BD·C'est lundi...·Comics·Manga

C’est lundi, que lisez-vous? #46

Ce rendez-vous a été initié par Galléane et son principe est de répondre aux trois questions:

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?
Cliquez sur les vignettes pour aller sur la critique quand il y en a une.

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

Couverture de End (The) - The EndCouverture de Alma Cubrae -1- Le Collecteur d'ÂmesCouverture de Demon (Shiga) -2- Volume 2

Couverture de Sun-Ken Rock -21- Tome 21Couverture de Sun-Ken Rock -22- Tome 22Couverture de Demon (Shiga) -3- Volume 3Couverture de Demon (Shiga) -4- Volume 4Couverture de Nymphéas noirs

2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

Couverture de Sun-Ken Rock -23- Tome 23Résultat de recherche d'images pour "niourk intégrale couleur"black-monday-murders-tome-1

3. Que vais-je lire ensuite ?

couv_308484Couverture de Sun-Ken Rock -24- Tome 24Couverture de Sun-Ken Rock -25- Tome 25Yiu -1a- Aux enfers

Super semaine avec que d’excellentes BD et notamment le fameux Nympheas noirs de Duval et Cassegrain qui est juste génial… le superbe Zep de l’an dernier et l’impressionnant Alma Cubrae, BD espagnole assez virtuose. Pour la suite j’ai un peu de mou avec le projet de finir Sun-ken Rock pour la fin du mois et quelques Bliss dont le relaunch de Ninjak avec une dream-team aux dessins qui me fera peut-être réviser mon jugement mitigé sur la série et l’intégrale Niourk de Vatine chez Ankama. Enfin, j’ai pris le temps pour relire confortablement mon coup de cœur de l’an dernier, Black Monday murders avant le tome 2 sorti récemment.

Et vous? qu’avez-vous découvert? Vos coups de cœur et trouvailles, ça m’intéresse!

Publicités
A propos...·Bilan

Le bilan du mois #7: mars 2019

Le Bilan

Nouveau mois à +2000 vues et +1000 visiteurs uniques. Pas surpris vue la structure de fréquentation (énormément de rebonds depuis d’autres sites, notamment Bdgest). On se rapproche des 2 vues par visiteur avec quand même 21 billets publiés, ce qui est mon max pour le moment. Et encore, beaucoup de billets rapidos ce mois-ci, du coup en nombre d’albums chroniqués je pense que je suis à mon record. Le seul truc qui me chagrine c’est que la stat dépend toujours d’un billet a +100 vues. Du coup ca reste fragile et j’aimerais faire plus de BD très fraîches (genre, la semaine de la sortie, au moins pour les SP), ce qui demande de s’organiser pour rester raccord avec les rubriques thématiques…. Bref, un peu la quadrature du cercle!

Pour les réseaux sociaux on est à 337 rebonds Facebook (+109) et 40 sur Twitter à 54 (-14). En abonnés 611 sur Facebook et 190 Twitter. Pas fou mais je ne chasse pas trop non plus, préférant dépenser mon énergie sur la publi de mes billets sur le web. Si vous avez des retours d’expérience là-dessus je suis preneur…

 

  • Les billets les plus vus du mois:

Un peu compliqué à détailler ce mois-ci puisque outre les habituelles stat des pages permanentes (la PAL, BD à venir, mon Top, etc.) deux billets d’actu se sont glissés en grosses consultations, à savoir ma réflexion sur Amazon et les libraires et mon rétro sur les petits éditeurs qui a littéralement cartonné. Bon buzz des éditeurs qui sont présents sur le web ou vrai engouement des lecteurs, je ne sais pas mais je suis très content de donner un coup de pouce à ces vraies trouvailles peu médiatisées! Sinon toujours Sun-ken rock, Marini et la Horde, comme d’hab…

Couverture de Sun-Ken Rock -3- Tome 3 Capture du 2019-04-02 18-43-55.png 8c56c-02

 d9580ed8471904422f7013a8bd397242 Couverture de Les aigles de Rome -1- Livre I Résultat de recherche d'images pour "amazon"

  • East & West: 4 billets
  • BD: 6 billets
  • Docu: 3 billets
  • C’est lundi…: 4 billets
  • La Trouvaille: 1 billet

Excellent équilibre ce mois-ci, presque idéal, notamment par-ce que je n’ai lu que des albums solo (pas de séries entières, qui prennent du temps). Notamment trois billets Sushi&Baggles avec plusieurs albums chaque fois. Ce format est un peu frustrant quand à la taille des critiques et l’absence d’images mais est un bon compromis temps/critiques.

