Comics·East & West·Numérique·Service Presse

Renato jones: les un %

esat-west
Comic de Kaare Kyle Andrews,
Akileos (2018) , 137 p.
couv_320769

Lors de la sortie de l’album l’éditeur Akileos, plutôt doué pour dénicher des perles souvent assez graphiques, avait mis le paquet en com’ et le relais blogs et réseaux sociaux avait été excellent. L’ouvrage étant lu en numérique grâce à ma collaboration avec l’éditeur, je ne peux pas faire de commentaire sur la fabrication. Le travail de maquette et de mise en page (de l’auteur) en revanche est particulièrement recherché et vire même presque au concept (on retrouve un peu la démarche de Nicolas Petrimaux sur Il faut flinguer Ramirez), avec de fausses publicités et des doubles pages très design qui débordent très largement les pages de titres de parties.

Renato Jones est l’héritier d’une grande fortune… sale. Vivant dans le monde des 1%, un monde de cynisme, de violence et de plaisirs orgiaques, il assume également le costume de justicier parti en croisade pour éliminer ces abus. Et pour éliminer il faut tuer!

Résultat de recherche d'images pour

Graphiquement Kaare Kyle Andrews est dans une filiation assez directe du Frank Miller de Dark Knight et Dark Knight returns… ce qui implique un trait assez années 80. La filiation ne s’arrête pas là et je qualifierais directement l’auteur de fils spirituel du dessinateur de Sin City, aussi paradoxalement que cela puisse paraître: si Miller est connu pour ses positions réactionnaires qui avaient fusionné avec les options expéditives du Batman dans les années 80, Andrews se cale dans le sillage d’Occupy Wall Street en proposant avec Renato Jones une des BD les plus politiques qui soient! C’est d’ailleurs la principale qualité de cet album que sa radicalité totalement punk à une époque d’ultralibéralisme triomphant.

Pour l’habillage, Renato Jones est un Batman politique et politiquement incorrecte, totalement émancipé du comic code authority, un Batman que même un Alan Moore n’aurait pas fait. Milliardaire incarnant ce qu’il traque, il est formé par le majordome pour venger les pauvres et assassiner les plus démoniaques des 1%.

Résultat de recherche d'images pour
Andrews est énervé et entre des fausses publicités pour objets de luxe en mode photo (très drôles) il propose des scènes de massacres au découpage apocalyptique, pas toujours évident à lire avec son trait parfois grossier, mais terriblement imaginatif et recherché! L’album (et son justicier) est très poseur (on reste dans le style super-héros) et le jeu sur les plans, les contrastes et les textures est vraiment remarquable. Je ne dirais pas que Kaare Kyle Andrews est un grand dessinateur (son trait reste assez grossier, comme celui de Miller) mais il est un remarquable maquettiste et designer. Par exemple l’ensemble des séquences présentant l’enfance de Renato sont habillées de trames et fausses pliures qui donnent un aspect de vieille BD et qui ajoute de la classe à la lecture.

Honte d’être riche? C’est lui qui vous jugera… Renato Jones, justicier de luxe »

Résultat de recherche d'images pour

Le discours en mode Punisher pourra choquer certains même si les personnages éliminés sont tout abominables. Mais l’auteur assume son propos: nous avons affaire à des vampires assoiffés de sang, de sexe et de pouvoir que rien ne peut arrêter. Face au mal il ne faut pas tergiverser. Dans un scénario sommes toutes assez linéaire la subtilité arrive avec l’amie d’enfance du justicier, fille d’ultra-riche et totalement aliénée par son univers fortuné. Renato se retrouve à aimer une personne incarnant ce qu’il abhorre… La fin de l’album, très maîtrisée, donne envie de lire la suite et posant un rebondissement un peu tardif selon moi.

Ce premier volume très rafraîchissant montre (comme un Lupano en rogne) que la BD peut être un loisir tout en prenant position dans le monde cynique qui nous entoure. Graphiquement original bien qu’imprécis, Renato Jones apporte la même nouveauté de ton et de traitement que le Dark Knight de Frank Miller Jadis. D’une lecture un peu complexe du fait d’un découpage haché mais diablement intelligent, il me fait penser, dans un genre moins intello, au récent Black Monday Murders, pour sa puissance évocatrice et sa capacité à proposer un album sorti de tout compromis. Une belle découverte.

Résultat de recherche d'images pour

note-calvin1note-calvin1note-calvin1

Achetez-lebadge-cml

Publicités
Comics·East & West·Nouveau !

