***·BD·Jeunesse·Mercredi BD·Nouveau !·Rapidos·Service Presse

BD et vrac #10

BD du mercredi
  • Liberty Bessie #1(Djian/Vincent/Vent d’ouest) – 2019

bsic journalismCritique réalisée sur version numérique pour Iznéo.

Première lecture de ces deux auteurs, dont le scénariste est l’auteur du fameux Grand Mort avec Régis Loisel, que je n’ai pas encore lu mais qui est prévu tant on en dit du bien. Le nom de l’auteur de Peter Pan sort comme une évidence tant le dessinateur semble également s’inspirer directement du style du grand auteur, malgré un univers bien éloigné de celui de Loisel. J’ai été attiré par une couverture fort réussie qui laisse envisager une BD d’aviation avec une femme pilote noire dans les années 50. C’est partiellement le cas et dès le début on est plongé dans la seconde guerre mondiale au sein de l’escadrille noire des Red tails, dont l’Amérique parle pas mal depuis quelques temps. De premières planches d’aviation militaire comme les fait si bien Romain Huguault (et j’adore ça!)… qui basculent rapidement dans l’histoire familiale teintée de ségrégation raciale. La fille d’un des pilotes, quelques années après la fin de la guerre, est formée au pilotage et part à la recherche de son père dont elle soupçonne qu’il n’est peut-être pas mort. Un périple qui l’emmène, jeune femme noire, seule dans une Europe marquée par l’emprise des mafias et trafics en tous genres. Il ressort de cette BD une impression plutôt positive avec une envie communicative d’auteurs qui croient dans leur projet. Les dessins sont correctes avec une excellente colorisation qui gomme les quelques défauts, le scénario qui alterne entre récit du journal du paternel et action est efficace avec des dialogues et personnages réussis. L’héroïne manque peut-être un peu de caractère pour nous emmener réellement derrière elle et l’histoire ne nous montre pas suffisamment où l’on va entre les premières planches d’aviation pure très réussies, les séquences avec les trafiquants et le récit familial. A suivre donc, cet album qui se cherche encore et qui se révèlera sans doute au prochain épisode.

note-calvin1note-calvin1note-calvin1

Achetez-le chez njziphxv


  • Capitaine Albator: mémoires de l’Arcadia (Alquié/Kana) – 2019. Série en 3 tomes.

couv_368527Quand j’ai appris qu’une ribambelle d’adaptations de mangas des années 70-80 allait être lancée par des auteurs franco-belges, comme beaucoup d’entre vous mon cerveau s’est mis en pause et je me suis précipité sur cet Albator par l’auteur des Mythics. On parle ici du Albator 78 avec le vaisseau bleu. Tout d’abord je précise qu’il s’agit ici d’un ouvrage résolument jeunesse, qui contrairement à nombre de séries qui peuvent plaire à différents ages, se destine avant tout aux plus jeunes et aux fanatiques  de la première heure du personnage. La fidélité au matériau d’origine, tant dans le design des personnages que dans l’esprit du récit est totale et validée par le maître Leiji Matsumoto, l’auteur d’origine. La colorisation impeccable nous donne l’impression de lire un Anime comic alors que l’on est bien dans une création originale. On sent que l’auteur s’est fait plaisir avec un très grand sérieux pour pour proposer cette histoire d’armada Sylvidre (des extra-terrestres humanoïdes semi végétales) revenant sur Terre alors qu’une période glaciaire enserre la planète dont les dirigeants corrompus ne gèrent pas grand chose. L’album reprend des éléments désuets de l’Anime et la simplicité de l’intrigue comme des personnages laissera les lecteurs adultes sur leur faim. Pour peu que l’on ne se soit donc pas trompé de cible, ce premier volume d’un triptyque remplit donc totalement son objectif et permettra aux enfants de la génération club-Dorothée de faire découvrir cet univers fascinant à leurs jeunes enfants.

A partir de 7 ans.

note-calvin1note-calvin1note-calvin1

Achetez-le chez njziphxv

Publicités
****·BD·Jeunesse·Nouveau !

Telemaque#2

Rufus Stewart

Nouvelle rubrique sur le blog avec l’envie de parler d’albums destinés à la jeunesse et surtout d’en parler avec des kids, à savoir mes enfants! La rubrique sera en work in progress au début pour trouver la bonne formule (je ne suis pas encore esclavagiste et comme le blog ne rapporte rien je n’oblige pas mes enfants à rédiger des billets…). L’idée étant de donner à la fois mon avis d’adulte et l’avis d’un lecteur jeune je vais commencer par un format question réponse. N’hésitez pas à me donner votre avis et idées sur la formule en commentaires!

