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Naissance du Tigre

La BD!

Histoire indépendante en 120 pages, écrite par Feldrik Rivat et dessinée par Jean-Baptiste Hostache. Parution le 09/09/2020 aux Humanoïdes Associés.

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Merci aux Humanos pour leur confiance.

Grand Theft Me

En cette année 1889; Sélène Fouquart est l’une des médiums les plus réputées de Paris. Pour peu que vous croyiez au spiritisme, vous pouvez aller la consulter pour entrer en communication avec un défunt. Un jour cependant, ce n’est pas n’importe quel mort qui se manifeste: Victor Coqueret, surnommé l’Étrangleur, guillotiné pour ses crimes odieux.

Désespérée, Sélène va demander de l’aide à l’homme qui arrêta son terrible mari: le lieutenant Eudes Lacassagne, la fine fleur de la Sureté de Paris. Cet homme taciturne, à la fois respecté et redouté par ses pairs, ne croit pas aux fantômes. Et pourtant, des faits troublants vont peu à peu donner raison à la veuve voyante. Un esprit frappeur rôde-t-il réellement dans les rues de Paris ?

Paris et ses poltergeists

Lacassagne, secondé par les bras cassés de la police parisienne, va débuter cette enquête singulière avec comme qui dirait, un sourcil levé. Mais le limier torturé va vite comprendre le sérieux de la menace lorsque de nouvelles victimes sont découvertes, des personnes ayant toutes un lien avec l’Étrangleur.

L’inspecteur ne néglige alors aucune piste et considère tous les acteurs de cette affaire comme de potentiels suspects. Mais que fera-t-il lorsque les indices pointeront même vers lui ?

Bienvenue dans ce récit tiré de l’univers de la 25e heure, univers précédemment développé sous forme romanesque par Feldrik Rivat. L’album réussit très bien le mélange entre un Paris fantasmé en steampunk et une intrigue paranormale dans la lignée du Témoin du Mal. L’auteur joue la carte d’un protagoniste badass qui oscillerait entre un Sherlock Holmes et une Adèle Blanc Sec, ce qui fonctionne assez bien dans ce type de récit.

On peut donc dire que les auteurs savent poser un décor et une ambiance, notamment grâce aux dessins de Jean-Baptiste Hostache, que l’on pourrait ici comparer à un jeune Mike Mignola.

La Naissance du Tigre semble servir de prélude à un univers riche et intriguant, une bien bonne lecture !

A propos...·Actualité

Sondage: pour mieux vous connaître!

Actu

Toujours plus nombreux sur ce blog, nous échangeons avec certains et avons des statistiques de consultation générales mais nous aimerions en savoir plus sur vous, votre pratique de ce blog, ce qui est bien, ce qui l’est moins… Merci de prendre un moment pour nous aider à rendre ce blog plus conforme à vos attentes!

Ca se passe ici!

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La chute #1

La BD!

BD de Jared Muralt
Futuropolis (2020), 56 p., série en cours.

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La sortie en pleine crise de COVID de cet album dystopique décrivant la chute de la civilisation a marqué les esprit et profité d’un excellent buzz médiatique. Avec un peu de recul que faut-il penser de cette série dont le thème n’est pas franchement neuf mais dont j’adore lire et voir les variations de différents auteurs? Ainsi j’ai récemment critiqué la très bonne adaptation de Julia Verlanger L’autoroute sauvage, mais aussi la version Grindhouse Amazing Grace (avec l’aspect famille), Soleil froid et Les Dominants dont le tome deux sort ce mois d’août.

