*****·Comics·East & West·Nouveau !

Big Girls

esat-west

Récit complet en 144 pages, écrit et dessiné par Jason Howard. Parution le 01/04/2021 chez 404 Comics

You are beautiful

Le monde tel qu’on le connaît s’en est allé (encore!). Un virus protéiforme nommé « le Mega Organisme » s’est attaqué aux enfants, notamment aux mâles, pour en faire des monstres dont la difformité n’a d’égale que la taille. Ces créatures, que l’on surnomme les « Jack« , ont ravagé la planète, obligeant les survivants à se retrancher au sein de zones sécurisées, dont la plus grande est la Réserve

Toutefois, aucun rempart, aucune muraille ne saurait retenir ces colosses destructeurs. La seule arme viable, ce sont les Big Girls, des femmes touchées par le Mega Organisme, ce qui leur confère une taille gigantesque, préservées des horribles mutations grâce à leurs gènes XX. Emberline, jeune fille de la campagne, est découverte enfant par l’officier Tannik, qui en la recrutant l’emmène à la Réserve, loin des siens. Là bas, elle est entraînée et conditionnée à repousser toutes les attaques de Jacks, aidée dans sa tâche par deux autres guerrières géantes, qui forment le seul rempart entre les humains et l’anéantissement. 

Malgré les ravages causés par ces monstres, Ember ne peut s’empêcher de ressentir la tragédie des Jacks. Enfants innocents, leur seule alternative est d’être supprimé par Tannik et ses hommes ou de se transformer en géant sans âme. Sans-âme ? Ember se pose souvent la question, car, en observant de plus près leurs comportements violents et destructeurs, il semble à la jeune femme que quelque chose cloche, comme s’il y avait encore quelqu’un sous la carapace mutante… 

Attack of the Fifty Foot Woman

Jason Howard, que l’on connaissait jusque-là pour The Astounding Wolf Man et Trees, construit un récit au pitch délirant mais basé sur des thèmes sérieux et d’actualité. En effet, depuis quelques années maintenant, il est devenu nécessaire de mettre en lumière les écarts de l’engeance masculine, et les tourments qu’ils causent à la Femme. Pour cela, Howard met en place une métaphore, certes pas très subtile, mais qui a le mérite de la clarté: les Hommes sont des monstres dont la violence a ravagé les sociétés, et seules les femmes peuvent se dresser face à eux pour espérer les endiguer. Et, vous ne l’ignorez pas, ajouter des géants est un facteur instantané de coolitude pour n’importe quelle histoire (je vous invite d’ailleurs à vérifier, allez-y ! Imaginez du géant dans n’importe quelle histoire, et vous verrez !)

En lisant le pitch, j’ai immédiatement pensé au hashtag #éduquetonporcelet, qui avait suivi le fameux (et nécessaire) #balancetonporc. Ce hashtag laissait entendre, malheureusement, que les dérives dénoncées par BTP étaient la résultante de traits intrinsèques au genre masculin, et que, si certains hommes sont bel et bien des porcs, alors les garçons, qui ne sont finalement que des hommes miniatures, ne peuvent être considérés que comme des futurs porcs en puissance. L’ajout de la notion d’éducation vient instaurer la célèbre dichotomie de l’inné contre l’acquis, ce qui présuppose qu’un garçon nait avec des caractéristiques violentes et sexistes, et que seule une éducation adéquate permettra de le sauver des affres du sexisme. Si on poursuit le raisonnement, il apparaît que le #éduquetonporcelet vient planter l’idée que la bonté et la décence ne peuvent être que les fruits d’une éducation propice et en aucun cas de qualités intrinsèques à l’individu. 

