait une grande concentration de part la quantité d’informations sur les factions et sur le monde présenté, le second volume suit une trame plus linéaire et donc plus lisible. Le design général des monstres comme des arcaniques est toujours aussi fascinant, l’illustratrice reprenant le thème des hommes-animaux, avec le plaquage de superbes textures informatiques qui fait la marque visuelle de cette série. Si les arrière-plans et décors sont un peu délaissés comme sur beaucoup de BD américaines et japonaises (du fait de la pagination très volumineuse), nombre de cases voir de pleines pages sont magnifiques, rappelant par moment la foison des BD d’Olivier Ledroit. L’ensemble demande du reste une attention particulière, tant visuelle qu’intellectuelle étant donné que le nombre de textes reste important. Ainsi Monstress s’adresse en priorité aux adultes, ne serait-ce que par la violence de certaines séquences. L’édition française suivant de près l’édition américaine il est probable que les aventures de Maïka demi-loup durent encore quelques années étant donnée la tournure prise par l’histoire à l’issue de ce second volume. Les amateurs de mondes complexes, des mythologies de fantômes et dieux-démons chinois adoreront.

Publicités
Comics·East & West·Guide de lecture·Rétro

The red star

East and west
Comic de Christian Gossett et Archangel Studio
Publiés en France par SEMIC (2000/2008). 2 Vol/4. .

redstar-treasury-pr-1-d1aae-665x1024The red star est un ovni dans la production de comics, à la fois par ses éléments créatifs et par sa vie éditoriale compliquée.
La série comprend:
Battle of Kar Dathra’s Gate (correspondant aux 4 premiers épisodes reliés dans le premier tome publié chez SEMIC).
Nogorka (correspond aux épisodes 5 à 8 publiés dans le volume 2 chez SEMIC).
Prison of souls (inédit).
Sword of lies (inédit).
Les deux derniers volumes ne sont disponibles à la vente que sur le site du studio en VO, ou en prix spéculé sur les sites d’occasion… Des one-shot courts dans l’univers de Red star sont parus, jusqu’en 2013 et différentes rééditions collector sont éditées par l’auteur. Attention, la complexité des textes rend la lecture en VO un peu compliquée.

Dans un univers fantastique inspiré de l’Union soviétique, Maya, une sorcière officiant dans l’Armée de l’étoile rouge comme « générateur d’énergie » des formidables forteresses volantes, se remémore la bataille de Kar Dathra durant laquelle son marin le héros de guerre Marcus a péri. Lorsqu’elle apprend que la divinité protectrice de l’Union des Républiques de l’Etoile Rouge a sauvé Marcus, elle entreprend une odyssée pour le retrouver.

C032012_redstarette série fut l’une des premières à être conçue en studio avec l’aide de l’ordinateur pour les éléments techniques. Il s’agit d’une vraie réussite tant graphique que thématique, de part les liens avec l’histoire récente qui créent un certain réalisme et le caractère épique de cette histoire mythique et guerrière. L’alliance de traits proches du crayonné, de visuels souvent époustouflants et des bâtiments et engins parfaitement rectilignes dans un design industriel, ne laisse pas de marbre dans un paysage des comics où l’originalité est rare. Les éléments d’une grande histoire tragique sont là avec cette guerre perdue dans le territoire nationaliste d’Al Istan (inspiré de l’Afghanistan ou de la Tchétchénie), les mensonges d’une nation construite sur des mythes, la bataille des divinités protectrices et la quête de Maya pour retrouver l’esprit de son mari avec les éléments de l’amour universel… le tout porté par un design réellement réussi.
maya-antares-red-star-comics-mLe fait d’avoir associé le côté historique et austère avec des éléments de fantasy (des sorcières destructrices, des esprits, des entités divines bien réelles) renforce l’attrait en permettant d’en faire à la fois une série grand public et exigeante. Je vous la conseille vivement, même si vous devez vous contenter des deux premiers épisodes publiés chez SEMIC, avec l’espoir qu’un grand éditeur français voit l’intérêt de publier l’intégralité dans un format chouette!

note-calvin1note-calvin1note-calvin1