Pour la suite il faut que je me remette à créer des bannières (avec par exemple la nouvelle pour ce bilan) et que j’envisage peut-être une rubrique d’analyse générale… j’avais envisagé ce type de billets comme ponctuels au début mais les stat servent à constater ce qui marche, alors…

J’espère que ces infos back-office vous auront intéressés, n’hésitez pas à poser des questions en commentaires ou par mail et me faire part de vos suggestions sur l’évolution du blog, ce qui vous plait ou pas. A très vite pour les billets du mois de mars!

BD·Nouveau !·Numérique·Rapidos·Service Presse

BD en vrac #6

Salut les bdvores! pour cette nouvelle fournée de BD je vais faire une spéciale éditions Paquet, l’un de mes partenaires. J’ai découvert cet éditeur via les albums d’un de mes auteurs préféré, Romain Hugault et j’ai constaté que cette maison était assez attentive à la qualité de ses bouquins, avec notamment de fréquentes éditions grand format et intégrales, choses appréciées des lecteurs, qui ont ainsi le choix du format de leurs lectures. En outre l’éditeur est assez attaché à la qualité des dessins.

 

bsic journalismMerci aux éditions Paquet pour leur partenariat. Lu en numérique.

Je suis assez fan des BD de Romain Hugault, pourtant je n’avais pas démarré la série Angel wings (qui semble pourtant partie pour durer…), par crainte de redondance thématique. Mon billet sur le premier cycle (lien sur le titre de ce billet) suite à une lecture en bibliothèque m’avait pourtant séduit, tant graphiquement que pour le réalisme minutieux des auteurs. Paquet a la très bonne idée de proposer ses albums en format classique, grand format toilé et intégrale par cycles de trois albums. N’ayant pas lu le #4 Paradise Birds qui voit l’héroïne rejoindre l’OSS (ancêtre de la CIA) dans un contexte de préparation du projet Manhattan, je prends donc ce second cycle en cours de route. Cela ne m’a pas empêché d’apprécier encore et toujours les très grandes cases: Hugault dessine entre quatre et cinq cases par planches en moyenne, pour laisser la possibilité de panoramas, quand il n’envoie pas carrément des pleines pages d’un ciel écumé de chasseurs et bombardiers!

Résultat de recherche d'images pour "angel wings black sands"Angela est en route pour l’ile d’Iwo Jima où elle va devenir sauveteur-aviateur, seule possibilité qu’on lui laisse de voler malgré son pedigree d’Angel Wing. Si elle reste toujours en retrait de grands événements qui permettent au duo de proposer toujours autant de scènes d’aviation magistrales, l’album n’en propose pas moins un vrai scénario proposant une histoire d’amour compliquée, les relations hommes/femmes toujours difficiles dans l’armée tout en continuant de suivre le déroulement stratégique des derniers mois de la guerre et de la capitulation du Japon après la bataille d’Iwo Jima. Je pense que je me procurerais l’intégrale du cycle en fin d’année lors de la sortie du troisième volume.

note-calvin1note-calvin1note-calvin1note-calvin1

Achetez-le chez njziphxv

 

bsic journalismMerci aux éditions Paquet pour leur partenariat. Lu en numérique.

couv_359087J’avais proposé il y a deux ans un long billet de synthèse sur la série que j’avais découvert et beaucoup apprécié. Je rappelle que Paquet propose chaque volume en intégrale et en version grand format divisée en deux tomes, ce qui revient quand-même à 50€ le volume 4 pour le grand format avec cahier graphique…).

