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Rick et Morty tome 11

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Onzième tome de la série crée par Justin Roiland et Dan Harmon. Kyle Starks, Tini Howard et Magdalene Visaggio au scénario, Marc Ellerby, Philipp Murphy et Ian Mc Ginty au dessin. Parution le 15/09/21 aux éditions HiComics.

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Merci aux éditions Hicomics pour leur confiance!

Le Rick, c’est chic

Si vous connaissez Rick et Morty, cela signifie très probablement que vous vous êtes départi de vos douces illusions sur la vie et sur votre place dans l’Univers, pour ensuite embrasser une philosophie joyeusement nihiliste. La série animée des studios Adult Swim, s’est en effet faite connaître pour le traitement cruel et amer de ses personnages dans un univers SF totalement déjanté, qui laissait néanmoins la part belle à leur développement.

Avec quatre saisons complètes (disponibles sur Netflix) et un succès qui ne dément pas, R&M se sont offert une adaptation BD, qui reprend les codes et les gimmicks de la série principale pour extrapoler les aventures ironiquement ubuesques de la famille Smith/Sanchez. Pour ceux qui ne connaitraient pas encore, la série raconte les tribulations de Morty Smith, entraîné bien malgré lui par son grand-père Rick Sanchez, scientifique fou, dans des missions et aventures spatio-temporelles assez baroques.

Ce qui fait le sel de la série, c’est bien évidemment le personnage de Rick Sanchez, sexagénaire rude et cynique au génie inégalé, qui lui confère à la fois une vision tristement lucide sur les affres de l’Humanité et une bonne dose d’humour noir. Dans ce tome 11, vous verrez un Morty et une Summer « ricktifiés« , un Jerry Smith toujours aussi loser, et des gags cruels dont seul Adult Swim a le secret. Le comics singe donc correctement son homologue animé, bien que toutes les histoires n’affichent pas le même attrait. Sur cet album, seuls les chapitres mettant en scène Jerry aux prises avec une arnaque pyramidale cosmique et celui des « ricktifications » évoqué plus haut, se détachent du reste, bien que l’ensemble conserve un intérêt du fait des personnages et de leurs traits d’esprit. Le reste est constitué essentiellement de scénettes courtes qui ne comprennent pas nécessairement de chute.

En conclusion, la version comics de Rick et Morty offre de bons moments de rire et permet de patienter entre deux saisons du show.

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Empyre volume 1/4

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Premier volume de 168 pages de la mini-série écrite par Dan Slott et Al Ewing, dessinée par Pepe Larraz. Contient le premier numéro de la série ainsi que les prologues consacrées aux Avengers et aux Quatre Fantastiques.

Peur bleue et enfer vert

Dans notre réalité, il existe des conflits ancestraux, interminables, entre deux ennemis héréditaires, et dont peu de gens se souviennent des événements déclencheurs, comme par exemple le conflit israélo-palestinien. L’univers 616 de Marvel (la continuité classique, donc) reflète bien cet état de fait, au travers de la fameuse guerre Krees-Skrulls.

Les Krees sont une civilisation intergalactique fondée sur des valeurs guerrières, des sortes de spartiates de l’espace, à l’esprit conquérant et impitoyable. Les Krees ont déjà, par le passé, interféré avec l’Humanité, notamment par le biais d’expérimentations ayant engendré le peuple Inhumain. L’un des grands héros de l’écurie (et l’un des rares à ne pas avoir été ressuscité) Captain Marvel, premier du nom, est un guerrier Kree qui, par amour pour l’Humanité, a tourné le dos à son peuple pour devenir protecteur de la Terre. Après sa mort tragique, son titre revint à son faire-valoir de l’époque, le Colonel Carol Danvers, qui après des années passées sous les alias de Miss Marvel, Warbird ou Binaire, assuma enfin son héritage pour s’émanciper et devenir la nouvelle Captain Marvel.

Les Skrulls, quant à eux, sont des êtres métamorphes organisés eux aussi en civilisation intergalactique. Expansionnistes et belliqueux, ils utilisent leurs dons pour infiltrer les mondes cibles et utilisent ensuite leur technologie supérieure pour en prendre le contrôle. Depuis la destruction de leur planète par Galactus, les Skrulls ont des vues sur la Terre, qu’ils convoitent pour eux-mêmes. Motivés par une ferveur religieuse, sous la forme d’une prophétie qui leur promettait le salut sur Terre, ils ont tenté, en 2008, de conquérir la Terre après avoir remplacé de nombreux héros par leurs propres agents (Secret Invasion). Lors de cette attaque de grande ampleur, on s’apercevait que Hank Pym, Spider-Woman, Elektra, Flèche Noire et d’autres avaient été remplacés par des Skrulls, causant la confusion et semant la paranoïa parmi les héros.