La chute de Jared Muralt : une série prémonitoire ? - ComixtripLe dessin d’abord est assez classique, pas affolant, mais l’auteur propose un détail remarquable sur ses décors et arrières-plans. Son travail de description réaliste d’une hypothétique pandémie aux conséquences majeures s’appuie ainsi sur des éléments de vrai permettant de raccrocher ce que nous lisons à notre quotidien. Le thème de la famille évidemment, assez éculé depuis le choc La Route mais toujours marquant en nous faisant ressentir (pour ceux qui ont des enfants) le drame de voir ses plus proches subir cela avec la tentation de cacher une vérité pourtant patente. La femme est emportée par cette grippe et l’on voit rapidement l’Etat se déliter avec une préoccupation première pour les personnages, celle de trouver à manger alors que rapidement des groupes structurés se mettent en place pour compenser l’absence d’autorité. Sur le pourquoi de l’évolution on ne saura rien, nous laissant dans le même expectative que Liam, le héros.

La chute, le cauchemar luxueux et actuel de Jared Muralt, paru ...

Le rythme est assez lent, avec très peu d’action, presque contemplatif en portant un regard presque journalistique sur ces dernières heures de la civilisation au travers du regard de Jared en père devant tenir le choc. Si le travail de fonds est notable et la réalisation sans faute notamment sur le domaine émotionnel, ce premier album est donc tout à fait classique, sans apport majeur à un genre déjà très fourni. La suite nous le dira mais sa particularité semble être le refus de tout fantastique ou SF, ce qui est louable. Beaucoup d’albums de ce genre évoluent progressivement en Mad Max, ce qui serait dommage. L’aspect Covid peut apporter un plus en montrant la qualité de l’analyse de l’actualité de notre monde par l’auteur, mais personnellement j’essaye de regarder les albums pour ce qu’ils sont et ce qu’ils seront dans dix ans. Sur ce point pour son second album de BD Jared Muralt réussit donc son pari, un peu sage peut-être, quelques scènes choc ou d’action auraient pu renforcer l’accroche du lecteur à ce drame. Mais l’album mérite amplement le détour surtout si vous n’êtes pas familiers avec ce genre.

Actualité·BD·Comics·Jeunesse

Les promo de l’été des éditeurs

Actu

Concours de circonstance lié au confinement qui a décalé un certain nombre d’événements, ce début juillet voit se cumuler en librairies un nombre inhabituel d’opérations commerciales ou éditoriales, dont j’ai pu (partiellement) profiter. Vous pouvez trouver sur certains albums un lien vers la critique de l’Etagère (ou vers un autre album de l’auteur).

Free Comic Book Day 2020 : La liste des titres du FCBD France

Le Free comic book dayest un événement international permettant de découvrir chaque année les premières pages de comics à sortir chez les différents éditeurs et disponibles dans un réseau de librairies indépendantes. En nombre limité, ces fascicules sont l’objet d’une certaine collectionnite et se retrouvent assez rapidement à des prix spéculatifs sur le net. On n’évitera jamais ce genre de comportements… Si vous arrivez à mettre la main sur des fascicules (… et pensez à en laisser aux autres…) ça vaut le coup pour découvrir des productions inconnues. Il y a de tout, du blockbuster comme des trucs assez confidentiels, comme la participation de l’éditeur jeunesse Kinaye (partenaire de ce blog) cette année.


Urban comics, l’éditeur de DC en France, a sorti en même temps une excellente initiative (qui est partie comme des petits pains. En format réduit, broché, à ce prix là vous pourrez emmener à la plage le top de l’éditeur et je confirme que c’est un vrai must-have qui est proposé! Malheureusement… je n’ai pas réussi à mettre la main dessus après passage dans trois librairies… Est-ce que l’éditeur a vu trop court ou les librairies ont-ils été frileux à faire du stocke avant l’été après un Covid qui a dilué leur trésorerie? Étant donné le prix et la qualité impériale de ces albums il était très prévisible que cette opération soit un carton…

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48H BD

Les 48h BD c’est une sélection d’albums très bien vendus par certains éditeurs et que vous pourrez découvrir pour 2€. L’opération est passée mais généralement il reste un stock d’albums pendant plusieurs semaines. Les éditeurs sélectionnent logiquement des débuts de série pour vous donner envie de continuer. Pour ceux que j’ai lu, Gung-ho, Radiant et Ira dei sont d’excellentes séries que vous pouvez tester sans risque d’être déçus.