Le dernier volume se terminait sur l’exclusion d’Archer pour le viol de Céline et le départ des ado pour lui porter secours dans la zone de danger. On retrouve ici le même plaisir graphique avec essentiellement des paysages naturels (peu de séquences dans la colonie) et les tensions entre les deux groupes d’adolescents. La grande force de la série est ses personnages et là encore les « méchants » sont très travaillés et évitent le manichéisme. Clipboard01.jpgHolden, le blond agaçant de service fait des coups pendables mais toujours avec une raison et détaille sa vision divergente des frères Goodwoody. Progressivement malgré ces tensions (les auteurs n’hésitent pas à marquer les protagonistes dans leur chair) on voit se créer une opposition frontale entre les jeunes et les adultes, alors que la menace de renégats et des Ripers se fait plus menaçante. Bagster, le pourri de la série cristallise ces tensions autour de la fidélité de groupe plus que du statut d’adulte, remis en question par le contexte qui replace le statut majeur sur le critère de la capacité combattante plus que sur celle de la morale. Intéressant! Du coup on évite (par une description de contexte sérieuse) le simplisme méchants adultes contre gentils ado intelligents pour voir plutôt des oppositions de vision de cette nouvelle société. Je suis toujours aussi fan de ces contextes qui remettent en jeu les notions de base de démocratie, de violence légitime et de justice. Et avec ce traitement « série TV », ces superbes planches, et ce cliffhanger terrible Gung Ho est en passe d’acquérir le statut de série majeure de la BD franco-belge!

note-calvin1note-calvin1note-calvin1note-calvin1

Achetez-le chez njziphxv

 

  • Le collecteur d’âmes (Alma Cubrae #1)

bsic journalismMerci aux éditions Paquet pour leur partenariat. Lu en numérique.

Couverture de Alma Cubrae -1- Le Collecteur d'ÂmesAttention, grosse surprise que ce premier tome d’une saga de Dark Fantasy espagnole, dessinée par un impressionnant Sergio Sandoval, vétéran des collaborations graphiques au cinéma fantastique, notamment les films de Guillermo del Toro. Et outre les dessins (que l’on peut ranger dans la catégorie hyper-réaliste comme Christophe Bec ou Michael Lark), c’est surtout le design général de cet univers qui bluffe! Les auteurs prennent leur temps pour installer un univers cohérent, dès l’introduction en forme de genèse de ce monde barbare où une ancienne guerre a confronté les trois grandes Cités à des armées de monstres dirigés par les Druides. Comme pour Game of Thrones et la série BD Servitude, le principe est de bâtir un monde sophistiqué, cohérent, en plaçant des vestiges des temps anciens, plus mystérieux qu’expliqué mais participant grandement à l’intérêt de la série. Ce tome présente du reste l’itinéraire (un peu complexe niveau articulation temporelle) de la Garde blanche vers les marches du royaume où un baron semble devenu moyennement coopératif. On retrouve les grands marqueurs des deux œuvres citées, à savoir la trahison permanente, la menace maléfique invisible et l’intervention d’une puissance hors norme, incarnée ici par un chevalier qui ressemble fortement au Ginea Lord de la Complainte des Landes perdues.Résultat de recherche d'images pour "alma cubrae sandoval"

Vous l’aurez compris, hormis quelques réglages de déroulement, les dessins sont superbes (y compris leur mise en couleur), le design génial (je veux dire VRAIMENT génial et rarement vu en fantasy européenne), les scènes d’action barbares et dynamiques et les références à peu près parfaites. Une très grosse surprise pour ce qui peut devenir une série fantasy majeure des prochaines années et qui, j’espère s’étalera sur un certain nombre de tomes.

note-calvin1note-calvin1note-calvin1note-calvin1

Achetez-le chez njziphxv

Comics·East & West·Nouveau !

Rags

esat-west

Webcomic de Trent Luther, Brian Ball et Luigi Teruel,
rags1-digital-1_1024x1024Version papier éditée par Antartic press (2018), 22 p./volume 3 volumes + 1 prologue parus sur 7.