Pris séparément, ces deux factions représentent déjà une menace pour l’Humanité. Mais si l’on prend en compte le conflit millénaire qui les oppose, le risque augmente alors de façon exponentielle. En effet, Krees et Skrulls se mènent une guerre sans merci à travers les galaxies, sans que les uns ou les autres ne prévalent jamais. Ce conflit s’est délocalisé sur Terre à plusieurs occasions, mais la plus connue reste la Guerre Krees Skrulls, racontée dans la saga éponyme dans les années 70.

Au milieu de tout ça, il existe un personnage, Teddy Altman alias Hulkling, qui, dans la série Young Avengers, découvrait son double héritage. Fils de Captain Marvel, héros Kree, et d’une princesse Skrull, il était le pont improbable entre les deux espèces, hybride porteur d’un message d’espoir et de paix. Malheureusement, qui veut la paix doit proverbialement se préparer à faire la guerre. Ainsi, Teddy, hissé à la hâte et bien malgré lui sur le trône des deux empires, subit le lobby des deux parties afin de les unifier contre un ennemi commun, la Terre…

Skrulls et autres Kree-minels

Comme à l’accoutumée, les Avengers, les plus puissants héros de la Terre, sont en première ligne pour accueillir la flotte combinée des Skrulls et des Krees. Mais ils ne sont pas seuls, car cette fois les Fantastiques, habitués aux contacts avec ces civilisations belliqueuses (Reed Richards, lors d’une des premières aventures des FF, avait hypnotisé des espions Skrulls pour les transformer en…vaches, qui furent plus tard mangées par des humains, entrainant des conséquences inattendues…mais c’est une autre histoire), sont aussi de la partie.

Les héros découvrent, via un appel de détresse, que Sequoia, le Messie Céleste, fils de deux anciens Avengers, est toujours en vie, et que son peuple, les Cotatis, sont la cible réelle de la coalition Kree-Skrull. Entre un jeune empereur réticent et dépassé par les événements, et deux races aliens prêtes à pulvériser la planète pour régler leurs différends, les Avengers et FF auront fort à faire tout au long des quatre volumes de la série.

Pour les lecteurs aguerris, les schémas de Marvel finissent par apparaître clairement, au bout de quelques années. Qui dit schéma dit redondance, et c’est ainsi que les cycles marveliens ont tendance à se répéter, pas forcément sur la forme, mais au moins sur le fond. En même temps, il faut bien avouer que les grandes sagas, tradition de l’éditeur, n’ont qu’un nombre limité de thèmes à aborder, si bien qu’il faut souvent recycler.

Ainsi, l’on passe de House of M (2005) à House X (2020) , de Civil War (2006) à Civil War 2 (2016), de Fear Itself(2011) à War of the Realms (2020), de la Guerre Kree-Skrull (1971) à Secret Invasion (2008) puis à Empyre. Il s’agit donc, pour le fan, de lutter contre l’éventuelle lassitude en prenant ces events pour ce qu’ils sont, un divertissement proposé à échéance régulière, et mettant en scène nos héros favoris.

Le minimum syndical que nous sommes en droit d’exiger, c’est donc, outre la partie graphique, des personnages bien campés, de l’action, si possible spectaculaire, et une intrigue un tant soit peu rythmée et cohérente.

Ce premier numéro d’Empyre (prononcer Aime-Paille-Heure), si l’on fait preuve d’indulgence quant à ses inévitables prologues, offre donc une entrée en matière tout à fait satisfaisante et promet une saga divertissante, à défaut d’être complètement révolutionnaire. Action ? check. Nos héros favoris ? check. Rebondissements ? check.

Vous l’aurez compris, rien de transcendant à ce stade, mais l’on peut faire confiance à Dan Slott et Al Ewing pour nous faire voyager, en faisant écho à l’héritage riche de Marvel et de sa longue continuité.

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Oblivion Song #4

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Quatrième tome de la série écrite par Robert Kirkman et dessinée par Lorenzo De Felici. Parution le 20/01/2021 aux éditions Delcourt.

Par delà le voile

Il y a plusieurs années maintenant, un événement surnommé « la transférance » a permuté une portion de la ville de Philadelphie avec une portion équivalente d’Oblivion, une dimension étrangère et hostile régie par d’autres règles.

Cette catastrophe fut causée par les recherches du scientifique Nathan Cole et son équipe, et condamna des milliers de personnes aux affres d’Oblivion, qui se sont retrouvés catapultés là-bas, à la merci des créatures monstrueuses qui l’habitent.

Pendant des années, Nathan a utilisé ses connaissances et sa technologie pour se rendre sur Oblivion et tenter de ramener autant de victimes que possible. Cependant, il s’est vite aperçu que certains des rescapés de la transférance s’étaient étonnamment bien adaptés à leur nouvel environnement. Une partie d’entre eux refusaient même d’être rapatriés, menés par nul autre qu’Ed, le frère de Nathan.