Batman Metal #1

esat-westComic collectif
Urban (2018) – DC (2017), 232 p. vol 1/3.

batman-metal-tome-1

L’édition Urban est un peu étrange, et pour cause, Métal étant l’aboutissement des Rebirth de l’éditeur, il est particulièrement ardu d’aider la lecture tant le nombre d’éléments et de publications aboutissant à Métal sont nombreux. Du coup on nous propose une double page introductive avec quelques-uns des personnages qui interviennent dans le volume et un résumé de l’histoire éditoriale des « Crises » de DC eu le principe du Multivers. Cela a le mérite de donner quelques bases pour les nouveaux venus ou ceux qui ne passent pas leur vie à ne lire que du DC, mais c’est insuffisant pour aider la lecture. Du coup je conseille de lire les pages situées en fin de volume avant la BD. Côté maquette c’est classique (j’apprécie la rapidité de la sortie de la version française), avec une jolie couverture de Greg Capullo correspondant au premier volume US de Métal… pas l’illustration la plus belle de cette saga mais ca reste très bon. L’album comprend les épisodes des différentes publications: Dark Days: la forge #, Dark days: le casting ,#1, Metal #1 et 2, puis des épisodes de Teen titans, Nightwing, Suicide squad et Green Arrow. Cela aura une importance comme je vais l’expliquer…

Depuis des siècles Hawkman enquête sur un étrange métal qui serait lié à la naissance des héros. Batman lui-même semble avoir découvert des éléments suffisamment graves pour qu’il les cache à la Ligue de Justice. Le journal d’Hawkman semble indiquer que depuis la nuit des temps une des tribus humaines primordiales est liée aux chauves-souris et à un démon caché dans un Multivers noir. Soudain le monde bascule…

Résultat de recherche d'images pour

Metal est présenté comme l’événement majeur (… comme tous les six mois chez les Marvel/DC?) de ces dernières années, au même titre que le Doomsday Clock. Après la lecture de ce premier volume (Urban va publier rapidement la suite, le second volume étant sorti, le dernier paraissant en novembre) je peux dire que c’est à la fois vrai et faux, sans doute du fait de l’agencement choisi par l’éditeur français. Dans ce volume il y a en effet une première partie assez monumentale et complexe, constituée du prologue et des deux premiers épisodes de Dark Knights Metal (je signale le pluriel dans le titre de la VO, qui a une raison…). On nous propose de découvrir via l’enquête mystérieuse du Batman, ce qui pourrait être à l’origine de tout, des univers DC, de Batman, des super-héros! L’impression que tout se tient et que les scénaristes ont préparé cet événement depuis des années, depuis la Cour des Hiboux notamment est assez impressionnante! Il est toujours très plaisant de trouver une cohérence dans un univers imaginaire, surtout dans les mondes de super-héros qui nous ont habitués à des tombereaux d’incohérences et de Deus ex machina fastoches. En outre les auteurs font un réel effort de pédagogie pour ne pas perde les non spécialistes. Cette alliance d’enquête (pour la forme), de cohérence d’univers et d’un design vraiment fort donne beaucoup de points à ce Métal et donne vraiment envie de continuer la lecture (ce qui est rarement le cas pour moi dans les BD Marvel/DC je le précise).

Résultat de recherche d'images pour

Après le deuxième épisode de Dark Knights: Metal… on tombe malheureusement dans du « porte-monstre-trésor » avec l’avancée des Teen Titant et de la Suicide Squad dans un Gotham transformé et se confrontant aux méchants de l’univers Batman… alors que celui-ci a disparu. Graphiquement ça c’est plus que correcte, c’est drôle par moment, mais ça manque terriblement d’ampleur. J’imagine qu’Urban était un peu obligé de présenter ces épisodes dans la trame général du run mais c’est vrai que ça fait un peu remplissage et très franchement l’album aurait pu s’arrêter après les quatre premiers épisodes. A voir sur l’ensemble si cet agencement était vraiment nécessaire.

Résultat de recherche d'images pour

La partie graphique est en revanche de très haut niveau et je peux dire que sur les huit dessinateurs aucun ne peine à la tâche. Les design et thématiques visuelles liées à l’apparition des créatures du Multivers noir et globalement le design des anti-batman créés par Capullo sont l’une des grosses réussites de ces dernières années en matière de héros DC et l’on a un certain nombre de planches vraiment très graphiques, comme les américains savent les faire.