Rags est un projet de garçons, assumant son côté débile et sexy, un peu comme le récent Shirtless Bear Fighter du reste. Or, si les japonais nous ont habitué au fan service il n’en est pas de même chez nos amis ricains toujours un brin puritains sur les bords et qui préféreront toujours étaler des super-héroïnes aux poses et tenues parfois très limites… mais toujours officiellement « habillées ». Ce qui est cool dans le comic Indé et encore plus le webcomic c’est que les auteurs peuvent se lâcher totalement.

La vétéran de l’armée Regina Ragowski est nue avec une horde de zombies à ses trousses… Sa priorité: trouver un pantalon! Mais dans cet apocalypse où les pulsions primaires des humains resurgissent elle ne pourra compter que sur elle-même pour se trouver une tenue…

Les auteurs, malins, ont censuré les parties les plus intimes de la demoiselle avec des tampons en forme de lapin (proche du lapin de Playboy)… dont vous pourrez vous dispenser moyennant l’achat d’une version spéciale un peu plus chère… C’est de bonne guerre et pour une production gratuite de cette qualité on ne leur en voudra pas.

Résultat de recherche d'images pour "rags comic teruel"Passés ces détails « technique », que vaut ce comic? D’abord graphiquement c’est très très bien, tant au niveau des traits que de la colorisation assez chouette: les auteurs ont pris le parti d’un grisé qui va bien avec le post-apo zombiesque et réhaussé de pas mal de couleurs qui ravivent les planches et mettent le focus dans des cases forcément bordéliques étant donné le nombre de personnages (humains ou zombies) et d’éléments de décors amoncelés pour illustrer le chaos ambiant. L’héroïne est une rouquine tatouée et l’on suit sa chevelure dans ses déambulations… mais ce procédé est utilisé pour d’autres personnages au long des trois volumes publiés. Étonnamment le scénario est assez compliqué puisque nous avons affaire à un va et viens temporel où l’on nous explique assez rapidement comment le soldat Ragowski s’est retrouvée dépourvue de vêtements. Comme pour Sun-Ken Rock par exemple, les occasions sont nombreuses de retrouver le personnage dans son plus simple appareil mais j’ai trouvé cela moins vulgaire que dans le manga de Boichi. L’intrigue se concentre néanmoins sur des séquences sans logique enchaînant les interventions de zombies, créant une tension permanente, aucun lieu n’étant sécurisé. Un peu facile mais efficace.

Image associéeVous l’aurez compris, au stade de publication, outre le côté volontairement décalé de l’intrigue (toute la com’ des auteurs revient sur la problématique de trouver un pantalon) c’est surtout le graphisme et les séquences dynamiques qui prévaut (avec un langage très cru qui va bien avec l’ambiance badass). Personnellement ce que j’ai beaucoup aimé c’est le modèle économique du projet, qui rejoint le concept de freemium. La BD est donc diffusée gratuitement (en version « censurée » donc), avec la possibilité d’acheter la version papier chez le partenaire éditorial, des versions numériques normales ou décensurées ou encore tout un tas de goodies allant de l’affiche au mug. Si l’on part du principe que tout le monde préfère lire une BD papier (je rappelle ici ma pratique de la BD numérique), je pense que les éditeurs auraient beaucoup à gagner à diffuser ainsi leurs albums. La formule Iznéo permet un entre-deux avec des tarifs numériques très correctes, voir carrément pas cher en cas de promo. Ce type de BD bien débile se prête tout à fait à des diffusions économiques qui leur laisse leur chance!

note-calvin1note-calvin1note-calvin1

Lisez-le en ligne.

Comics·East & West·Rétro

Spider-verse

esat-west

Comic de Dan Slott, Olivier Coipel et Giuseppe Camuncoli
Panini (2017) – Marvel (2014), 161 p.

couv_296636

Pour une fois le #mercrediBD est un comic, et quel comic! Spider-verse est sortie en France sous l’excellente collection MARVEL NOW! (où vous trouvez déjà le génial Massacreur de dieux d’Esad Ribic), avec le numéro Amazing Spider-man volume 3. Il réunit des épisodes qui se suivent dans le périodique américain, ce qui permet une continuité de l’histoire et évite l’éternelle impression d’avoir raté quelque chose. L’histoire n’en comporte pas moins plusieurs ramifications dans d’autres publications liées au Spider-verse. Il est entièrement dessiné par Olivier Coipel (rhââ!) et Giuseppe Camuncoli. L’ouvrage comporte l’intro habituelle de l’éditeur (qui n’apporte pas grand chose), les couvertures originales (magnifiques!) entre les parties et les couvertures alternatives. Rien d’exceptionnel.