  • Ma fille c’est « Talia » (c’est un pseudo): à onze ans elle a aime beaucoup Buddy Longway, La Rose écarlate, les Mythics, Harmony, les carnets de Cerise, Dragon Ball ou Flying Witch…
  • Mon fils c’est « Jean-Pedrovitch »: à  treize ans il a déjà lu une grosse partie de ma bdthèque, notamment Universal War 1&2, Thorgal, Blake et Mortimer, Largo Winch,…

BD de Kid Toussaint et Kenny Ruiz
Dupuis (2018-2019), 62 p./album, 2 volumes parus.
couv_357831

Nous avions laissé Télémaque et ses amis en mauvaise posture sur l’île de la magicienne Circé à la fin du premier album de cette étonnante série. Ce second volume va les emmener aux portes de l’Hadès…

Salut les enfants! On retrouve le monde mythologique pour cette suite. Comment avez-vous trouvé ce second épisode par rapport à vos souvenir du premier?

JP: j’ai trouvé que le premier avait posé les bases mythologiques qui permettent de continuer sur l’histoire de la bande de Télémaque. De nouveaux compagnons continuent à les rejoindre mais sur la première étape alors que le premier  volume était plus progressif.

Talia: je l’ai trouvé dans la continuité du premier.

Vous pouvez me décrire la construction du récit?

JP: il y a une double trame; la quête de Télémaque et les menaces de guerre sur les Cités grecques, qui se renforcent sur cet album. J’ai bien aimé les passages politiques. C’est plus compliqué à suivre alors que les pages avec Télémaque sont plus axées humour et jeunesse.

Talia: moi j’ai préféré les parties avec Télémaque. Dans les parties politiques c’est beaucoup de dialogues et il y a moins d’action.

L’histoire continue à suivre les pas d’Ulysse avec les différents épisodes de l’Odyssée, parfois un peu rapidement. Est-ce que vous avez eu du mal à reconnaître ces passages?

JP: moi je me souvenais des étapes que l’on voit ici (il y en a quatre comme dans le premier album), grâce à mes souvenirs d’Ulysse 31. Par contre je ne me souvenais pas des guerriers cimmeriens quand ils arrivent à Hadès.

Talia: je ne connais pas tous les passages, notamment Charybde et Sylla.

Résultat de recherche d'images pour "kenny ruiz telemaque tome 2"

Et alors le monde des morts…?

Talia: les pages tournent dans tous les sens, les cases forment un cercle et nous amènent à tourner l’album dans nos mains… C’est la première fois que je vois ça dans une BD. Les personnages sont séparés et les cases bizarres les relient. Ils rencontrent ceux qu’ils voulaient voir depuis toujours, des héros morts et les parents d’Ulysse.

JP: ils entrent dans l’Hadès sans passer par Charon le passeur du fleuve Styx. Ils sont détachés de leur corps et la séquence se passe dans leur imaginaire. Je pense que c’est pour ça que le découpage est dans tous les sens, comme dans un rêve où il n’y a pas de lien logique. C’est un peu énervant de tourner la BD dans tous les sens mais sinon c’est original! L’Hadès nous permet de voir des personnages qu’on ne connaît pas dans l’Odyssée.

Finalement les dieux sont moins acharnés contre Télémaque et ses potes que contre son père, non??

Résultat de recherche d'images pour "kenny ruiz Telemaque portes de l'enfer"JP: oui! Finalement tous les adversaires d’Ulysse vont plutôt aider Télémaque. Ou alors Charybde et Sylla qui font des blagues pour faire peur aux gens…

Talia: … en même temps si les potes de Télémaque n’étaient pas là il n’irait pas loin! Télémaque est fougueux et pas très prudent.

Vous avez relevé l’aspect féministe?

Talia: il y a beaucoup de filles. Polycaste est maligne alors que Télémaque est un peu débile, mais c’est vrai que contrairement à elle il n’a pas eu son père pour lui apprendre! Circé n’aime pas les hommes et les transforme en porcs…

JP: … pour leur montrer leur véritable image! La fille de Ménélas veut donner son avis sur son mariage comme Polycaste dans le premier tome. Et c’est vrai que Télémaque est un peu crétin!


Voilà pour le retour des zouzous… et le vieux qu’est-ce qu’il en dit?

Sans titre.jpgL’opération 48h BD qui nous avait permis de découvrir cette série est décidément l’occasion de vraies trouvailles tant ce second volume confirme amplement les qualités et l’ambition du premier. Avec la réserve que justement on irait presque vers de la BD ado-adulte à la Lanfeust tant les thématiques et la complexité des noms et des péripéties politiques sont moyennement adaptés à de jeunes lecteurs. La carte en deuxième de couverture présente l’itinéraire de la bande sur les albums précédents et en troisième de couverture elle montre la progression de l’album lu. Très jolie carte très utile pour suivre l’intrigue, surtout que certaines ellipses sont un peu abruptes (le passage des lotophages à Charybde et Sylla par exemple… qui montre la difficulté à suivre le cahier des charges des étapes de l’odyssée tout en tenant dans un format d’album). Un résumé en forme de mosaïque (très esthétique également) prends les trois premières pages.