Résultat de recherche d'images pour

On a bien quelques idées visuelles totalement WTF (le robot à la mode Power-Rangers du début!!!), mais c’est assez vite oublié… pour peu que la suite de l’intrigue assume le côté sombre, cauchemardesque et révolutionnaire de l’univers DC. J’avoue qu’avec la White Knight de Sean Murphy (… je dois en parler à chaque billet Comics, non? 🙂 ) les visuels postés à grand renfort de teasing par Snyder et Capullo sur Metal avaient créé une très grosse envie chez moi… cette envie graphique s’est transformée en envie scénaristique tant les concepts développés sont intéressants et novateurs (au niveau de ma connaissance très limitée de cette histoire éditoriale). Pour moi l’essai est en passe d’être transformé… en fonction des deux volumes à venir.
note-calvin1note-calvin1note-calvin1note-calvin1

Achetez-le badge-cml

BD·C'est lundi...·Comics·Manga

C’est lundi, que lisez-vous? #22

Ce rendez-vous a été initié par Galléane et son principe est de répondre aux trois questions:

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

3. Que vais-je lire ensuite ?
Cliquez sur les vignettes pour aller sur la critique quand il y en a une.

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

batman-metal-tome-1Résultat de recherche d'images pour Résultat de recherche d'images pour

Résultat de recherche d'images pour Résultat de recherche d'images pour couv_312164

Mille et unième nuitEmma G. Wildford

2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

Couverture de Je, François Villon -1- Mais où sont les neiges d'antan ?

3. Que vais-je lire ensuite ?

Résultat de recherche d'images pour Résultat de recherche d'images pour

J’ai enfin trouvé le temps de lire le Funerailles de Florent Maudoux et c’est très sympa, bien mieux que la série mère que j’avais moyennement apprécie. Sinon j’avance doucement sur la collection Bdthèque des savoirs qui propose des BD docu plutôt intéressantes. Un coup de cœur imprévu sur la Mille et unième nuit et les séries Manga et comics toujours aussi agréables. Pas mal de temps que je n’ai pas eu de déception en fait! Je vais essayer de profiter des vacances pour avancer sur les Valiant avant l’orgie de la rentrée…

Et vous? Donnez vos lectures du moment en commentaires, ça m’intéresse!

BD·Comics·Manga

Bilan du semestre

Avec l’arrivée des vacances c’est souvent l’heure de la pause sur les blogs. Je vais en profiter pour un petit bilan du semestre avec les albums qui m’ont marqué. Je constate que j’ai publié beaucoup plus de comics que prévu. C’est certainement dû à ma découverte des albums Valiant et du partenariat Presse de l’éditeur Bliss, mais pas que. Il est vrai que les BD américaines savent proposer des visuels attrayants et une une approche décomplexée du fantastique, de la SF et de tout ce qui est imaginaire. Pour peu qu’on arrive à sortir du rouleau DC/Marvel (que je fréquente essentiellement pour quelques auteurs que j’aime), ce sont dont surtout des indépendants qui me semblent proposer des choses vraiment intéressantes en BD ces temps ci.

L’année a commencé assez doucement, non que les BD aient été mauvaises, mais sur des suites ou fins de séries on s’extasie rarement autant que sur un gros one-shot. Ainsi le premier coup de cœur a été l’ouvrage illustré de Rebecca Dautremer (pas de la BD mais tellement magnifique et inspirant!) Également le Ctulhu qui vous donnera une bonne raison de lire la première nouvelle de Lovecraft sur cette mythologie.

Les deux albums de Ronan Toulhoat m’ont bien plu également, surtout le Conan qui annonce d’autres albums très forts sur cette série (celui de Robin Recht en fin d’année notamment). Petit coup de cœur  également pour Wild Blue Yonder, album non exempt de défauts mais tellement sympathique et impliqué dans son traitement! Au passage, Glénat Comics fait un excellent travail de défrichage de comics indépendants US vraiment chouettes, avec les Urban Indies c’est surtout de ce côté que je me fournis.

Niveau comics c’est ma découverte de l’univers Valiant avec l’album The Valiant et Black Monday Murders que je n’attendais vraiment pas et pour les mangas, très gros coup de cœur pour Radiant et Ajin.

Et last but not least, le number one, la BD du semestre et probablement de l’année, celle que vous avez l’obligation de lire d’acheter, l’énormissime Il faut flinguer Ramirez!!

Allez, bonnes vacances et on se retrouve en août pour la suite des découvertes BD!

black-monday-murders-tome-19782344011881-l9782344012475-l

81c8olyp3ql-974x1107the-valiant-couverture-bliss-comics9782344022986-l

couv_250672Résultat de recherche d'images pour "cthulhu illustré"https://img.sanctuary.fr/big/radiant-globalmanga-volume-9-simple-307993.jpg

Cinéma·Comics·Nouveau !