Les 48hBD auront bien lieu... en juillet ! - ActuaBD

couv_380255 Couverture de Radiant -1- Tome 1 couv-ira-dei-hd

Actualité·BD

Ma BDthèque: BDphile

Actu

Aimer la BD c’est bien mais dès que l’on commence à avoir une grosse collection c’est utile de pouvoir la gérer sur autre chose qu’un vieux tableur excel/calc… Pas mal d’applications payantes existent (notamment le célèbre BDgest). Personnellement, très attaché au principe de Libre et de Communs j’ai cherché une base de donnée participative et l’ai trouvée dans le travail incroyable d’Adrien Lauqué et son site BDphile. Il ne s’agit pas a proprement parler de Libre puisque l’auteur est propriétaire de l’infrastructure logicielle et qu’il n’a pas posé de labellisation Creativ commons mais il s’engage à ce que le site reste toujours gratuit, d’inscription libre et basé sur la collaboration des utilisateurs dans la réalisation de la base de donnée.

Très franchement au regard de sites commerciaux il est très rare de ne pas trouver un album dans la BDD qui me semble peut-être même plus complète que Babélio ou Livraddict. Normal me direz-vous puisque c’est un site spécialisé, mais le travail de fonds reste très important. La simplicité et lisibilité des fiches de création et modification est remarquable et facilite la montée en charge de la base qui comprend actuellement 133000 albums! Le plus compliqué est finalement de rattacher la bonne édition…

 

Au niveau des fonctionnalités, outre le fait d’avoir la plupart du temps un grand nombre d’éditions, notamment les rééditions, éditions spéciales et de libraires (plus riche que sur BDgest sur ce plan) il est possible d’ajouter des dédicaces sur un album, des commentaires et une fonctionnalité de Critiques… qui ne semble malheureusement pas encore fonctionner. Du coup les critiques courtes sont faites en commentaires, ce qui reste tout à fait utilisable.

 

Vous avez accès à un gestionnaire de prêts, des graphiques représentant vos stat (achats, type d’albums comme BD/Manga/Comics), liste d’achats, parutions à venir,… Vous pouvez exporter votre bdthèque et le site vous indique même la valeur d’achat de votre collection… bref, tout cela est très complet, assez joli, agrémenté d’une communauté assez active et, donc, véhiculé par une démarche vraiment positive.

 

Je ne connais pas précisément les autres sites commerciaux de gestions de BDD mais sincèrement quand je vois tourner BDphile je ne vois pas ce que je pourrais trouver de plus ailleurs et je vous invite vivement à venir essayer le site et à l’alimenter de votre passion, avec un immense merci à Adrien Lauqué pour son investissement!

Précision: les captures affichée sont sur l’ancienne version. la nouvelle est plus jolie mais propose les mêmes informations.

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#Blacklivesmatter: la ségrégation aux USA en BD

Actu

Le sujet n’est pas nouveau, les crimes racistes aux Etats-unis parsèment l’histoire du pays sans que l’on ne voit de changement fondamental poindre. La mort de George Floyd a provoqué une vague de fonds sans précédent dans le pays mais également dans le monde. Pour m’associer modestement à ce combat de dénonciation je voulais vous signaler quelques billets du blog traitant d’albums de grande qualité qui abordent frontalement la question raciale aux Etats-unis, du documentaire historique au fantastique…

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Lecture COVID: Hedge Fund #1

La BD!

Les sources de lectures Covid que j’ai identifié sont les suivantes (vérifier sur les sites la durée de disponibilité variable). Si vous avez un compte Iznéo, les promo sont basculées mais en vrac entre les promo payantes et les véritables gratuits). N’hésitez pas à signaler en commentaire de ce billet des liens intéressants vers d’autres éditeurs!