Résultat de recherche d'images pour "telemaque aux portes enfer ruiz"Comme l’ont dit les enfants, les thématiques politiques, féministe, sont assez étonnantes pour un album jeunesse, alors que par ailleurs les personnages sont tout en décalage avec leur milieu d’origine (Personne et anthropophagisme), procédé fréquent lorsqu’on s’adresse à un public jeune. Si l’intrigue de Télémaque est plus linéaire ici que dans le précédent volume, le développement du conflit entre Cités est un peu ardu à suivre du fait de la multiplicité des noms grecs et des liens diplomatiques. Je suis un peu circonspect sur l’attelage des deux intrigues mais laissons aux auteurs le temps de justifier cela.

Le passage dans l’Hadès est asses fascinant tant le découpage est sophistiqué et intelligent. J’ai rarement vu cela hormis chez un Ledroit ou dans certains comics. Cette séquence majeure confirme l’ambition visuelle d’un dessinateur vraiment très fort et en totale maîtrise de ses planches et que Télémaque est, contrairement à ce que son pitch pouvait laisser penser, une des séries ado majeure du moment. De très grandes qualités qui en font une série à suivre assurément pour peu que la mythologie grecque ne vous rebute pas.

A partir de 12 ans.

note-calvin1note-calvin1note-calvin1note-calvin1

Achetez-le chez njziphxv

***·BD·Jeunesse·Nouveau !·Service Presse

Space battle lunchtime #2

Rufus Stewart

Cette nouvelle rubrique vise à présenter un album jeunesse  en regard croisé parent/enfants. Mes deux zozo parlent donc d’un album en mode question-réponse, puis vous trouverez en fin d’article mon avis dans un format plus classique. En espérant que ça vous plaise. N’hésitez pas à me donner votre avis et idées sur la formule en commentaires!

  • Ma fille c’est « Talia » (c’est un pseudo): à onze ans elle a aime beaucoup Buddy Longway, La Rose écarlate, les Mythics, Harmony, les carnets de Cerise, Dragon Ball ou Flying Witch…

Comic jeunesse de Natalie Riess
Kinaye (2019) – Oni press (2016), 120 p. couleur, volume 2/2

bsic journalismMerci aux éditions Kinaye pour cette découverte.

Space Battle Lunchtime - Tome 2 : La recette du désastre par RiessL’ouvrage comporte quatre chapitres et quinze pages de bonus,avec des strips humoristiques, la reprise du concept du « et si… », une recette des cupcakes de Péony, des croquis, des esquisses des couvertures, une explication de la mise en couleur… très complet encore une fois pour plonger les jeunes dans la fabrication d’un album. et un dossier de fabrication qui intéressera les jeunes sur la conception d’un album. Côté fabrication, même couverture brochée avec rabats et vernis sélectif que sur le T1. Très belle édition colorée en format comics.

Péony a été enlevée et se retrouve sur le point de participer au terrible Cannibal Coliseum, le concurrent du Space Battle Lunchtime version combat à mort! Alors que ses amis se demandent pourquoi elle a renoncé à la finale de SBL, l’étrange Neptunia décide de partir à sa recherche…

Salut Talia! On arrive à la conclusion de cette histoire de cuisine spatiale. Tu avais fait des pronostics sur le tome 1, est-ce que ça s’est vérifié?

Résultat de recherche d'images pour "space battle lunchtime 2"Non! On a cru qu’elle ne pourrait pas participer à la finale. Mais elle est délivrée au dernier moment (mais la finale ne sera pas celle que l’on croit…)!

Les deux volumes me semblent très différents, le premier axé sur une compétition de cuisine, le second plus en bataille à mort dans le Coliseum. Qu’en penses-tu?

Dans le Coliseum soit tu es hachée menu soit tu hache menu! Moi je préfère le SBL par-ce qu’ils y font la cuisine et qu’on voit des ingrédients étranges. Mais la p’tite Magicorne est trop drôle avec son petit tablier, toute rose et son air gentil alors qu’elle veut découper tout le monde avec sa spatule.

Que peux-tu dire de l’évolution de la relation entre Péony et Neptunia?

Au début elles sont juste amies mais dans le deuxième tome elles sont amoureuses (homo-sexuelles) et s’embrassent.

Il y a beaucoup d’action dans ce volume, où on voit les capacités de Neptunia…

Je pense pas plus que dans le premier: on voit Péony et Neptunia travailler dans leur cuisine avec ces ingrédients bizarres, dans le tome deux quand elle va sauver Péony seule et défonce tout sur son passage!

La fin est inattendue, non?

Non, pas vraiment, je pense que Melonhead a tout manigancé depuis le début. Il est démoniaque! Il est assez faible mais très malin…


Résultat de recherche d'images pour "space battle lunchtime 2"Voilà pour le retour de la choupette… et le vieux qu’est-ce qu’il en dit?