Visionnage: Les indestructibles 2

Film de Brad Bird
(2018) 1h58.

Résultat de recherche d'images pour "les indestructibles 2"Les Indestructibles premier du nom est encore très présent dans ma mémoire (et pas que la mienne visiblement), comme l’un des tous meilleurs films de super-héros de l’histoire avec Incassable et Watchmen. L’esthétique rétro, l’humour Pixar toujours aussi efficace, le scénario à la James Bond,… étaient un concentré de bonnes références re-digérées idéalement en un film joli, marrant et plein d’action. Et l’intrigue classique des films de super-héros (la loi interdisant leur activité, sujet vu dans Watchmen ou X-men) le rattachait pleinement à la lignée des comic-books.

On savait qu’un second épisode était prévu et malgré l’impatience, la durée de l’attente était un gage que ce numéro 2 ne sortirait pas pour des raisons commerciales mais par envie réelle du réalisateur Brad Bird, l’un des plus talentueux artistes de Pixar (déjà à l’origine d’une revisitation du mythe de King-Kong avec son Géant de Fer, considéré comme l’un des meilleurs dessins-animés jamais produits). Le rachat de la boite par Disney entre temps pouvait faire craindre une contamination de bien-pensance. Qu’en est-il?

Alors que la famille Parr voit la disparition du programme de réinsertion des super-héros, un étrange mécène propose de les embauches pour réhabiliter le rôle des héros dans la société. Ce sera Elastigirl qui fera le test en se lançant à la poursuite de l’Hypnotiseur…

Résultat de recherche d'images pour "les indestructibles 2"Et bien personnellement j’ai passé un excellent moment avec la famille indestructible! Le principal manque est celui de la nouveauté. C’était inévitable mais du coup on est forcément en terrain connu, surtout pour ceux qui ont vu le court-métrage sur Jack-Jack et ses pouvoirs, qui coupe un peu le principal apport de ce film. Le bébé apparaît en effet un peu comme le Scrat de l’Age de glace, focalisant les meilleurs séquences sur ses capacités. Mais contrairement au film givré tout le métrage ne repose pas que sur ces moments et c’est tant mieux.

Le film débute immédiatement après la fin du premier, c’est du coup un peu perturbant de se remettre dans le bain après quatorze ans d’attente et je conseille vivement de se revoir le premier épisode avant (bien que ce ne soit pas indispensable, mais ça aide à se rappeler le contexte). Le film voit le retour de Frozone, Edna et des voix françaises particulièrement réussies. Les séquences d’action sont nombreuses mais ce sont bien les problèmes de famille qui restent dans les mémoires en tirant sur les zygomatiques. Les affres de la garde d’un super-bébé, le combat contre le raton-laveur, les conséquences de l’effacement de mémoire sur la vie sentimentale de Violette sont autant de moments qui nous rappellent la force de cette franchise et de tout bon film de super-héros: les éléments de la vie quotidienne pour des personnes anormales…

Résultat de recherche d'images pour "les indestructibles 2"La brochette de nouveaux héros est dotée de pouvoirs très originaux et l’équipe du film s’éclate à créer des situations tordantes à partir de ces pouvoirs. Visuellement j’ai été un peu déçu par rapport au premier. Le design général est très proche mais le cadre plutôt nocturne et urbain ne permet pas le dynamisme que comportait ne premier film avec la maison d’Edna, l’ile secrète ou le look rétro de la maison Parr.

Malgré ces très petits bémols, Les indestructibles 2 est largement à la hauteur du premier et on hésite à vouloir une nouvelle suite tant il sera difficile de proposer un scénario qui bouleverse réellement l’intrigue et le risque de tomber dans la redondance.

note-calvin1note-calvin1note-calvin1note-calvin1

 

 

Comics·East & West·Nouveau !

Seven to Eternity #2

East and west

Comic de Rick Remender et Jerome Opena
Urban (2018), Ed US Image comics (2016), 2 vol parus

seven-to-eternity-tome-2Je vais aller droit au but sur les deux points négatifs de cet album: l’intervention d’un nouvel illustrateur sur les deux chapitres centraux de l’album (de qualité très moyenne) et la maigreur des bonus proposés au regard des superbes couvertures originales (qu’Urban a choisi de détourer alors que la version US était mise en page au format affiche de cinéma) et des interviews et croquis du t1. Les couvertures alternatives en fin d’album ne compensent pas vraiment ce manque.