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BD de Tristan Roulot, Philippe Sabah et Patrick Henaff
Le Lombard (2014-2019), 46 p. par album., 5 albums parus.

badge numeriqueL’apparition de Largo Winch et son univers de l’économie financière mondialisée a généré (comme toutes les séries de Van Hamme!) toute une galaxie de BD plus ou moins Hedge Fund T1/3 - par Hénaff, Roulot & Sabbah - Troisième ...inspirées, notamment dans la collection du Lombard qui comprend Alpha, Sicso, IRS et ce Hedge fund. J’aime beaucoup les films réalistes décrivant l’univers déluré et immoral de ces traders qui participent grandement au désordre mondial dans lequel nous sommes (comme le Loup de Wall street ou Margin call). Hedge fund décrit justement le parcours d’un nouveau venu dans ce monde où les règles ont été abolies pour permettre de générer une quantité d’argent phénoménale. Le parallèle entre cette finance virtuelle où des types en cravate alcoolisés se refilent des milliers d’actions pour des millions de dollars dont personne ne verra jamais la couleur, et les cours mondiaux de matière premières ou d’articles qui auront une incidence concrète pour la vie de millions de personnes est très bien vu. Le risque dans ce genre d’albums est de tomber dans un aspect caricatural avec plein de gros pourris très méchants. Les auteurs de Hedge fund restent neutres en ne posant qu’un constat: l’absence totale de morale dans les relations interpersonnelles et dans l’activité de ces financiers. Tous les moyens sont bons pour faire de l’argent en monter en grade.

Hedge Fund - BD, avis, informations, images, albums - BDTheque.comDans ce premier volume assez bien écrit nous suivons un antihéros, sorte de loser cherchant à devenir quelqu’un et qui échappe à la chute miraculeusement lorsqu’un des plus puissants financiers de la place de Hong-kong le prends sous son aile dans le but de prendre la direction d’un Hedge Fund, ces structures non contrôlées et grandement responsables de la crise mondiale de 2007.

Le fait que la série soit pour le moment assez courte donne envie de suivre l’itinéraire de ce personnage fort peu sympathique et de comprendre ce Deus Ex Machina qui lance l’album. Malgré un dessin un peu daté mais qui fait très bien le job je suis bien entré dans cette histoire, parfois un peu complexe à suivre lorsqu’on rentre dans des éléments techniques, mais dont les ponts tissés de façon assumée avec l’histoire économique récente donnent des perspectives d’ambition très intéressantes. Une bonne surprise!

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Lecture COVID: Tango #1

La BD!

Les sources de lectures Covid que j’ai identifié sont les suivantes (vérifier sur les sites la durée de disponibilité variable). Si vous avez un compte Iznéo, les promo sont basculées mais en vrac entre les promo payantes et les véritables gratuits). N’hésitez pas à signaler en commentaire de ce billet des liens intéressants vers d’autres éditeurs!


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BD de Matz et Philippe Xavier,
Le Lombard (2017), 64 p. par album., 4 albums parus.
Un TT noir&blanc est édité pour chaque volume.