Ce second volume est très différent, beaucoup plus action que le premier et je l’ai trouvé plus intéressant pour quelqu’un de pas super passionné par les émissions de cuisine. L’histoire se découpe en deux parties: la participation au Cannibal Coliseum avec la très drôle P’tite Magicorne (imaginez un Petit Poney aux yeux étoilés et… psychopathe!) et le retour surprise pour la finale du SBL où tout va aller de travers. La fuite de Péony est un peu en mode n’importe quoi (on retrouve l’esprit de Volcano Trash à ce moment) mais l’action défile et reste efficace. L’auteure arrive à nous surprendre à de nombreuses reprises et c’est ce qui rend ce volume supérieur au précédent. Si le méchant est repérable depuis le début et qu’on se doute qu’il est derrière l’enlèvement de Péony, ses actions sont toujours subtilement machiavéliques et manipulatrices? Du coup on ne peut se douter du déroulement de la finale (dans une sorte de moule géant et en apesanteur) et encore moins du vainqueur. Deux éléments sont également surprenants et bien vus dans un album jeunesse: un certain côté gore très drôle pendant le Cannibal Coliseum et l’histoire d’amour homosexuelle entre Péony et Neptunia. Souvent ce genre de thème est évoqué sous le couvert de la grande amitié. Ici un bisou langoureux ne laisse pas de doute. J’aime bien que l’on aborde des sujets très contemporains sans sourciller dans des ouvrages pour les enfants, qui sont généralement plus ouverts à la différence et l’inconnu que les grands. Ce n’est absolument pas un thème central mais un élément des relations entre personnages avec une approche tout à fait normale.

Ce diptyque se termine de manière très sympa

note-calvin1note-calvin1note-calvin1

Achetez-le chez njziphxv

***·BD·Jeunesse·Nouveau !·Service Presse

Les enfants de la colère

Rufus Stewart

Cette nouvelle rubrique vise à présenter un album jeunesse  en regard croisé parent/enfants. Mes deux zozo parlent donc d’un album en mode question-réponse, puis vous trouverez en fin d’article mon avis dans un format plus classique. En espérant que ça vous plaise. N’hésitez pas à me donner votre avis et idées sur la formule en commentaires!

  • Ma fille c’est « Talia » (c’est un pseudo): à onze ans elle a aime beaucoup Buddy Longway, La Rose écarlate, les Mythics, Harmony, les carnets de Cerise, Dragon Ball ou Flying Witch…
  • Mon fils c’est Jean-Pédrovitch: à  treize ans il a déjà lu une grosse partie de ma bdthèque, notamment Universal War 1&2, Thorgal, Blake et Mortimer, Largo Winch,…

BD de Damian et Nico Naranjo
Ankama (2019) volume 1/2

bsic journalismMerci à Ankama pour cette découverte.

Résultat de recherche d'images pour "les enfants de la colère bd"Sur la planète Aegis, le Nord, supérieur technologiquement, entame une conquête d’un Sud ravagé par la guerre et en résistance. Lors d’un assaut meurtrier, un robot de combat ennemi est capturé par les résistants. C’est le début d’un programme de reconquête qui commence…

Alors aujourd’hui on parle de Science fiction les enfants. Est-ce que vous pouvez présenter cette nouvelle série?

Talia: Il y a le Nord qui attaque le Sud avec des Mechas et les défenseurs récupèrent des méchas pour se défendre… Les enfants sont en colère car on a tué leur famille. Ils sont manipulés par les militaires pour former la résistance.

Qu’est-ce que c’est des Méchas? Vous avez des exemples?

Jean-Pédrovitch: Ce sont des sortes d’exosquelettes géants pour le Sud. Pour le Nord ils sont contrôlés à distance, ils sont beaucoup plus forts technologiquement, ils dominent. Les héros sont plus malins, se sont des enfants qui dirigent directement les Méchas qu’ils ont bricolés, car ils sont plus vifs et compensent le manque technologique. J’en ai vu dans les séries Aquablue ou Météors.

Les Méchas sont donc différents? Lequel préférez-vous?

Jean-Pédrovitch: Ceux du Nord sont faits en série et sont identiques. Ceux des héros sont bricolés et ont leurs particularités: un sniper, un épéiste, un boxeur,… J’aime bien le robot du chef des méchants.

Talia: Les méchas ressemblent aux enfants: celui qui a un couteau pilote un robot avec une lame en fusion,…

Les personnages principaux ne sont pas vraiment des héros invincibles…

Talia: Ils sont traumatisés et veulent se venger. Ils mènent leur enquête tout seuls. Les enfants généralement ne font pas la guerre.

Jean-Pédrovitch: Oui, il y a un personnage impulsif qui mets les autres en difficultés par-ce qu’il prend des décisions tout seul. Les autres essayent de travailler en équipe, c’est la seule solution pour contrer les adversaire. Les autres ont presque tous un problème, une est accro aux jeux vidéos, un autre est violent, etc.