Finalement, Nathan, qui entre temps a révélé au grand jour sa responsabilité dans l’incident, a purgé sa peine de prison, et découvre à sa sortie que l’exploitation de sa technologie de transfert a permis des découvertes sur Oblivion et des avancées technologiques. Toutefois, il semble que toutes les menaces de cette dimension hostile n’aient pas encore été dévoilées.

Nous sommes les envahisseurs

Oblivion est en effet habitée par les Sans-visages, créatures intelligentes qui sont restées en retrait jusque-là, mais qui intensifient depuis peu leur traque des humains installés sur Oblivion. Ces derniers sont donc traqués enfermés et étudiés par les sans-visages, dont le but semble être de trouver un moyen de se rendre sur Terre.

Nathan , qui se remet à peine de sa dernière rencontre avec l’une de ces créatures, voit ainsi débarquer Ed, dont la femme et le fils ont été enlevés. C’est donc le début d’une guerre des nerfs et d’un chassé-croisé tendu entre les humains et les aliens, avec pour enjeu la survie de l’Humanité mais aussi celle de la famille de Nathan.

Après trois excellents tomes, Oblivion Song revient en force. L’intrigue, grâce à une habile ellipse, change de direction pour nous offrir un nouveau conflit plein de promesses. Les Sans-visages sont effrayants, leurs motivations mystérieuses mais en partie compréhensibles, et, mieux encore, l’auteur ne les uniformise pas pour autant en leur donnant des personnalités et des agendas distincts.

L’action n’est pas en reste mais moins présente sur ce quatrième tome, qui sert notamment a instaurer la tension entre les deux factions. Kirkman ne néglige pas pour autant ses héros et continue de développer leurs relations. Afin de relancer la machine, il termine aussi l’album sur un cliffhanger percutant qui laisse présager des belles turpitudes pour la suite.

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Olympus Mons #7: Mission Farout

La BD!

Septième tome de 48 pages de la série écrite par Christophe Bec et dessinée par Stefano Raffaele. Parution le 14/10/2020 aux éditions Soleil

Par delà les nouvelles frontières

Quelques années plus tôt, la Terre a frôlé l’annihilation après avoir découvert au fond de la Mer des Barents l’Anomalie 1, qui se révéla être un vaisseau extraterrestre échoué muni d’un système d’autodestruction dévastateur. 

Ce n’est qu’avec les efforts et les sacrifices conjugués d’Elena Chevtchenko, cosmonaute russe en mission sur mars, et d’Aaron Goodwin, médium hanté par des visions macabres, que l’apocalypse fut évitée de justesse. Ainsi, l’Humanité découvrit qu’elle n’était pas seule dans l’univers, et que le système solaire avait autrefois été le théâtre d’une guerre entre deux civilisations très puissantes dont notre bonne vieille Terre avait recueilli les débris militaires à l’issue de quelques escarmouches. 

Fortes de ces révélations et de leurs conséquences, les pays du monde entier, autrefois rivaux, ont mis leurs différends de côté pour travailler enfin de concert vers un but commun, l’expansion et la prospérité du genre humain, aidés en cela par des fragments de technologie alien récupérés dans des épaves, qui mettent enfin à portée de main des coins de l’espace jusque-là inaccessibles. 

C’est à stade que nous plongeons dans ce nouveau cycle de la série Olympus Mons, donc nous avions déjà brossé le portrait ici. Nouvelles connaissances rimant avec nouveaux enjeux, nous retrouvons Elena, qui s’apprête à embarquer de nouveau vers les étoiles, après que l’androïde Einstein, qui avait participé au sauvetage de la Terre, révèle l’existence d’une ressource précieuse pour l’Humanité, enfouie quelque part sur Farout, objet céleste situé aux confins de notre système solaire. 

Nouvelles frontières, nouveaux défis

Après un premier cycle intéressant mais souffrant des défauts d’écriture de son auteur, à savoir une intrigue délayée qui aurait gagné à être plus concise, nous voilà repartis pour une nouvelle odyssée spatiale qui va remettre en question la place de l’Humanité dans l’univers. Dans ce tome au rythme plutôt efficace, point de révélation choc encore, mais une dose de mystère suffisante pour éveiller l’intérêt du lecteur. 

Le premier mystère est celui du fameux remède promis par l’androïde Einstein. Cette panacée existe-t-elle et en quoi consiste-t-elle ? Résoudra-t-elle la crise profonde que traverse le genre humain en 2030, ou tout du moins, lui permettra-t-elle d’y faire face ? Comme le veut la tendance actuelle de l’auteur, le récit est traversé de données scientifiques censées lui apporter un ancrage pragmatique, ce qui fonctionne, pour peu, j’imagine, que l’on ne soit pas astrophysicien (ce qui ne devrait toutefois pas empêcher de lire de la BD !). 