La famille Morlun est composée de vampires multidimensionnels qui se nourrissent de l’énergie de toutes les incarnations Spider-man du multivers. Lorsque le patriarche déclare l’extinction des Spider-men, ces derniers se réunissent pour préserver leurs semblables dans une guerre entre époques et dimensions où la victoire n’a jamais été aussi improbable…

Résultat de recherche d'images pour "amazing spider-man spider-verse"Comme beaucoup d’amoureux du dessin j’ai été touché par l’exceptionnel buzz autour du Spider-man: into the spider-verse (Spider-man: New generation chez nous… allez savoir pourquoi!) sorti en fin d’année dernière. Découvrant à l’occasion de ce film dingue le concept de Spider-verse et adorant le principe de variantes (comme le Red Son pour Spider-man ou le crossover Looney toons/Batman), j’ai déniché le run de Dan Slott et Olivier Coipel en me demandant quelles étaient les inspi du film. Alors soyons directe, la couverture à elle seule justifie la lecture de cette histoire qui arrive largement au niveau des seules séries Marvel que je trouve accessibles aux non fanatiques, à savoir X-men.

Ceci pour deux raisons. D’abord l’homogénéité du boulot et l’univers cohérent fermé: Spider-verse a un début, un milieu et une fin, avec une explication très simple de qui sont les méchants et de la problématique. Le Big Two oublie trop souvent que les lecteurs ne lisent pas QUE leurs publi et se noient littéralement dans leurs univers. Pourtant l’amoncellement des Spider-men et women avait tout pour me paumer, à l’instar du Secret Wars, puissant, ambitieux mais trop pointu et perturbant pour être lu paisiblement. La bonne idée (comme souvent) est l’humour. Le fait d’intégrer Spider-cochon (juste génial et bien plus présent que dans le film) permet plein d’interventions totalement décalées, mais il n’est pas le seul à ironiser sur le côté WTF de cette histoire. En effet, sans que l’on sache lequel à une origine dans une vrais BD (et on s’en fout royalement!!) les auteurs nous proposent aux côté des Spider-Gwen, Superior Spider-man, Spider-woman ou encore Miles Morales un spider-cheval, un loup-garou ou encore une araignée mutante, un robot (dont doit être issu celui du film) etc. La plupart ne sont que du décors ou de la chair à canon pour les Morlun qui vont en dévorer un bon paquet avant la fin du run. Le multivers étant infini en intégrant en outre le passé et le présent, les possibilités donnent le vertige…Résultat de recherche d'images pour "amazing spider-man spider-verse"

Mais tout ceci garde pourtant bien une structure, simple et relativement linéaire sous la forme d’une chasse à base de sauts entre différents univers (processus qui peut rappeler le Black Science de Remender). Assez vite on apprend que le groupe de base formé par Peter Parker et Superior Spider-man (originellement Dr Octopus) a la possibilité de se téléporter à volonté comme les Morlun et plusieurs Spider-team se réfugient en différents endroits de l’espace-temps. Dan Slott à la bonne idée de ne pas se perdre dans des analyses physico-philosophiques sur la trame du multivers pour rester dans le cœur: des spider-men partout, sous toutes les formes qui se frittent avec des méchants vraiment très très réussis!

The Amazing Spider-Man T3 : « Spider-Verse » - par D. Slott, O. Coipel & G. Camuncoli – Panini ComicsC’est ma deuxième raison, j’y reviens toujours, pas de bonne histoire sans bon méchant. Ici il y a toute une famille totalement réussie tant visuellement que dans leur écriture. Du patriarche au scaphandrier (qui aura un rôle particulier) on se régale de les voir intervenir tout en puissance devant laquelle les héros ne font pas le poids. D’ailleurs seule une pirouette finale un peu facile permet de résoudre cette intrigue mal barrée tout le long. A côté des Morlun, les séquences Spider-men sont structurées autour de la guerre de quequettes entre Peter Parker (l’original) et Superior qui revendiquent tous deux le leadership de la contre-attaque… mais bien d’autres spider sont vraiment cool, notamment le Spider-punk, Spider-UK et bien sur Spider-Gwen.