Et visuellement comment vous avez trouvé l’album?

Résultat de recherche d'images pour "les enfants de la colère naranjo"Talia: Les dessins ne sont pas très réalistes, plutôt enfantins et ne correspondent pas trop à l’histoire. J’ai pas trop aimé le dessin, sauf les méchas qui sont très différents. On retrouve le caractère des enfants dans leur robot. Les couleurs sont un peu bizarres, parfois il n’y a pas de fonds dans les cases.

Jean-Pédrovitch: Les dessins sont irréguliers, parfois très simplistes et parfois poussés. Ça ne me gène pas sur les mangas par exemple mais en BD ce n’est pas pareil. Les couleurs sont assez grossières.

Alors vous continuerez sur la suite de l’histoire?

Talia et Jean-Pédrovitch: Oui par-ce que l’histoire est sympa.


Voilà pour le retour des enfants… et le vieux qu’est-ce qu’il en dit?

Résultat de recherche d'images pour "les enfants de la colère naranjo"En entamant la lecture des Enfants de la colère je ne pensais pas lire un album jeunesse… C’est pourtant le cas et cela ne m’a absolument pas gêné tant la mise en case est dynamique, utilisant les techniques du manga pour illustrer la rapidité d’action. J’ai notamment beaucoup aimé l’utilisation très poussée des onomatopées qui sont ici un vrai personnage graphique, prenant une place importante dans l’image, suivant des courbes et des formes qui apportent à l’impression souhaitée au-delà de la sonorité même du texte. Ce n’est pas absolument nouveau mais assez rare et j’aime beaucoup ce genre d’innovation dans le genre BD qui est assez formaté.

L’intrigue est une trame simplifiée d’un récit guerrier avec méchants soldats hyper-équipés et gentils résistants avec un groupe d’enfants abîmés qui se vengent en utilisant des robots. Car c’est là le gros atout de la BD et l’envie des auteurs: proposer aux enfants une histoire de Mechas. Leur design est très réussi, permettant aux lecteurs d’identifier le caractère de chaque robot à l’enfant qui le pilote. Je pense d’ailleurs que Talia et Jean-Pédrovitch ont surtout accroché à cet élément. Les dialogues sont plutôt sympa, les personnages très archétypaux mais variés et la bande de jeunes est une mécanique habituelle aidant les jeunes lecteurs à s’immerger dans l’intrigue. Graphiquement Nico Naranjo se rattache plutôt à l’école Miyazaki avec des contours ronds et des hachures qui textures les formes. Il hésite un peu entre deux styles, ce qui a pu perturber les enfants, avec en effet une histoire assez dure et des dessins jeunesse. Le découpage en revanche est très dynamique et renforce l’action, assez omniprésente dans ce premier volume.

Comme pour Garbage Night qui proposait un post-apo aux jeunes, l’album des espagnols Damian et Nico Naranjo a le mérite d’initier les enfants à de la SF militaire (pas toujours drôle!) et aux combats de robots.

A partir de 9 ans.

note-calvin1note-calvin1note-calvin1

Achetez-le chez njziphxv

****·BD·Jeunesse

Telemaque#1

Rufus Stewart

Nouvelle rubrique sur le blog avec l’envie de parler d’albums destinés à la jeunesse et surtout d’en parler avec des kids, à savoir mes enfants! La rubrique sera en work in progress au début pour trouver la bonne formule (je ne suis pas encore esclavagiste et comme le blog ne rapporte rien je n’oblige pas mes enfants à rédiger des billets…). L’idée étant de donner à la fois mon avis d’adulte et l’avis d’un lecteur jeune je vais commencer par un format question réponse. N’hésitez pas à me donner votre avis et idées sur la formule en commentaires!

  • Ma fille c’est « Talia » (c’est un pseudo): à onze ans elle a aime beaucoup Buddy Longway, La Rose écarlate, les Mythics, Harmony, les carnets de Cerise, Dragon Ball ou Flying Witch…
  • Mon fils c’est « Jean-Pedrovitch »: à  treize ans il a déjà lu une grosse partie de ma bdthèque, notamment Universal War 1&2, Thorgal, Blake et Mortimer, Largo Winch,…

BD de Kid Toussaint et Kenny Ruiz
Dupuis (2018-2019), 62 p./album, 2 volumes parus.
couv_325652

Ouvrage acheté dans le cadre de l’opération 48H BD.

Tout le monde connaît l’histoire d’Ulysse, parti dix ans avec les armées grecques à la guerre de Troie et égaré autour de la méditerranée à son retour vers Itaque. Ce que nous ne savons pas c’est ce qu’a fait son fils Télémaque pendant ce temps: il est parti à sa recherche aidé de compagnons très hétéroclites, dans des aventures hautes en couleur!

Salut les enfants! Est-ce que vous connaissiez la mythologie grecque avant de lire Telemaque?

