C'est lundi...

C’est lundi, que lisez-vous? #6

Fin d’année très frustrante car énormément de BD (anniversaire en novembre gavé de papier) et absolument pas eu le temps avec la famille et tout. Donc je vais essayer de reprendre en équilibre entre séries à avancer (manga), BD et rubriques imposées par le blog…

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

Couverture de Yin et le dragon -1- Créatures célestes

Rythme imposé par le blog et les BD empruntées à la bib et qu’il faut rendre…

2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

couv_261754nils-tome-2-vfCouverture de Les tuniques Bleues -61- L'étrange soldat Franklin

Couverture de Sun-Ken Rock -4- Tome 4Le Joueur d'échecs

Ce coup-ci je m’y mets à Nils en contexte confortable. J’ai trop aimé le tome 1 et le 2 semble encore plus beau… Le tunique bleu pour Iznéo et la suite de Sun-ken Rock. Enfin, le joueur d’échec qui me faisait très envie mais finalement bof. Faut que je me mette dedans sans doute.

3. Que vais-je lire ensuite ?

Horde du contrevent 01.  Le cosmos est mon campementFées et Amazones

Couverture de Wallman -1- Volume 1

Le triomphe de Zorglub (je sais pas ce que c’est mais on verra bien…) et la Horde du contrevent, adapté de ma dernière grande claque littéraire SF. Il faut que je me mettre sur les artbook que j’ai reçu à mon annive et que j’ai pour ambition de chroniquer ici sous une forme à définir. Côté Manga, Wallman de Boichi, découvert sur Sun-Ken Rock et dont le graphisme et les séquences d’action semblent prodigieuses (de quoi me faire oublier mon deuil de Masamune Shirow). Enfin, la prépub du nouveau cycle des passagers du vent.

Et vous? Déjà du retard? Décoré quoi pendant les vacances?

Donnez vos lectures du moment en commentaires, ça m’intéresse!

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BD·Graphismes·Manga

Le souffle du vent dans les pins

Album illustré de Zao Daocouv_2611002
Mosquito (2016)

Les éditions Mosquito sont un ovni dans le milieu de la bande-dessinée. Association 1901 sur le plan statutaire, tous ceux qui ont eu leurs albums entre les mains savent qu’il s’agit bel et bien d’un éditeur majeur de la BD hexagonale, à travers principalement l’édition de maîtres italiens (Serpieri, Toppi), mais depuis peu également par une ouverture sur la Chine avec en 2012 l’édition de La Vengeance de Masheng et  cette année la découverte d’une maîtresse du pinceau, Zao Dao.

Découvert à Angoulême sur le stand de l’éditeur, cet album n’est ni véritablement une BD ni un album graphique. L’éditeur explique qu’il a (avec l’accord de l’auteur) compilé une série d’illustrations de l’auteure ayant pour thème commun les légendes chinoises, afin d’en faire un récit cohérent avec l’ajout de textes. La conséquence peut être une narration difficile à suivre. Mais la cohérence graphique comble largement cet écueil et l’on est transporté de la première à la dernière page dans l’univers graphique de Zao Dao et des contes chinois, entre Princesse Mononoke et les illustrations « tribales » de Masamune Shirow (de Orion à ses Intron Depot). Attention, il ne s’agit bien entendu pas d’un livre pour enfants puisque les mythologies chinoises sont peuplées de démons, vampires et autres souffleventpins-1créatures démoniaques que le pinceau anime à merveille. La maîtrise des matières, encres et papiers donne un rendu exceptionnel à l’ensemble et l’on oublie bien vite un texte qui devient finalement tout à fait dispensable. Pour peu que l’on présente cet ouvrage comme un Art Book et non comme une BD, aucune hésitation à se procurer ce magnifique album.

Le livre est d’un format large, proche du carré, qui fait la part belle aux panorama et cadrages serrés des visages. La fabrication est solide et le travail d’édition sérieux, avec une impression extrêmement fine (imprimé chez Polygraph print, en Slovaquie), même en posant l’œil sur l’image. L’on souhaiterait une édition de luxe grand format sur papier brut qui trouverait à coup sur son public. L’éditeur semble avoir saisi tout le potentiel de l’auteur puisqu’un deuxième recueil, Carnets sauvages, sort en août.

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Fiche BDphile

Graphismes

Tout l’art de Star Wars – Le réveil de la Force

Phil Szostak

Huginn & Muninn (2015)

Bel Art-book reprenant telle quelle la version américaine (accessoirement indiquée à 25 USD alors que la version française est à 40€…). La confection est sans doute identique puisque imprimée aux Etats-Unis. A noter que contrairement aux Art-book des épisodes 1, 2 et 3 publiés chez Del Rey sur le même modèle, ici on change d’éditeur mais l’on  garde le même concept: genèse graphique d’un film (et de son environnement) avec présentation chronologique des explications et des illustrations. Le format est agréable (bien que pas évident à ranger, comme souvent pour les Art-book…), comporte une jaquette mais peut se ranger sans (la tranche du livre est imprimée). Ouvrage de bonne fabrication. Rien d’exceptionnel mais c’est du travail bien fait.

L’intérêt de ce livre est le même que celui des making-of des dvd: entrer dans le processus de création, fait de tâtonnement, de débats artistiques et créatifs sur les orientations et les idées lancées par les graphistes. L’enjeu majeur (à la fois pour le réalisateur J.J. Abrams et pour les illustrateurs) est de coller avec un univers graphique déjà bien installé (par les films mais aussi l’univers étendu) tout en prenant une certaine autonomie. L’évolution chronologique est sensible, les concepts de personnages principaux évoluent, changent de nom, puis sont validés par le réalisateur. Sur le plan créatif, ce livre est un régal tant il nous immerge dans une foule d’idées non retenues et de prémices à ce qui apparaîtra finalement à l’écran. Parfois une illustration prolonge fortement l’histoire elle-même et le livre n’est pas avare de légendes et explications.

Sur le plan graphique en revanche, du fait des techniques utilisées (et peut-être de la qualité des artistes eux-même…?) on est en deçà des Art-book des épisodes 1 et 3. Ces derniers faisaient déjà la part belle au speed-painting numérique, mais l’ensemble comportait une touche totalement ahurissante. Ici c’est plus sage et entièrement à l’ordinateur, avec un usage des textures plaquées (sans doute dans l’idée de photoréalisme à destination du réalisateur) d’un goût discutable. Il y a finalement peu de surprises par rapport à ce qui est vu à l’écran et la finesse des images laisse parfois à désirer. Surtout, malgré la présence de Doug Chiang aux commandes du département graphique (comme sur les précédents épisodes), pratiquement aucun dessin en technique traditionnelle. D’ailleurs, quand les précédents livres indiquaient la technique utilisée et le format, ici rien de tel, c’est significatif. Cela ne dérangera pas les fans de l’univers de George Lucas mais pourra rendre ce livre dispensable à ceux qui recherche avant tout un haut niveau graphique.

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