Ceci étant dit, parlons de l’album et de la suite du périple des Mosak après leur enlèvement du Roi Fange (la critique du premier tome est ici). Comme je l’avais expliqué, l’univers est touffu, le nombre de concepts très important, mais puisqu’on est dans le second volume ce contexte nous est désormais un peu plus familier. Nous reprenons le voyage alors que des morts ont eu lieu dans la communauté et qu’Adam Osidis est suspecté de vouloir se soumettre au Maître des murmures pour sauver sa vie (il est très malade). Très vite ils sont attaqués et seront contraints de se séparer et c’est bien l’objet de ce volume pour le scénariste (qui semble construire son intrigue un peu comme dans LOW, avec séparation en plusieurs récits parallèles): les trahisons ou suspicions de trahisons au sein de cette « famille » comme Gobelin aimerait la voir.

Résultat de recherche d'images pour "seven to eternity trahison"Le design général est toujours aussi puissant et si le scénario prends plus de temps et propose moins de pages démentielles que l’introduction, la relation avec Garils, le maître des murmures, est centrale et absolument fascinante. Ce colosse sème le doute avec une telle subtilité que le lecteur n’a absolument aucun moyen de savoir s’il est sincère ou manipule les autres. Sans doute un peu des deux et c’est ce qui en fait un méchant incroyable. Avec Seven to eternity Remender est en train d’inventer un nouveau concept: l’anti-méchant, pendant du anti-héros et auquel on tendrait à s’attacher!

Nouveau concept de ce volume, le marais, sorte de monde parallèle omniprésent qui peut corrompre l’âme de ceux qui s’y sont physiquement noyés. Via ce « personnage » les auteurs développent le background sans non plus en dévoiler beaucoup. La lecture reste exigeante et demande de la concentration tant on ne nous fais pas beaucoup de cadeaux explicatifs. Mais les réponses viennent plus loin.

Résultat de recherche d'images pour "seven to eternity harren"Par certains éléments on revient vers une fantasy plus classique (le village des elfes ailés, proches de la nature) et des thèmes récurrents chez Remender (l’écologie), qui font un peu perdre de l’originalité. Ces passages correspondent aux deux sections centrales dessinées par James Harren et c’est là que le bas blesse. Malheureusement situées en plein cœur du récit, qui plus est avec plusieurs scènes d’action importantes, ce graphisme vraiment pas terrible brise la lecture à la fois thématiquement et quand à l’immersion dans cet univers fantastique. La section finale dessinée par Opena et mettant en face Osidis et ses choix est très puissante et permet de revenir dans l’histoire mais cette rupture de milieu d’album est dommageable sur le plaisir global. J’espère vraiment que cette incursion n’est que passagère et que Opena réalisera l’entièreté du prochain album (à paraître cet été aux Etats-Unis). Du coup je retire un « calvin » à la note du premier tome, sur une série qui reste néanmoins majeure.

note-calvin1note-calvin1note-calvin1

Achetez-le badge-cml

BD·C'est lundi...·Comics·Manga

C’est lundi, que lisez-vous? #21

Ce rendez-vous a été initié par Galléane et son principe est de répondre aux trois questions:

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?
Cliquez sur les vignettes pour aller sur la critique quand il y en a une.

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

black-monday-murders-tome-1Résultat de recherche d'images pour Nick Fury par Robinson

881632_w450Fairy QuestRésultat de recherche d'images pour "fairy quest t2"

couv_332550Green Blood T02

2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

Green Blood T03batman-metal-tome-1seven-to-eternity-tome-2

Couverture de Le château des étoiles -11- La princesse évanouieCouverture de Le château des étoiles -12- Les fils de l'étoile bleue

3. Que vais-je lire ensuite ?

Résultat de recherche d'images pour "freaks squeele funerailles"Couverture de Le chant des Stryges -18- Mythes

Mille et unième nuit

Ces derniers temps je mets essentiellement du comic sur le blog. Ce n’est pas volontaire et ça m’interroge car je suis au demeurant assez réservé sur le fonctionnement et les résultats de l’industrie DC/Marvel. La fraîcheur de la découverte des BD Valiant peut-être… Mais surtout la qualité des comics Indé qui ont dans leur ADN toujours une once de SF ou de fantastique qui m’attirent énormément. Peut-être qu’en Europe c’est moins évident… Et puis mes auteurs favoris en BD franco-belge se font rares, du coup ça me pousse à des découvertes… Côté Docu je commence à sécher, je savais que ce serait compliqué, ce n’est pas une production pléthorique. Du coup je vais probablement ralentir sur cette rubrique.

Et vous? Donnez vos lectures du moment en commentaires, ça m’intéresse!