JP: Oui j’avais lu l’Odyssée en abrégé à l’Ecole des Loisirs. On avait vu Ulysse 31 aussi et ça aide bien. C’est bien de connaître l’histoire d’Ulysse avant de lire la BD.

Talia: J’ai lu Les Agents secrets de l’Olympe (une série de romans jeunesse). Et Ulysse 31.

Et du coup pouvez-vous nous dire comment la BD est reliée à l’Odyssée?

JP: On reconnait des personnages (comme Polyphème qui a déjà perdu son œil et parle d’Ulysse). Il y a aussi Circée la magicienne et les Sirènes qui ont une forme de Harpie. Télémaque refait les aventures d’Ulysse mais à sa manière.

Résultat de recherche d'images pour "telemaque ruiz"Talia: Polyphème appelle Ulysse « l’homme aux mille ruses » mais le héros dit s’appeler « personne ». Le fils de Polyphème est rajouté par rapport à l’histoire d’Ulysse et il aide Télémaque et sa copine car il ne veut pas manger d’humains et dit à son père que c’est en essayant de manger les humains qu’il a perdu son œil. Il est fan d’Ulysse car il admire son intelligence et sa ruse.

JP: Les premières pages racontent la Guerre de Troie avant que commence l’aventure de Télémaque.

Alors Télémaque c’est un peu Ulysse en plus jeune?

JP: Il a le même courage que son père mais est assez bête! Pas de bol, il arrive après son père, et ses victimes en veulent à son fils.

Talia: Il est assez imprévisible… Il est bien moins rusé et sa copine (Polycaste) l’aide beaucoup à se sortir de ses problèmes. Télémaque est très impatient, maladroit et prétentieux, il n’a pas voulu attendre le retour de son père  et se précipite dans le danger.

Résultat de recherche d'images pour "telemaque ruiz"Visuellement quel style de BD on a? Qu’est-ce qui vous a marqué?

JP: C’est très « jeunesse », parfois ça fait trop dessin-animé.

Talia: Les dessins sont exagérés, les personnages font des sauts géants… C’est plutôt drôle.

Un dernier mot?

JP: Derrière le côté jeunesse c’est finalement assez politique et plus complexe que ça en a l’air. Il y a besoin de quelques références. J’ai trouvé ce tome assez amusant et j’attends la suite!

Talia: C’est intéressant mais ca reste une BD d’aventure et on ne la lit pas pour se documenter sur la mythologie grecque.


Voilà pour le retour des zouzous… et le vieux qu’est-ce qu’il en dit?

Résultat de recherche d'images pour "telemaque ruiz"Très bonne surprise que ce Télémaque, avec notamment une découverte, l’excellent dessinateur espagnol Kenny Ruiz, au style proche du manga  et aux encrages forts issus de l’école espagnole. L’équilibre n’est jamais évident à trouver pour les séries estampillées jeunesse, entre un intérêt scénaristique et une simplification qui parle aux jeunes. Les auteurs ont trouvé cet équilibre avec un vrai réalisme littéraire dans les noms grecs et la complexité mythologique comme politique du contexte de l’Egée antique. Les enfants pourront trouver cela un peu compliqué mais les férus de mythologie (ils sont nombreux) s’y retrouveront. L’action et le style manga est en outre diablement efficace, avec des personnages drôles et une succession de péripéties qui s’enchaînent en suivant l’itinéraire de l’Odyssée  de façon fluide et non forcée. Dans l’esprit on est proche d’Aliénor Mandragore, avec le même humour décalé et des personnages semblant des transposition de héros mythiques. Télémaque est cependant plus efficace visuellement et en matière d’action. Et le principe de l’équipée de copains aux caractéristique bien particulières qui revisitent l’itinéraire d’Ulysse permet des perspectives sur une série longue. Une vraie réussite!

A partir de 10 ans.

note-calvin1note-calvin1note-calvin1note-calvin1

Achetez-le chez njziphxv

***·BD·Jeunesse·Nouveau !·Service Presse

Garbage night

Rufus Stewart

Cette rubrique propose une lecture/critique croisée parent-enfant sur un album jeunesse.

  • Ma fille c’est « Talia » (c’est un pseudo): à onze ans elle aime beaucoup Buddy Longway, La Rose écarlate, les Mythics, Harmony, les carnets de Cerise, Dragon Ball ou Flying Witch…

Comic jeunesse de Jen Lee
Kinaye (2019) – Nobrow (2017), 98 p. couleur, one-shot.

bsic journalismMerci aux éditions Kinaye pour cette découverte!

album-cover-large-38922L’ouvrage est composé de Garbage Night et de la préquelle « Vacancy« … proposée à la fin de l’histoire (…  alors qu’il a été publié originalement en amont). Pas de bonus. Service minimum donc, avec la maquette désormais habituelle de Kinaye (couverture à rabat avec vernis sélectif).