La série Tango a de plutôt bons échos et j’avais profité d’une offre de l’éditeur sur la plateforme Iznéo pour le télécharger. J’en ai donc profité pour rattraper ce retard. Tango démarre très bien en nous plongeant dans de magnifiques paysages de l’altiplano agrémentés d’une narration en vignette dans le style où excelle Matz, comme sur sa série phare Le tueur. Ces deux éléments sont la grande réussite de l’album qui introduit un mystérieux gringo, très classe, très mystérieux dans un bled perdu où la vie s’écoule dans le calme du désert. Cette ambiance nous happe avec le réalisme du dessin de Xavier. Il faut dire, les deux auteurs ont effectué un voyage documentaire avant l’album (un cahier graphique en fait mention, accompagné de photos, en fin d’ouvrage). Si le personnage du solitaire philosophe et désabusé analysant le monde et ses contemporains est désormais connu, le grand mystère qui entoure ce personnage nous maintient en haleine avec l’espoir d’une série lorgnant sur XIII ou Jason Bourne où l’on suivrait un super action-man désireux de se faire oublier. Malheureusement dès la seconde moitié de l’ouvrage on tombe un peu de notre nuage pour constater que nous avons finalement affaire à une banale affaire d’anciens associés en quête de vengeance. Du coup on ne comprend pas bien les talents de combat et de tir de Tango et l’on craint que les prochains albums ne soient qu’une série de one-shot sans véritable concept derrière hormis peut-être de nous présenter des cartes postales. Si magnifiques soient-elles, il reste indispensable de proposer quelque chose de neuf pour attirer le lecteur sur une série. Pour l’instant ce premier tome ne convainc pas, mais le potentiel peut se révéler par la suite.

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Lectures COVID : Vinland saga #1

ActuComme vous tous je suis un peu à sec en matière de lectures de BD papier et n’ai pas encore sauté le pas de commander sur Decitre, ne sachant pas si c’est une bonne idée pour soutenir l’édition (je constate du reste que la plupart des libraires en lignes qui livrent indiquent toutes les nouvelles sorties comme indisponibles)… Bref, comme j’avais déjà pris l’habitude de lire en numérique sur tablette, que ce soit sur Izneo ou via des liens d’éditeurs ponctuellement, je n’ai pas eu de mal à me mettre aux opérations lancées pendant le confinement par un certain nombre d’éditeurs.

Il n’est pas surprenant que les plus actifs en la matière soient les éditeurs manga car c’est sur ce type de BD que le passage à l’écran pose le moins de problème (que ce soit pour le format plutôt plus grand que pour la résolution de l’image, moins exigeante sur une planche manga. Cela a été l’occasion de me lancer sur des séries dont j’entends beaucoup de bien depuis longtemps… mais lisant peu de manga et étant assez sélectifs sur le dessin notamment, je n’avais jamais tenté ces séries. Le manga est un genre compliqué sur l’Etagère imaginaire car c’est sans doute celui que je maîtrise le moins sur les publications de moins de dix ans, par-ce que toute une série de sujets typiques qu’on y retrouve ne m’intéressent pas et par-ce que la grosse pagination associée à de longues tomaisons font que j’évite de tomber dans des tunnels qui m’interdiraient de suivre la publication franco-belge et comics. J’en profite d’ailleurs au passage pour rappeler que je cherche toujours un coup de main sur les chroniques manga (pour s’associer à Dahaka et moi), n’hésitez pas à me contacter par mail.

Ces dernières semaines j’ai donc pu découvrir quelques premiers tomes de séries dont je vais poster mes critiques sur cette rubrique temporaire « lectures Covid ».

Les sources de lectures Covid que j’ai identifié sont les suivantes (vérifier sur les sites la durée de disponibilité variable). Si vous avez un compte Iznéo, les promo sont basculées mais en vrac entre les promo payantes et les véritables gratuits. N’hésitez pas à signaler en commentaire de ce billet des liens intéressants vers d’autres éditeurs!


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Manga de Makoto Yukimura (2005- ), 22/23 volumes parus en France chez Kurokawa.
Un anime est diffusé depuis 2019 sur Amazon Prime.