Encore une fois, cependant, le casting secondaire sonne assez creux pour le moment, un album n’étant pas suffisant pour caractériser autant de nouveaux personnages. Bien que ce soit compréhensible, cela a pour effet de diminuer l’attachement aux personnages, leurs sorts prochains nous étant relativement indifférents à ce stade du récit.

Autre bémol à souligner, la présence de flash-back/flash-forward qui visent à éclater le récit à la manière d’un Nolan, mais qui ne font, en fin de compte, que brouiller les pistes, car ils ne sont pas balisés de manière suffisamment claire à mon sens. 

Le tout demeure digeste cependant, ce qui est du aussi, et en grande partie, au travail graphique de Raffaele et à la mise en couleur inédite de Natalia Marques

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Inhumain

La BD!

Récit complet en 93 pages, écrit par Denis Bajram et Valérie Mangin, dessiné par Thibaud De Rochebrune. Parution le 02/10/2020 aux éditions Dupuis.

Hobbes avait-il raison ?

L’humain a toujours eu soif d’expansion. S’il a les moyens techniques d’atteindre un endroit où il ne s’était jusqu’alors jamais rendu, il ira, quoi qu’il en coûte. C’est ainsi que s’est justifiée l’expansion spatiale de la Fédération Humaine, qui a envoyé au fil des siècles de nombreuses arches de colonisation à travers la galaxie.

Sur ordre du commandant de l’arche Alma Mater, nos quatre explorateurs, secondés par l’androïde Ellis, forment une mission de reconnaissance sur une planète inconnue, afin d’en déterminer la viabilité. Cependant, leur vaisseau se crashe au fond d’un océan, les laissant à la merci des abysses.

Contre toute attente, nos quatre éclaireurs sont secourus par des créatures marines tentaculaires, qui, comme ne le suggère pas nécessairement leur apparence, se comportent de façon bienveillante avec ces étrangers tombés du ciel.

Escortés à la surface sur les rivages d’une île, ils ne seront pas au bout de leurs surprises car ils tomberont nez à nez avec…des humains ! Comment des formes de vie identiques ont pu se développer à des années-lumières de la Terre, et dans un environnement si différent ? Accueillis parmi les indigènes, les pionniers iront de surprise incongrues en constats dérangeants, jusqu’à atteindre la troublante vérité de cette planète-océan…

Cargo Cult In Space (spoilers)

Dès les premiers jours passés sur l’île, les spationautes découvrent une société pacifique, en communion avec la nature, personnifiée par leur concept du « Grand Tout« . Mais les héros vont ensuite être confrontés à d’autres aspects questionnant de cette communauté, qui respecte des rituels de cannibalisme. Ceci, conjugué aux bizarreries de comportement des individus, finit de les convaincre que quelque chose ne va pas avec ces humains extraterrestres.

On ne présente plus Denis Bajram, ni sa maîtrise du genre SF (Universal War One/Two, rien de moins que neuf albums), qui tente ici avec Valérie Mangin un planet opéra ambitieux par ses thématiques et exigeant par son exécution. Le déroulé de l’intrigue nous tient en haleine, pas tant par les personnages qui sont davantage relégués à des items narratifs, mais grâce aux éléments de réponse distillés au compte-goutte au fil des pages.

L’aventure spatiale et la confrontation hypothétique avec d’autres formes de vie intelligente offrent un panel de thèmes déjà bien exploités. Les deux auteurs prennent donc le parti de garder le mystère entier jusqu’à un dénouement certes un peu rapide, pour mieux renverser les codes habituels, avec un fin mot très bien trouvé.

L’ensemble rappelle certaines œuvres de SF comme Pandorum, et d’autres traitant de la « colonie perdue ». En revanche, il faut déplorer la mise en couleur qui, sur les scènes de nuit (elles sont nombreuses), ne rendent pas service au magnifique dessin de Thibaud de Rochebrune.

Inhumain reste malgré tout un très bel album de SF, qui questionne la place de l’Homme dans le Cosmos et la menace inhérente que représente la vie pour elle-même.

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Les dominants #2: les dieux stellaires

La BD!
BD de Sylvain Runberg et Marcial Toledano
Glénat (2020), 58p. + cahier graphique de 6p., couleur, 2 volumes parus, série en cours.

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In aliens we trust

Dans un futur proche, l’Humanité a été ravagée par un virus répertorié sous le nom de Grande Souche. Les survivants ont ensuite assisté à la conquête de la Terre par des êtres vivants jusqu’alors inconnus, présumés d’origine extraterrestre.

Ces êtres, nommés les dominants, se distinguent en plusieurs catégories, selon l’effet qu’ils produisent sur les humains qui les approchent, ou bien en fonction de leur comportement: nausées, migraines… Face à ce phénomène sans précédent, les humains ont montré trois grands types de réaction: survivaliste, néo-religieuse, ou belliqueuse.