Dans un monde déserté par les humains, trois amis animaux parcourent des villes abandonnées à la recherche de nourriture. Lorsqu’ils rencontrent Barnaby ils croient avoir trouvé le leader né qui les aidera à trouver un coin plus serein. Mais bien vite l’équilibre de l’amitié dans le groupe est menacé par ce nouveau venu…

Salut Talia, est-ce que tu peux nous résumer ta nouvelle lecture Garbage Night?

Ça parle d’un chien, un raton-laveur et un rêne qui quittent leur maison pour chercher à manger, par-ce que la ville a été désertée par les humains. Ils veulent aller à la ville d’à-côté et croisent Barnaby (un chien) qui dit connaître le chemin. Au début Cliff le raton-laveur et Reynard se méfient mais Simon le chien lui fait entièrement confiance. Mais on finit par comprendre que Barnaby essaye de se débarrasser des deux amis pour garder seulement Simon avec lui…

Qu’est-ce qui t’a intéressé dans cet album?

C’est rare les histoires avec uniquement des animaux, d’habitude ils sont mélangés aux humains ou bien il n’y a que des humains. Ça parle de personnes qui ont faim mais qui ne trouvent pas à manger, ce sont des démunis. Je n’ai jamais lu d’histoire de gens comme ça et j’ai trouvé ça original.

Que peux-tu me dire des relations entre les personnages?

Barnaby n’aime pas Cliff et Reynard par-ce que ce qui l’intéresse c’est d’avoir avec lui Simon qui est plus fort et courageux par-ce que c’est un chien. Il a déjà combattu des coyotes et Barnaby n’en a jamais affronté. Il respecte la force et ne veut pas s’encombrer d’animaux qui ne lui servent pas.

Simon est donc le héros? Comment est-ce qu’il réagit?

Non, ce sont Cliff, Reynard et Simon. Au début Simon pense que ses amis se méfient pour rien mais au final il voit que Barnaby est un menteur: il était prêt à se débarrasser de ses amis quand ils sont tombés dans le trou. Quand il a compris que Simon était fidèle à ses amis il décide de partir.

Et pour finir comment as-tu trouvé les dessins?

J’ai bien aimé les couleurs, elles sont originales, un mélange de vif, de foncé et de clair. J’aime bien le dessin des personnages. Ils sont à la fois réalistes et dessin-animé. Il y a une ambiance un peu triste et on a pitié d’eux.

 


Comme d’habitude, après l’avis de la principale intéressée, voilà mon avis sérieux de papa concerné…:

Image associéeJ’ai trouvé cet album étonnamment mature pour un ouvrage jeunesse. L’autrice, américaine, est freelance et a travaillé dans le design, ce qui se ressent fortement à la fois quand au trait, à la gestion de la profondeur et aux motifs de colorisation. Ses images sont à la fois très schématiques, ce qui se prête à de la BD jeunesse et assez techniques et lisibles. J’ai notamment beaucoup aimé les arrières-plans désolés, emplis d’herbes et de feuilles, d’architectures abîmées par l’abandon. C’est très plat mais l’espace est bien géré dans l’action.

Résultat de recherche d'images pour "garbage night lee"Surtout, l’ai été assez impressionné par le fait de proposer une histoire post-apo s’inscrivant totalement dans ce genre de la SF, souvent sombre voir désespéré, mais clairement destinée aux jeunes. Un peu comme pur Volcano Trash je trouve très chouette cette sorte d’initiation via le prisme des relations « humaines », la gestion compliquée des relations avec les amis et les personnes charismatiques, dans un contexte hostile. La peur irrationnelle et le danger sont notamment très bien rendus. Comme dans toute histoire post-apo c’est le changement, le vide qui crée une ambiance de tension. L’album est du reste relativement calme mais si on peut commencer à le lire à partir de 8 ans me semble t’il, je conseille une lecture partagée jusqu’à 10-11 ans pour atténuer cette pesanteur. Le scénario très verbeux permet cependant de garder le lecteur concentré sur ses personnages et de ne pas trop « regarder derrière le rideau »… Une très bonne surprise qui fait plaisir car la BD jeunesse est souvent gentillette ou inintéressante pour un adulte, ce qui n’est pas le cas. Garbage Night est un album exigeant qui ouvre sur un univers inhabituel pour les enfants et reste accessible pour parents comme enfants, ce qui est assez rare.

note-calvin1note-calvin1note-calvin1

Achetez-le chez njziphxv

***·BD·Jeunesse·Nouveau !·Service Presse

Space battle lunchtime #1

Rufus Stewart

Nouvelle rubrique sur le blog avec l’envie de parler d’albums destinés à la jeunesse et surtout d’en parler avec des kids, à savoir mes enfants! La rubrique sera en work in progress au début pour trouver la bonne formule (je ne suis pas encore esclavagiste et comme le blog ne rapporte rien je n’oblige pas mes enfants à rédiger des billets…). L’idée étant de donner à la fois mon avis d’adulte et l’avis d’un lecteur jeune je vais commencer par un format question réponse. N’hésitez pas à me donner votre avis et idées sur la formule en commentaires!