Visuellement si Coipel dessine moins de planches que le très correcte Giuseppe Camuncoli, elles sont toutes absolument renversantes, peut-être plus encore que ce que fait Esad Ribic, mon chouchou de l’écurie Marvel, avec notamment un surprenant aspect subtilement sexy, tout en élégance et qui change des archétypes musculeux et gonflés…Résultat de recherche d'images pour "amazing spider-man spider-verse"

J’ai pris un grand plaisir à parcourir les dimensions en compagnie du Spider-verse et sachez qu’en lisant ce volume vous prenez le risque d’avoir très envie de revoir le film et de rechercher d’autres variantes (notamment le Spider-man noir). En raisons des problèmes du genre (éditeur, ficelles scénaristiques, changements de dessinateurs,…) il est compliqué de mettre 5 Calvin mais on en est très proche!

Résultat de recherche d'images pour "spider-cochon"Résultat de recherche d'images pour "spider-cochon"Résultat de recherche d'images pour "spider-cochon"Résultat de recherche d'images pour "spider-cochon"

Achetez-le chez njziphxv

 

 

BD·C'est lundi...·Comics

C’est lundi, que lisez-vous? #45

Ce rendez-vous a été initié par Galléane et son principe est de répondre aux trois questions:

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?
Cliquez sur les vignettes pour aller sur la critique quand il y en a une.

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

Couverture de Amazing Spider-Man (Marvel Now!) -3- Spider-VerseCouverture de Gung Ho -4- Colèrecouv_362217

couv_340430

2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

Couverture de End (The) - The EndCouverture de Demon (Shiga) -2- Volume 2Résultat de recherche d'images pour "rags comic"

3. Que vais-je lire ensuite ?

Couverture de Alma Cubrae -1- Le Collecteur d'ÂmesCouverture de Nymphéas noirsCouverture de Demon (Shiga) -3- Volume 3Couverture de Demon (Shiga) -4- Volume 4

Semaine pas terrible hormis le Spider-verse qui attendait depuis plusieurs semaines sur mon étagère et qui se révèle très réussi. Comme j’essaye de terminer en parallèle le roman que j’ai en cours depuis pfiouuuuuuuuuu ca ralentit un peu le rythme. Et puis il y a les 48h BD qui arrivent cette semaine alors bref, la liste de lecture va rester un peu anarchique. Mais comme je n’ai plus de SP à lire ça devrait être moins contraignant. Ah oui, aussi ma découverte en mode gros délire du Démon de Jason Shiga que j’avance tranquilou avec des billets à venir en étape de lecture et le web comics Rags tout aussi WTF dont je vous parle dès demain…

Et vous? qu’avez-vous découvert? Vos coups de cœur et trouvailles, ça m’intéresse!

BD·Documentaire·Nouveau !·Service Presse

L’espion qui croyait

Le Docu du Week-End
BD John Hendrix
Steinkis (2019), 176 p. , one shot.

bsic journalismMerci aux éditions Steinkis pour cette découverte.


couv_362217

L’ouvrage en format broché petit format avec couverture à rabat jouit d’une maquette et design très élégants qui participent beaucoup à sa réussite. En début de volume une introduction de l’auteur, en fin de volume des notes d’intention et précisions sur les recherches et la recherche d’authenticité. Une bibliographie fournie (comme toujours chez Steinkis, éditeur qui propose des ouvrages documentés), une photo de Dietrich Bonhoeffer, des notes et un index concluent l’ouvrage.