Andrew Kennedy est un américain ex-agent du FBI, qui a tout perdu dans cette crise. Du moins le croyait-il. En effet, le premier tome se concluait par la découverte par Kennedy de la survie de sa fille, tombée dans l’escarcelle des résistants !

Devenue une féroce guerrière (tout comme la sœur de Yorick dans Y, The Last Man), la fille d’Andrew a été endoctrinée pour être une tueuse impitoyable à la solde d’Adam, le chef des Résistants. Andrew a donc pris le parti d’abandonner son groupe de survivants afin de suivre sa fille, espérant la convaincre de quitter le groupe et partir avec lui.

Cthulhu Président

Pour ce second tome, Sylvain Runberg continue de nous faire profiter de son worldbuilding et après nous avoir fait partager le quotidien des survivants, fait la lumière sur la faction des Dévots tout en continuant de nous faire la démonstration de la cruauté des Résistants, dont le fanatisme n’a finalement rien à envier à celui de leurs ennemis naturels. Les journaux illustratifs en fin d’album continuent d’ailleurs (… dans une écriture pas forcément des plus subtiles).

Les enjeux montent donc d’un cran, tant pour le héros que pour l’ensemble de l’Humanité. Tandis qu’Andrew fait tout ce qu’il peut pour s’intégrer chez les Résistants, ces derniers préparent un assaut d’envergure tout en continuant leurs exactions particulièrement impitoyables contre les Dévots qui communient avec les créatures. Si l’action-héro et les relations humaines étaient particulièrement bien sentis sur le précédent volume, le scénariste nous laisse cette fois un peu perdu avec ce personnage-marionette qui ne semble plus avoir guère de psyché et une certaine lourdeur dans la façon d’appuyer sur le côté manichéen des relations entre groupes.

L’album contient donc son lot de tension, bien qu’il ne tente pas d’apporter de réponses aux questions qui taraudent le lecteur depuis le premier tome, avec un léger sentiment de surplace. Qu’à cela ne tienne, l’action est bien présente, et, si le cliffhanger de fin n’est pas de nature à vous retourner l’estomac, l’intérêt pour l’univers de la série est bien présent, notamment autour de ces fascinantes créatures alien au design et concept très intéressants.

Côté graphique, on a tout de même l’impression que Marcial Toledano s’est mis sur la réserve, comme s’il souhaitait inconsciemment s’économiser, peut être pour une série qui s’annonce sur le long cours. Impression générale de baisse de niveau donc sur ce second tome sorti très (trop?) vite en ramenant une série très bien partie dans le peloton pléthorique des BD SF post-apo. En espérant que les auteurs redressent la barre d’une série qui a du potentiel.

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Red Sun #2

BD du mercredi
BD de Stéphane Louis et Alessandra de Bernardis
Kamiti (2020), 54 p., volume 2/2.

bsic journalism Merci aux éditions Kamiti pour leur confiance.

Le financement de ce second tome a été fait suite à une campagne Ulule visant a amortir une partie des coûts, pour ce jeune éditeur qu’est Kamiti. 177 contributeurs ont participé à cette campagne à hauteur de 300% des 4000€ mis comme premier objectif sur les 25.000€ nécessaires au lancement de l’album. Quatre éditions de l’album ont été éditées. L’album du commerce comprend une reproduction d’ex-libris et une double page d’illustrations en plus de la BD. Contrairement au premier tome l’intérieur de couverture est illustré par un paysage spatial. Je profite de ce descriptif pour m’étonner et déplorer le gros problème de relecture, déjà constaté sur le premier volume et malheureusement non corrigé ici, entraînant un nombre de coquilles anormal. Vraiment dommage pour un éditeur qui doit faire ses preuves de professionnalisme auprès des lecteurs…

couv_396090L’inhibiteur de violence a été vaincu! L’humanité a repris son destin en main avec à sa tête Cass, qui ne s’est toujours pas remise de la perte de son frère. Alors que la guerre de reconquête dans le système Trappist fait rage, les choix binaires de vengeance sont remis en question par des avis divergents au sein de la rébellion mais aussi parmi le Conclave des Nations aliens dont un émissaire s’apprête à rendre visite au commandant suprême des forces humaines…