  • Ma fille c’est « Talia » (c’est un pseudo): à onze ans elle a aime beaucoup Buddy Longway, La Rose écarlate, les Mythics, Harmony, les carnets de Cerise, Dragon Ball ou Flying Witch…

Comic jeunesse de Natalie Riess
Kinaye (2019) – Oni press (2016), 120 p. couleur, volume 1/2

Space-battle lunchtime a été lu dans le cadre d’un Mass critique spécial de Résultat de recherche d'images pour "babelio"et je les remercie de cet envoi. Vous trouverez ce billet sur le site de Babélio ici.

couv_360367L’ouvrage comporte quatre chapitres et dix pages de bonus, dont un descriptif des personnages et un dossier de fabrication qui intéressera les jeunes sur la conception d’un album. Couverture brochée avec rabats et vernis sélectif. Très belle édition colorée en format comics.

Péony tient une pâtisserie sur Terre. Un jour elle voit débarquer une étrange grenouille humanoïde qui lui propose de participer à un concours de cuisine… Mais pas n’importe lequel: devenir la meilleure chef au Space battle Lunchtime, le plus populaire des show de cuisine télévisés de la galaxie! Transportée instantanément sur une station spatiale elle va vite constater que les rivalités entre les extra-terrestres participants va transformer ce concours en une course d’obstacles…

Salut Talia, tu viens de lire Space Battle Lunchtime, est-ce que ça t’a plus?

Résultat de recherche d'images pour "space battle lunchtime"Oui, c’était drôle et j’ai bien aimé l’idée du concours bizarre avec des ingrédients « beurk » ou immangeables comme cette pierre avec laquelle il faut faire des gâteaux! Les personnages extra-terrestres ont des têtes étranges, ça les rends rigolo…

Est-ce que tu connais les émissions de cuisine à la TV?

-Non, je n’ai jamais entendu parler de ce genre d’émissions. Par contre j’adore cuisiner!

Et parle-moi de l’intrigue…

Péony ne connaît personne quand elle arrive sur la station-studio de TV. Elle doit remplacer au dernier moment une concurrente mystérieusement disparue… Elle découvre des instruments compliqués à utiliser mais finit par s’en sortir avec l’aide du caméraman. Mais Melonhead est toujours là pour saboter les préparations!

C’est le méchant?

Oui, il avait perdu un tournoi avant et veut se venger. Maintenant il est prêt à tout pour gagner le concours. Du coup il triche tout le temps et sabote les ingrédients et les ustensiles.

Donc le Space Battle Lunchtime se joue entre Péony et Melonhead?

Résultat de recherche d'images pour "space battle lunchtime ries"Non, il y a aussi Neptunia qui devient plus tard l’amie de Péony. Je l’aime bien car elle est sérieuse et mystérieuse. Péony ne la connaît pas bien au début, Neptunia est méfiante, mais Péony lui fait goûter ses cupcakes et elles se retrouvent obligées de travailler ensemble sur une manche du concours.

 

Tu as envie de lire la suite?

Oui. Je pense qu’ils vont choisir deux concurrents ex-aequo et que ce sera Péony et Neptunia! Mais j’espère que Cherisa et Péony vont revenir après leur disparition…


Voilà pour le retour de la choupette… et le vieux qu’est-ce qu’il en dit?

Résultat de recherche d'images pour "space battle lunchtime"La structure de l’album est très simple, avec une entrée en matière immédiate puisqu’il suffit de quelques pages pour démarrer le show. J’ai été surpris que Péony ne soit pas plus perturbée que cela de l’étrangeté dans laquelle elle est transportée, mais visiblement cela ne chagrine pas les jeunes lecteurs… On a donc plusieurs séquences du concours où chaque fois un concurrent est éliminé, jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un. Outre l’univers hyper coloré et farfelu (on a en fin d’album une version « crustacés » des personnages!), on a progressivement une complexification de l’histoire, avec l’interaction entre Péony et Neptunia (qui ne semble pas commode) qui se développe grâce à l’empathie de l’humaine, mais aussi des mystères comme ce cameraman qui semble amoureux d’elle et les infos sur cet atroce concours cannibale parallèle où les concurrents sont dévorés… Je ne suis absolument pas intéressé par ce genre de Show TV mais pour un album jeunesse le côté tournoi progressif (ce qui marche dans Dragon Ball par exemple) avec plein de personnages bons et méchants fonctionne très bien. Les dessins sont correctes, les couleurs très vives et le découpage, sans être fou, se permet des effets en mode dessin-animé très sympa. Au final, si on n’est pas surpris du déroulement, on a hâte de connaître le fin mot de cette histoire, notamment grâce à un cliffhanger particulièrement redoutable!

note-calvin1note-calvin1note-calvin1

Achetez-le chez njziphxv