Dietrich Bonhoeffer, théologien allemand imprégné de morale et de foi, décida au vu des événements qui amenèrent les nazis au pouvoir et de la marche vers la guerre, d’incarner une Eglise active. Entre les préceptes non violents de la foi et la réalité de ce qu’il vivait il choisit de devenir espion et de participer à la conspiration qui devait assassiner Hitler…

Pour faire cette chronique je vais devoir aborder trois éléments de cet ouvrages qui m’ont mis en difficulté quand il s’est agi de déterminer s’il m’avait plu ou pas. Le premier est le sujet, ce qui m’a donné envie de le lire. L’auteur l’explique dans ses notes d’intentions, il a souhaité au travers de cette biographie (ou plutôt laudateur…) dresser un tableau didactique de la progression dramatique qui a mené l’une des nations les plus cultivées et puissante au sortir du XIX° siècle à l’apocalypse de la seconde guerre mondiale et au fascisme. Ce vecteur est le bon et l’originalité (le personnage est un pasteur) permet de sortir de sa zone de confort en découvrant le cheminement théologique et moral d’un homme qui a choisi de mettre sa vie au service de la foi et des hommes. Résultat de recherche d'images pour "hendrix the faithful spy"En bon laïcard que je suis je reconnais que ce n’est pas un sujet qui me passionne mais l’ouvrage de John Hendrix m’a permis d’effleurer des problématiques qui peuvent se poser aux croyants et d’apprendre le rôle dual qu’a joué l’Eglise d’Allemagne, l’institution se rangeant très facilement et volontiers sous la coupe du Fürher quand une partie des pasteurs s’organisait en une sorte d’église dissidente, une église de combat décidée de ne pas rester passive dans le drame des années 30-40. L’auteur ne donne pas de chiffres mais ce sont 7000 prêtres qui refusèrent ainsi les décisions les plus insupportables du régime concernant les juifs notamment. De même, l’itinéraire mental de Bonhoeffer, entre ses années dans la bourgeoisie allemande à sa révélation en Amérique face à la ségrégation raciale des noirs est intéressant.

Pourtant le verbe de l’auteur, totalement à la gloire de Dietrich Bonhoeffer, jusqu’à friser le ridicule par moments, m’a posé problème. Le ton hyper-didactique fonctionne lorsqu’il s’agit de raconter les événements plus ou moins connus (le coup d’Etat d’Hitler, la nuit de cristal, les jeux olympiques,…) mais sa passion pour ce personnage m’a laissé de marbre, d’autant que l’on sent assez fortement la voix du croyant derrière. Du coup un certain nombre de passage nous entraînent dans une rhétorique religieuse qui m’a dérangé. S’agissant d’une biographie ce n’est pas totalement aberrant de parler de foi pour un pasteur, mais pour qui ne crois pas la réflexion tombe à plat et crée une faille dans le récit…Résultat de recherche d'images pour "hendrix the faithful spy"

Le troisième élément est le graphisme, ou devrais-je dire plutôt le design, qui est lui vraiment réussi. Hendrix n’est pas le meilleur dessinateur du monde mais il sait dessiner des personnages et surtout sa mise en page très originale, par insertion d’éléments graphiques souvent symboliques (le Loup incarnant Hitler,…) qui aident la lecture un peu comme les documents d’un manuel d’Histoire. Du coup hormis les éléments cités plus haut l’album se lit facilement et est parfois passionnant car il arrive à synthétiser à la fois l’implication méconnue de ce personnage dans la résistance allemande et le déroulé que l’on a appris en cours d’Histoire. A ce titre si le sujet vous intéresse je vous encourage vivement à visionner le génial film de Brian Singer Walkyrie qui relate comme un film d’espionnage l’ultime tentative d’assassinat dans la Tanière du loup dont l’échec qui a abouti à la décapitation de cette résistance issue de l’Abwehre, le service d’espionnage de l’armée de l’amiral Canaris. On retrouve une grande partie de cette conspiration dans le livre et le rôle qu’y a joué Bonhoeffer.Résultat de recherche d'images pour "hendrix the faithful spy"

Selon que vous serez ou non sensibles à l’Histoire de la seconde guerre mondiale et au dilemme moral et religieux d’un homme le livre de John Hendrix vous parlera plus ou moins. Il reste au demeurant très bien conçu et mérite au moins par son originalité votre intérêt.

note-calvin1note-calvin1note-calvin1

Achetez-le chez njziphxv