badge numeriqueVinland saga fait partie des séries pour lesquelles la critique semble unanime. Et ma lecture de ce premier tome confirme amplement ces commentaires tant j’ai été surpris par la solidité du projet et du travail de l’auteur dont c’est le second projet après le Vinland Saga Chapter 2 : Somewhere Not Here page 15 - Mangakakalots.commonumental Planètes (dont on dit aussi le plus grand bien!) et ses quelques mille pages… On suit l’histoire de Thorfinn, jeune guerrier viking enrôlé dans l’escouade d’un chef de guerre dont il souhaite se venger pour le meurtre de son paternel quelques années plus tôt. Construit sur trois périodes alternées, ce premier tome est étonnamment accrocheur et fluide malgré la complexité de l’histoire et le nombre de thèmes abordés. Au sortir de ce volume on nous parle de la vengeance, de l’histoire du père, grand général danois, de l’invasion de l’Angleterre mais aussi de la découverte de l’Amérique (le fameux Vinland) par Leif Erikson… le tout sans oublier nombre d’informations très documentées sur le mode de vie des gens du Nord ou les techniques guerrières des vikings. L’auteur sait nous proposer des cartes et plans de bâtiments pour aider la compréhension. Cela nous montre en outre si besoin était le travail documentaire accompli et la recherche de réalisme. Sur un sujet pas moins complexe que celui du Japon Edo Yukimura parvient à nous informer sans nous perdre. Sur le plan graphique, les premières pages laissent penser à un dessin assez simple, plutôt rond, mais progressivement on réalise la maîtrise technique dans l’action, les cadrages, plans et détails des objets et bâtiments. On dit souvent que les meilleurs dessinateurs vont à l’essentiel. Et mine de rien cet auteur propose des planches vraiment solides. Chapeau!

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Actualité·BD·Edition

Actu: grève des auteurs BD à Angoulême

Actu

Le quarante-septième festival international de la BD d’Angoulême s’est clôturé hier et l’on peut dire que cette année a été historique par l’irruption du mouvement de contestation des auteurs dans ce grand événement médiatisé. Ceux qui suivent l’actualité littéraire savent que depuis plusieurs années la profession s’organise pour faire remonter des revendications argumentées auprès des décideurs et assumer un bras de fer avec des éditeurs dont le secteur économique se concentre chaque année plus avant. Ainsi, outre les tribunes (notamment celle, remarquée, du directeur artistique du festival), un « débrayage » a eu lieu samedi avec une manifestation très remarquée. Sur les Résultat de recherche d'images pour "manifestations auteurs angoulême""réseaux sociaux certains festivaliers s’agacent de ce mode d’action… je ne ne peux pour ma part que constater la conjonction d’une grogne nationale de plus en plus visible et radicale et de mouvements (comme celui des auteurs, mais c’est loin d’être la seule profession dans ce cas) voyant leur situation devenir de plus en plus précaire. Il est très compliqué de savoir la réalité, tant les situations sont diverses, la pudeur (ou le mensonge) des uns et des autres (auteurs, éditeurs) n’aidant pas à savoir qui touche quoi. Le grand public ne peux que regarder les phénoménaux chiffres de vente des grandes séries en imaginant difficilement que même sur une logique de « ruissellement » les auteurs n’en bénéficient pas. Le problème c’est que la profusion de sorties entraîne, ce n’est pas nouveau), une baisse des tirages, des ventes par album et mécaniquement une concentration des achats sur les grosses séries. Dans un modèle libéral (littéralement « non réglementé »), comme dans tous les autres secteurs, un oligopole économique débouche sur l’enrichissement de ceux qui vendent déjà bien et un appauvrissement d’une majorité. Se pose alors la question du rôle des éditeurs.Renaud Scheidt

