*****·East & West·Manga

Dragon ball super #3

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Manga de Akira Toriyama et Toyotaro
Glénat (2017-2018) – Ed. Japonaise Shueisha (2015), 3 vol parus en France (4 au Japon).

9782344027554-gÉdition très propre de Glénat reprenant exactement l’élégante maquette japonaise. En intro chaque volume comprend un mot du dessinateur et en fin quelques pages bonus.

Après la fin du tournoi entre les champions des univers (#1 et 2), l’on découvre qu’un double maléfique de Goku a ravagé le futur et pratiquement exterminé l’humanité. Commence une enquête autour de Beerus le dieu de la destruction, les Kaïo Shin des différents univers et la bande de Goku pour éliminer ce danger.

On continue avec toujours autant de plaisir cette improbable résurrection de Dragon ball qui avait tout de la prolongation de trop alors qu’elle gagne à chaque volume et est pour moi, alors que je lis ce troisième tome, meilleure que DBZ, à cheval entre les délires du premier Dragon ball et les élucubrations SF de DBZ. Il y a étonnamment peu de combats ici, pas mal de dialogues, tous très drôles, décalés voir totalement délirants. Énormément de second degré (les noms des différentes formes de super Sayan ou la semi-débilité de Goku). L’intro du second chapitre où le dieu de la destruction joue à Mario kart avec la bande de Sangoku vaut ainsi son pesant de cacahuètes! La mythologie que continue de développer Toriyama est cohérente même si ça part toujours dans tous les sens et que les lois et hiérarchies qu’il a édictées sont sans cesse transgressées. C’est drôle, familier, rythmé et l’auteur parvient même à instiller une vraie curiosité  en mode polar. Les intrigues sont nombreuses (autant que les personnages!) et sont résolues assez rapidement, évitant une histoire qui s’étirerait trop. On est dans des questions de voyage temporel et leurs paradoxes, expliqués de façon très pédagogique.

Sur le plan graphique, si le maître Toriyama (toujours au scénario et ça se ressent!) a passé les crayons à un jeune mangaka qui apprend au contacte de son mentor, ça reste de très bon niveau et hormis quelques approximations (mais les premiers DB étaient-ils tous nickel?) La traduction semble menée -rapidement- avec grand soin et sans censure: de nombreuses explications sur les noms « alimentaires » des personnages ou le langage de charretier de Vegeta…
DBS est vraiment une de mes meilleures lectures manga en ce moment et j’attends avec grand impatience la suite des aventures galactiques des sayans.

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East & West·Graphismes·Manga·Rétro

Cyber Weapon Z

East and west

Manga chinois d’Andy Seto
Tonkam (1995). Série en 10 volumes (terminée). 124 p. par album.

cyberweaponz1_16052004Qui se souvient de Tonkam, le libraire-éditeur de la rue des Ecoles qui œuvra a peu près autant que le grand Glénat pour faire connaître le manga et son univers culturel aux français ? Aujourd’hui absorbé par Delcourt, Tonkam a permis la publication d’auteurs majeurs comme Masakazu Katsura et, donc, Andy Seto sur le manga chinois Cyberweapon Z.

Ce « Manhua » (manga chinois) au titre improbable est une singularité dans l’édition de mangas en France et n’est plus édité aujourd’hui (mais on peut trouver la collection des 10 volumes en occasion sur le Bon coin ou les sites spécialisés). Sa principale qualité (outre sa longueur très raisonnable) repose sur ses graphismes tout en couleur directe (peinture). L’histoire est totalement banale (un traitre attaque le Temple de Shaolin, où sont réunies toutes les connaissances sur l’humanité et défendues par les techniques martiales ultimes…) mais guère pire qu’un Dragonball par exemple. On est dans le manga d’arts martiaux classique où l’on attend plus de beaux combats chorégraphiés qu’un scénario à la Hitchcock…

seto3Sur ce plan donc on en a pour son argent. Le type sait tenir ses pinceaux même si par moment la foison d’effets spéciaux et de couleurs peut gêner la compréhension des cases. Mais c’est flamboyant, ça castagne à coup d’attaques spéciales aux noms improbables et de méchants invincibles. Une très bonne lecture « plaisir des yeux » en somme, une curiosité y compris pour le travail de fabrication très particulier de Tonkam, assez luxueux (rabat souple, pages de papier transparent et plein d’illustrations bonus). Attention cependant, la série étant assez rare, des coquins spéculent et les 10 tomes peuvent atteindre plus de 200€…

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Fiche BDphile