Le premier album avait été une très agréable surprise. Cette conclusion marque une rupture assez nette avec ce dernier dans un étonnant scénario assez ambitieux et construit donc en deux parties qui abordent des questions tout à fait différentes. Le style même est autre puisque après avoir parcouru les couloirs des stations spatiales des mineurs et assisté au conflit entre le frère et la sœur, on bascule ici en plein cœur d’une guerre spatiale où seule l’extinction totale d’une des deux parties semble un aboutissement possible. Alternant les séquences de dogfights et de bombardements d’aliens étonnamment faibles et les discussions stratégiques musclées entre Cass et son Etat-Major, l’album se lit agréablement en provoquant d’intéressantes réflexions sur la destinée de la guerre et le concept de libre-arbitre. Car le sujet de la série est bien celle du choix et des compromis nécessaires pour vivre en communauté. Si le trouble jeu des aliens reste camouflé jusqu’à une conclusion plutôt réussie (ce qui n’est pas toujours le cas dans le genre SF), assez tôt l’héroïne dont la solitude est palpable se retrouve confrontée à la contestation de ses hommes, des premiers Dots, mais aussi en conflit intérieur. La discussion sur l’idée de chef suprême avec l’ambassadeur alien est à ce titre tout à fait passionnante avec en filigrane l’argument défendu par Cass que les humains ont besoin d’un chef autoritaire et tout puissant. A l’heure où les nations semblent remettre en question les vertus de la démocratie cette BD a le gros intérêt de nous interroger mine de rien sur un choix majeur des sociétés humaines. Désormais scénariste chevronné, Stephane Louis montre sa très bonne maîtrise des structures scénaristiques pour proposer une lecture fluide.

Graphiquement l’ouvrage est un peu plus exigeant que le précédent avec moultes vaisseaux en mouvement qui pointent les quelques faiblesses techniques d’Alessandra de Bernardis en matière de perspective.  Du coup les séquences les plus réussies sont bien les débats politiques avec des personnages (et des visages) toujours aussi expressifs. Heureusement l’excellent design général des technologies humaines et aliens et le très bon découpage compensent une légère redondance des séquences de bataille spatiale qui manquent un peu d’antagonisme.Alex De Bernardis - Red Sun 2 cover and splash pages

Avec cette conclusion réussie, Red Sun confirme les qualités d’un projet qui a su éviter l’essoufflement d’une longue série et tire remarquablement parti de la structure binaire en se focalisant sur les problématiques politiques de l’émancipation humaine. Nombres de séries BD et de saga SF oublient de poser des problématiques intéressantes en cachant ce vide sous de beaux plans spatiaux. Cela peut suffire. Ici un scénariste intelligent s’associe à une dessinatrice débutante mais talentueuse pour proposer une série spatiale qui a su trouver un axe réflexif dans un genre pourtant très balisé. Une réussite.

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Wild’s End #1: Premières Lueurs

Jeunesse

Wild’s End est une série écrite par Dan Abnett et dessinée par I.N.J. Culbard, parue aux US chez Boom! Studios à compter de 2015. L’édition française est assurée par les éditions Kinaye, à travers ce premier volume de 160 pages couleur.

Parution repoussée à 2021 en raison du changement de planning lié au COVID.

Si Jeff Lemire le dit, c’est que c’est vrai !

La guerre des (autres) mondes

badge numeriqueClive Slipaway, un vétéran de la Marine Britannique, vient s’installer dans la bourgade tranquille de Lower Crowchurch afin d’y couler des jours paisibles. Accueilli chaleureusement par les notables du village, il est rapidement remarqué pour son caractère taciturne et son attitude placide, voire taiseuse.

Ce qui contraste nettement avec les frasques alcoolisées de Fawkes, petit braconnier méprisé par le reste des habitants. Lorsque celui-ci revient un soir, affolé, annonçant l’arrivée d’une catastrophe, c’est presque naturellement que les habitants de Lower Crowchurch balayent ses avertissements en le traitant de fou et d’ivrogne.

Et si, à l’instar du personnage de Russel dans Independance Day, ou de Cassandre dans la mythologie grecque, celui que l’on prend pour un fou avait raison depuis le début ?

Le début de la Fin

C’est ainsi que Clive, que l’on soupçonne traumatisé par les horreurs de la guerre, va devoir s’embarquer à nouveau dans une bataille, qui aura cette fois pour enjeu la survie de l’Humanité… ou du moins d’une version anthropomorphique. Car la particularité de cette aventure que l’on pourrait penser sortie de l’imagination de H.G. Wells, est qu’elle met en scène des personnages humains aux traits animaux, comme une façon de refléter la nature humaine grâce à nos 30 millions d’amis, ce qui est d’autant plus à-propos thématiquement que les antagonistes n’ont absolument rien d’humain, ni de terrien.

On peut tout de suite souligner que l’anthropomorphisme est ici utilisé à bon escient par Dan Abnett, qui en fait une sorte de totem à l’effigie de ses protagonistes, ce qui a pour effet de refléter leurs caractères. Par exemple, le vétéran placide et taiseux est un dogue allemand, tandis que l’écrivaine revêche est un chat siamois, et que le roublard craint de tous est un renard.

La succession des péripéties se fait de façon fluide et permet à chaque personnage de briller, par des dialogues savoureux et des situations toujours plus dangereuses. L’auteur garde le mystère quant à ses envahisseurs venus des étoiles, mais on comprend bien vite que ce cauchemar n’est que le début…le début de la fin.