Howard, pour en revenir à notre sujet, ne fait pas l’écueil de la généralité dans son Big Girls. Tous les jeunes mâles ne se transforment pas en monstres, mais ceux qui le font sont soit éliminés, soit ostracisés pour ne vivre qu’en marge de la société. Il faudra alors à Ember toute la bonne volonté du monde pour faire éclater la dérangeante vérité autour des Jacks et du Mega Organisme, et instaurer un nouveau paradigme qui inclut ces êtres, certes dangereux, mais toujours humains. Outre la place de la Femme et les dangers induits par les comportements masculins, l’intrigue de Howard nous met en garde contre les dérives belliqueuses (tient, encore une résonnance avec l’actualité…) et les modes de pensée sectaires qui les accompagnent souvent.

Chaque personnage a de bonnes raisons pour agir comme il le fait, et le tout s’imbrique toujours adéquatement dans les thématiques de l’auteur (Tannik qui chasse les Jack pour des raisons personnelles en mode Achab tout en prétendant servir l’intérêt général, Ember qui doute de plus en plus de son crédo, Gulliver qui se sert des Jack, etc).

Big Girls est donc plus qu’un prosaïque divertissement, il nous interroge sur les fondements de notre société et nous pousse à les remettre en question. Le tout avec des GÉANTS. 

**·BD·Nouveau !·Service Presse

Sirènes & Vikings #4: La Vague invisible

La BD!

Quatrième tome de 56 pages de la série initiée et dirigée par Gihef. Scénario de Nicolas Mitric, dessins de Francesco Trifogli et Maria Francesca Perifano. Parution le 24/03/2021 aux éditions des Humanoïdes Associés.

bsic journalismMerci aux Humanos pour leur confiance.

Sherlock Viking

Quatrième itération du conflit entre guerriers norrois et arpenteuses des mers pour cette collection signée Gihef. Cette fois, nous faisons la rencontre de Lydveig dont le quotidien tranquille est soudainement bousculé lorsque les hommes du Roi Hardeknud la ramènent manu militari devant le monarque sanguinaire. 

Ce dernier a fait mander la jeune mère de famille pour ses talents particuliers, talents dont elle se serait bien passée mais qui font pourtant partie d’elle. Il s’avère étonnamment que Lydveig est la fille d’Aasbjorn, le plus redouté des traqueurs norrois, capable de mener à bien les enquêtes les plus insolubles. Et si le Roi a initialement fait appel à lui ce n’était pas pour une broutille: Hardeknud souhaite retrouver la créature responsable du meurtre sanglant de son fils aîné, Swenborg. Le Roi est en effet persuadé qu’une sirène a le sang de son héritier sur les mains, lui qui se targue d’en avoir massacré une de chacune des huit castes et qui en expose les dépouilles au dessus de son trône. 

Aasbjorn semblait avoir identifié la caste de sirènes en cause, mais il a été lui-même occis par l’un de ces monstres, probablement par la coupable elle-même. Lydveig dont la fille est retenue en otage par le roi, doit mener sa propre enquête en usant des facultés inculquées par son intransigeant paternel, et chercher au-delà des apparences la réponse à ce mystère. 

Cependant, une femme plongée dans un monde d’hommes doit redoubler d’efforts, de stratégie et de détermination pour tirer son épingle du jeu. Y parviendra-t-elle ?

Meutres en eaux troubles

Après trois albums généralement centrés autour du conflit séculaire entre (vous l’aurez deviné) Sirènes et Vikings, et ayant pour thème l’amour contrarié entre deux membres de ces peuples ennemis, la série prend un nouveau tournant pour se transformer en whodunit médiéval, façon Le Nom de la Rose.

L’héroïne réticente mais douée est propulsée à son corps défendant au cœur d’une enquête risquée, dans un microcosme qui lui est hostile (l’on sait toutefois aujourd’hui que les femmes vikings vivaient au même rangs que les hommes et occupaient des places similaires dans la société, participant même à leurs raids armés:)

L’univers, travaillé depuis trois tomes, est en place, la présence de personnages récurrents aidant à densifier le tout. Avec un certain recul sur la série, on parvient à en dégager une thématique centrale plutôt manichéenne, à savoir le joug du patriarcat, ce qui dans certaines configurations, peut aller à l’encontre des réalités historiques, comme on vient de le démontrer plus haut. Néanmoins, il demeure très opportun pour une BD d’Entertainment comme celle-ci de questionner des thématiques actuelles. 