Wild’s End est une excellente lecture, qui reprend les codes du récit d’invasion tels que définis par La Guerre des Mondes de H.G. Wells. On attend le second tome avec impatience !

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The Spider King

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One-shot de 192 pages, écrites par Josh Vann et dessinées par Simone D’Armini. Parution le 12/02/2020 aux éditions Glénat, collection Grindhouse (publication USA IDW publishing 2018)

 

Vikings et Envahisseurs

Alors que les guerres de clans font rage au sein de la Scandinavie moyenâgeuse, une pluie de débris cosmiques s’abat sur ses contrées glacées, au grand étonnement des vikings qui y guerroient.

Depuis qu’il a hérité, à son corps défendant, le trône du clan des Laxdale, Hrolf mène une guerre sans merci, mais perdue d’avance, contre son oncle l’impitoyable Aarek, suite à la trahison de ce dernier envers le clan. Alors qu’un affrontement décisif commence à faire couler le sang, le champs de bataille est ravagé par des objets tombés du ciel, des objets qu’aucun humain n’avait pu contempler jusqu’ici, venus de mondes lointains.

Des débris encore fumants, vont s’extirper des créatures hostiles munies d’une technologie supérieure, parmi lesquelles un seigneur de guerre malfaisant, qui, à défaut de la galaxie, se contentera bien de régner sur la Terre. C’est ainsi que ce seigneur de guerre naufragé va s’emparer du corps d’Aarek pour débuter sa campagne de conquête et de pillage, donnant à Hrold une double raison de terminer ce qu’il avait (difficilement) commencé.

Blood, Guts & Clarke’s Third Law

Déjà en difficulté face à son oncle, Hrold aura fort à faire contre l’union de ce dernier avec le conquérant intergalactique. Heureusement pour lui, il pourra compter sur sa nouvelle épée « magique » ainsi que sur ce qu’il lui reste de compagnons d’armes pour affronter ce danger mortel.

Bien évidemment, ce qui fait l’attrait de The Spider King est son pitch audacieux, qui mélange les genres tout en promettant de belles batailles, à défaut d’une intrigue profonde. Ce que l’on souhaite voir en effet en ouvrant l’album, c’est l’inévitable clash entre extra-terrestres belliqueux et vikings berserks, ainsi que le décalage des guerriers vikings percevant ces visiteurs aliens par le prisme de leurs croyances.

Le Roi Araignée remplit bien toutes ces promesses, et offre des planches parfois trash, souvent dynamiques, au service d’une intrigue divertissante. Le style de Simone D’Armini, issu du design vidéoludique, se prête bien au ton décalé de l’histoire, et oscille entre un Duncan Fegredo et un Michael Avon Oeming.

Résultat de recherche d'images pour "spider king d'armini"L’histoire, fortement rythmée au fil des chapitres de la mini-série, fonctionne bien en one-shot mais tend cependant à s’affaiblir sur le dernier chapitre, qui fait finalement office d’épilogue à la saga nordico-spatiale. On reste néanmoins emporté par cette aventure sans concession qui embarque son fruste protagoniste dans une guerre qu’il n’était pas prêt à mener.

En guise de bonus, l’album présente un court one-shot, qui était en fait le pilote de la série, ainsi que des couvertures alternatives pas piquées des hannetons.

The Spider King est une lecture prenante qui vient diversifier la collection Grindhouse de Glénat, et c’est heureux !

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Les Dominants #1: la grande souche

La Grande Souche, premier tome de 54 planches d’une série écrite par Sylvain Runberg, dessinée par Marcial Toledano, paru le 08/01/2020 aux éditions Glénat.

 

Merci aux éditions Glénat pour cette découverte.

 

L’ouvrage est très classieux, avec une belle maquette, un design de titre travaillé, un pitch de quatrième de couverture efficace et une couverture très attirante (et pas trompeuse!). L’album comprend huit pages de bonus, recherches de personnages, storyboard et texte journalistique agrémenté de descriptions des Dominants. On n’apprend rien de plus que dans l’album (dommage) mais ça reste toujours très agréable. Le travail éditorial des auteurs et de l’éditeur sont de ceux qui mettent dans d’excellentes conditions et atténuent l’impression de classicisme qui ressort de ce premier volume.

The end is here

Il y aura toujours différentes façons d’envisager la fin de notre monde. Les récits eschatologiques divers nous renseignent tous sur la façon dont notre réalité tirera sa révérence, à grands renforts de cataclysmes cosmiques et de tables rases divines, sur fonds de Jugement Dernier purificateurs.

Et si la fin n’était pas aussi tonitruante que ce que l’on s’imagine ? Et si notre civilisation, note engeance humaine, s’éteignait sans bruit, dans le mutisme plat d’un univers indifférent ? Que se passerait-il si cette hécatombe silencieuse était scrutée par des êtres Résultat de recherche d'images pour "toledano dominants"inconcevables arpentant la Terre pour témoigner de notre chute ?