Ainsi, les sirènes, qui sont donc exclusivement de sexe féminin, vivent sous le joug d’un père aussi tyrannique que tentaculaire (non Cthulhu, rassied-toi!), bien que leur microcosme exploite les mâles, appelés tritons, uniquement pour leur semence. Ces derniers sont dépeints comme des créatures frustes, barbares et violentes (à l’exception de Gildwin, dans le tome 3), ce qui n’est pas sans rappeler une certaines catégorie de la population humaine soumise aux affres de la testostérone.

Chaque tome met donc en scène une femme devant s’affranchir d’un despote ou en tous cas d’un monde qui ne la considère pas à sa juste valeur (Blodughada dans le tome 3, Freydis dans le tome 2 et Borglinde dans le tome 1). 

Au contraire, les hommes, paradoxalement à leur statut de vikings, sont généralement dépeints comme cruels, lâches, lorsqu’ils ne sont pas carrément monstrueux, et même les plus sympathiques d’entre eux finissent par céder à la corruption et à l’infamie. Comme nous le disions, la critique est bienvenue, mais le prisme manichéen teinte le propos. 

Le changement de paradigme, avec cette enquête, dynamise l’anthologie en changeant la structure habituelle de l’album. Cependant, là aussi, on note des petites incohérences graphiques que l’on pourrait qualifier de faux raccords, qui écornent un tant soit peu la crédibilité du scénario: par exemple, lorsque la protagoniste explique avoir remarqué un détail sur l’un des suspects lors de sa première rencontre avec lui, l’on se sent, comme dans tous les bons polars, surpris, intrigué et piqués au vif de n’avoir pas su remarquer ce détail nous aussi. Mais lorsque l’on rebrousse chemin jusqu’à la dite rencontre, on s’aperçoit que…ce détail n’y est pas ! Comme si le dessinateur avait dessiné en lisant le script au fur et à mesure, car ce genre de décalage se reproduit plusieurs fois au long de l’album. 

Le mystère en lui-même est maintenu sur au moins les deux tiers de l’album, avec ce qu’il faut de fausses-pistes, toutefois, sans grande surprise, la révélation passe par la moulinette thématique en 

SPOILER

faisant de la victime le véritable monstre. 

FIN DU SPOILER

Côté graphique, la partition est assurée avec une qualité qui demeure constante. Ce quatrième album, s’il participe à renforcer un univers qui était attractif dès le premier tome, révèle néanmoins des failles de conceptions et des redondances thématiques malgré un virage tenté par les auteurs au travers de l’enquête. 

***·BD·Mercredi BD·Nouveau !·Service Presse

La Promesse de la Tortue #1

BD du mercredi

Premier tome de 64 pages, d’une série écrite par Stéphane Spiatzszek et dessinée par Tieko, parution le 27 mai 2020 chez Grand Angle.

bsic journalismMerci aux éditions Grand Angle pour cette découverte.

 

Indomptées car indomptables

Si l’Histoire de France regorge de hauts faits d’armes et de conquêtes audacieuses, elle a aussi ses traits plus obscurs, faits de complots ourdis en secret et de manœuvres pernicieuses.

En 1642, le gouverneur Levasseur a bien du mal à maintenir un semblant d’ordre sur l’île de la Tortue, dont la population interlope est constituée principalement de flibustiers, peu enclins à une vie ordonnée. Ce fin stratège conçoit donc le projet d’amener sur l’île des femmes, bien souvent contre leur volonté, afin qu’elles servent d’épouse à ces hommes sans foi ni loi, pariant sur le fait que le mariage aidera à canaliser sa population masculine.

Embarquées de force pour une éprouvante traversée, Quitterie, Louise et Apolline vont se lier d’amitié dans les cales nauséabondes du bateau, et conclure un pacte tripartite, se promettant une entraide inconditionnelle dans ce nouveau monde sauvage et dangereux.

Dès leur arrivée, les femmes seront réifiées et vendues, chacune à l’insulaire le plus offrant. Le gouverneur Levasseur tombera immédiatement sous le charme vénéneux de Quitterie, tandis que Louise convolera avec Toussaint, le pirate taiseux craint de tous. Apolline quant à elle, est promise à l’amputation suite à une escarmouche durant la traversée. Elle sera sauvée par l’indien Yuma, au caractère ombrageux et sauvage.

Toutes les trois vont devoir apprendre les règles de ce nouveau monde pour pouvoir y évoluer, chacune d’elle ayant ses intérêts et des objectifs qui lui sont propres.

This is a man’s world

Stéphane Spiatzszek utilise savamment ce premier tome pour nous faire découvrir les caractères de ses trois héroïnes, qu’elles soient calculatrice (Quitterie), bravache (Louise), ou déterminée (Apolline). Le contexte historique ancre le scénario dans une réalité âpre et grandiose à la fois, nous plongeant à une époque où certains hommes avaient la lourde tâche de contribuer à la gloire de leur nation, souvent en versant le sang d’autres hommes sur les épaules desquels pesait la même charge.

Alors que l’on pourrait s’attendre à ce que les femmes, achetées comme du bétail par des rustres voire tout simplement enlevées, n’auraient pas leur place sur cette île, on s’aperçoit au contraire qu’elles ont une influence sur les hommes qui les ont choisies, instillant des idées dans leurs esprits et amenant à changer progressivement leurs attitudes.

Graphiquement, Tieko montre son savoir-faire en livrant des planches au dessin net, empreint de classicisme mais porté par une verve cinématographique qui n’est pas sans nous rappeler les grands films de piraterie. Le dessinateur sait comment attirer l’œil sur ses personnages, en leur donnant un design qui viendra refléter ou appuyer leur caractère. Bien évidemment, en ouvrant cet album consacré à l’âge d’or de la piraterie, on était en droit d’attendre Tieko au tournant quant aux décors, et ces derniers ne sont pas en reste, grâce aux nombreux plans larges dans lesquels l’île est représentée dans toute sa beauté. La mise en couleurs signée Fabien Blanchot aide à sublimer le tout.

Entrée en matière efficace, personnages attachants et très bons dessins, difficile de demander mieux pour cette Promesse de la Tortue !

****·BD·Mercredi BD·Nouveau !

Conan le Cimmérien #6: Chimères de fer dans la clarté lunaire

BD du mercredi
BD de Virginie Augustin
Glénat (2019), 57 p. couleur, one shot.

couv_365856A chacun des albums de la (plutôt très intéressante) collection Conan le cimmerien j’hésite longuement entre les deux versions proposées. Je possède la NB grand format de La fille du géant de gel qui est vraiment superbe, tant par le format, papier utilisé que par le rendu graphique des planches non colorisées… mais n’a que peu de bonus (quelques illustrations additionnelles et aucun rédactionnel). La version couleur de Toulhoat et Brugeas et celle-ci de la très douée Virginie Augustin (dessinatrice d’une des meilleurs séries de ces dernières années, Alim le Tanneur avec Lupano) comporte un très intéressant texte explicatif sur la nouvelle qui sert de matériau de base à l’album et permet d’apprendre pas mal de choses sur l’auteur Robert E. Howard. Quelques illustrations d’autres dessinateurs complètent le cahier bonus. Tip-top donc question édition, juste étonnant que Glénat ne propose pas le même contenu sur la version de luxe. Enfin, malheureusement, la couverture ne rend vraiment pas hommage à la qualité graphique d’Augustin sur cet album. C’est étonnant et vraiment dommage…