C’est l’intrigante prémisse choisie par Sylvain Runberg et Marcial Toledano pour l’entrée en matière de leur nouvelle série, Les Dominants.

Ce que beaucoup craignaient est arrivé: un mal d’origine inconnue, nommé « la Grande Souche« , a fait son apparition en 2020. En l’absence de remède efficace, l’épidémie s’est répandue au-delà de toutes les prévisions, pour finir en une pandémie qui a ravagé les populations de par le monde.

Les conséquences furent sévères: des milliards de morts, ce qui a précipité la chute du monde tel que nous le connaissions. Parmi les ruines, errent les survivants, qui ont du de surcroît faire face un nouveau problème: des organismes extra-terrestres, débarqués en masse après la pandémie, évoluent sur Terre, toisant de façon insondable une Humanité déclinante qui, face à ces bouleversements, se divisent en trois grandes catégories. Les Résistants sont ceux qui ont choisi de se battre contre ces envahisseurs muets, certains de leurs intentions néfastes, et déterminés à reprendre le contrôle de leur planète. Les Croyants sont quant à eux mus par une ferveur religieuse à l’endroit de ces créatures, considérés comme de nouvelles divinités à qui il faut vouer un culte. Résultat de recherche d'images pour "les dominants toledano"Enfin, on trouve les Survivants, pour qui seule compte la perspective d’un jour de plus passé en vie.

Au sein de ce monde à la fois nouveau et au bord de l’agonie, Andrew Kennedy fait ce qu’il peut pour tirer son épingle du jeu. Écumant les musées à la recherche d’œuvres d’art lui rappelant sa famille perdue, il vit au jour le jour en aidant une communauté de survivants, sorte de famille de fortune réunie autour de quelques terres cultivables. Cependant, s’il est possible de composer avec les mystérieux envahisseurs, certains groupes d’humains optent pour une approche plus radicale de la survie…

 

La Gigantomachie n’aura pas lieu

 

Les Dominants est une énième entrée dans le genre désormais pléthorique du Post-Apocalyptique. Seulement, cette série, en jouant sur ses codes, parvient à créer l’intérêt dès les premières pages en cultivant le mystère, notamment autour du bestiaire original crée par le scénariste.

En effet, les fameux Dominants, que ce soit par leur stature, leurs formes relevant parfois de l’étrange, voire de l’indicible, ou leurs indéchiffrables motivations, captent immédiatement l’intérêt du lecteur: d’où viennent-ils ? pourquoi la Terre ? quel lien avec l’épidémie ? Autant de questions qui vont certainement nous tenir en haleine tout au long de la série. L’insertion en début et fin d’album des chroniques d’une journaliste avant et après la pandémie permet de perturber notre chronologie des évènements. C’est bien vu même si cela rend du coup certaines explications des personnages redondantes. On se demande si ce texte n’est pas le projet envoyé à l’éditeur et il aurait peut-être été préférable de l’insérer en bonus final.

Certaines créatures m’ont rappelé les fameux Ogdru Hem de l’univers Hellboy et du B.P.R.D., notamment de par leur design empruntant à la fois à l’insectoïde et au crustacéen.

Là où Les Dominants reste classique en revanche, c’est dans les luttes claniques qui agitent les survivants. En effet, comparés à certains individus violents et/ou fanatiques, les aliens s’apparentent davantage à une nuisance, ou à des forces semi-naturelles avec lesquelles il faut composer. Car c’est bien connu, et suffisamment ressassé dans les œuvres de fiction, lorsque tombent les carcans légaux et les structures étatiques, l’Homme laisse libre cours à ses pulsions basiques quitte à se retourner contre les siens (Hobbes avait raison, vive le Léviathan !), tout en cherchant à instaurer un semblant d’ordre par la force.

Résultat de recherche d'images pour "les dominants toledano"

Sylvain Runberg, à l’instar d’un Kirkman au travers du personnage de Negan, illustre ce propos grâce à la caste des Résistants, qui tyrannisent tout le monde au nom d’un intérêt commun qu’ils sont les seuls à concevoir. On retrouve également la thématique de la très bonne série du duo Toulhoat/Brugeas Chaos Team où l’irruption extra-terrestre est surtout là pour rebattre les cartes de l’équilibre socio-politique mondial.

Le rythme du récit est très justement dosé (bien que d’un didactisme un peu appuyé), l’exposition que représente ce premier album distillant adéquatement les informations essentielles tout en cheminant progressivement vers un cliffhanger très bien amené, et dont la teneur m’a immédiatement rappelé Y, Le Dernier Homme.

Sylvain Runberg et Marcial Toledano nous offrent le début d’une série très prometteuse, au pitch inventif et à l’exécution accrocheuse, dont on attend la suite !

Billet écrit à quatre mains par Dahaka et Blondin