La princesse Olivia, en fuite, est sauvée par Conan le cimmerien, lui-même rescapé d’une récente bataille. Les deux fuyards, parias, prennent la mer et trouvent refuge sur une île inhabitée. Apprenant à se connaître, ils constatent bientôt qu’une créature invisible les suit et découvrent un temple ancien aux statues de fer menaçantes…

Cet album est celui que j’attendais le plus depuis le lancement de la série. J’ai gardé un excellent souvenir d’Alim le tanneur, non que le style d‘Augustin soit absolument original, mais il se dégage de ses dessins un mouvement, une ambiance vraiment particulière. Il me semble qu’il s’agit en outre du premier album en solo de l’autrice et je dois dire qu’elle s’en sort remarquablement bien. L’adaptation des nouvelles Conan ne vise pas à révolutionner le scénario de BD. Il s’agit surtout d’une vision graphique d’auteurs confirmés et sur ce plan Augustin parvient à insuffler un esprit féministe très intéressant dans ce monde barbare où le Conan classique avec son slip de peau est conservé, pour mon plus grand plaisir (je suis un enfant de Conan le barbare, le film de John Milius!).

Dès les toutes premières pages la sauvagerie du cimmérien s’illustre, taillant en morceau le poursuivant de la donzelle. Si l’on ne voit que très subrepticement les palais des Hyrkaniens on en regretterait presque que l’autrice ne s’attarde pas plus sur cet univers des mille et une nuits où son dessin prends toute sa force en des matières subtiles. Mais le sujet est autre, fait d’île tropicale devant servir de piège pour les deux fuyards, en migrant vers l’univers de la piraterie que nous laisse deviner la conclusion très alléchante… mais que l’on ne verra jamais. Car on touche là une des limites de cette série, son format, variable selon les auteurs mais relativement proche d’un format classique de 46 planches… ce qui est trop peu pour pouvoir donner toute l’ampleur d’une histoire sauvage en one-shot. Il nous faut donc prendre ce que l’on nous offre avec ce petit regret.

Résultat de recherche d'images pour "clarté lunaire virginie augustin"Si la physionomie du barbare semble au début hésiter avec une étonnante gueule carrée presque néandertalienne (les croquis finaux nous montre les différentes versions), la subtilité du personnage surprend, lorsque la fille, incarnation de la faiblesse, craint de se faire viol(ent)er par lui. L’homme armé de son épée est sans peur dans l’espace ouvert de la forêt et y protège la fille. Dès qu’ils pénètrent dans l’étrange temple aux statues de fer le caractère féminin, perméable aux esprits, se connecte avec l’histoire du lieu pour avertir l’homme du danger. On aurait encore une fois aimé que soit poussée cette relation et l’histoire du personnage lumineux, mais il n’y avait pas la place. Cela permet cependant de garder cette part inquiétante que produit le genre fantastique, le lecteur ne sachant jamais le pourquoi du comment. L’équilibre est du reste parfait entre combats hargneux, début d’intrigue et pauses contemplatives sur les paysages luxuriants magnifiquement colorisés par Virginie Augustin. Tout est juste dans cet album, des dessins au découpage qui se permet quelques superbes pleines pages, dont cette séquence de massacre rouge remarquablement construite.

Résultat de recherche d'images pour "clarté lunaire virginie augustin"Un peu de frustration donc, avec une histoire qui se rapproche un peu du Colosse Noir, avec sa magie et sa relation homme/femme, les deux auteurs de celui-ci ayant pris quelques pages de plus pour finaliser une histoire qui s’avère ainsi plus confortable. Mais Virginie Augustin nous propose ce que l’on attend, une vraie histoire de Conan que l’on aurait très sérieusement envie de voir continuer ses aventures sur la mer intérieure. Pour ma part j’ai commencé à lister les albums d’Augustin que je n’ai pas encore lus avec une grande envie de rattraper mon retard! Et cet automne la version de Vatine et Cassegrain arrive alors que 2020 prépare du très lourd avec rien de moins que Valentin Sécher, Timothée Montaigne et Stepan Sejic

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