La tribune du directeur du festival pointe des éléments intéressants que je rejoins (à mon très modeste niveau) en notant seulement un angle mort, celui de la lecture numérique. Adepte de ce type de lecture via la plateforme Iznéo (vrai modèle économique vertueux s’apparentant à l’idée d’une licence globale) pour des raisons très pratiques, je constate que ce mode de lecture plait et marche sans doute bien mieux que celui de la lecture de romans dont les éditeurs n’ont jamais voulu et qui reste à des tarifs incompréhensibles au regard du papier. J’imagine que les éditeurs objecteront que les chiffres de consommation du numérique sont sans commune mesure avec ceux du papier, mais entre l’amélioration des coûts d’impression (très attentif à la fabrication des ouvrages je remarque que nombre d’éditeurs, pas toujours gros, tirent en Europe si ce n’est en France), les ventes numériques et les chiffres globaux, la question de leur stratégie se pose. Depuis plus de dix ans l’édition française est tirée par la BD. Avec cet afflux d’argent, un éditeur doit-il fournir au lecteur ce qu’il demande ou lui proposer des nouveautés? Jamais autant de séries commerciales n’ont vu le jour (entre les séries soleil, les labels Luc Ferry ouvrant les portes de l’Education Nationale et les séries thématiques), ce qui signifie qu’elles vendent bien. Sans juger de la qualité artistique, on peut bien parler de commercial. Si le réseau d’éditeurs doit permettre l’expérimentation et l’émergence de jeunes (souvent chez de petits éditeurs avant de monter), je pense que l’éditeur a un rôle à jouer sur l’orientation des financements, vers un plus petit nombre d’albums sortis afin de consolider la rémunération des artistes. Ce qui posera la question à la corporation de la difficulté pour un jeune à commencer une carrière. Il semble compliqué (hormis à subventionner massivement, ce qui est plus ou moins demandé par certains acteurs) d’avoir et l’un et l’autre. Boris Golzio

Au-delà de la question, technique, des retraites d’une profession indépendante fragile (sujet qui rejoint la question générale de la réforme du gouvernement), le mode de rémunération est le sujet discuté par la profession et sur lequel on n’a que peu entendu les grande éditeurs, hormis à pousser des cris d’orfraie en disant qu’ils ne veulent pas financer seuls… comme tout patron qui se respecte. La question de la rémunération de la présence des auteurs en salons est réelle: si l’on considère que c’est l’auteur qui fait venir le public et non l’éditeur, les ventes réalisées sur le salon se font sur une personne présente bénévolement. Cela semble aberrant et assez simple à régler. Pour peu qu’un rapport de force soit installé. D’où la grève des auteurs. La boucle est bouclée… On imagine mal ce gouvernement imposer au patronat (pas plus à celui de la BD que de l’industrie) un tel financement. L’idée d’un paiement des dédicaces sur le modèle américain reviendrait à taper un lectorat qui peut effectivement assumer cela mais au risque de voir baisser sa capacité d’achat. Ce serait une fausse solution qui aurait pour seul mérite de sortir les éditeurs de l’équation… ce qui peut paraître pour le moins décalé. L’Etat a comme toujours un rôle à jouer, sur la fiscalité des rémunérations annexes par exemple. Mais la balle me semble bien dans le camp des éditeurs qui doivent lâcher du leste pour retrouver un équilibre économique et artistique.Witko

Dans cette histoire le lecteur de BD a un rôle, celui d’être vigilant et d’accompagner tout ce qui déconcentre l’édition, notamment les financements participatifs et s’interroger sur l’assistance à la prolongation de séries qui ne durent que par l’apport d’argent qu’elles engendrent en provoquant des aberrations de plus en plus fréquentes d’albums qui n’auraient jamais du voir le jour. L’article pointe également la baisse des ventes de frano-belge et la hausse des deux autres secteurs, ce qui ne m’étonne en rien. Dans mon activité de blogueur j’ai très souvent lu des avis de lecteurs trouvant tel album (les Indes Fourbes pour ne pas le nommer) ou la BD franco-belge en général trop chère. J’ai toujours trouvé cela surprenant de la part de lecteurs qui achètent des séries souvent longues à 7-9€ l’album. Je comprend l’argument prix/page mais si chacun peut préférer la BD japonaise, américaine ou franco-belge, je trouve l’argument financier un peu léger (n’hésitez pas à m’interpeller en commentaires si vous vous sentez concerné, ça m’intéresse!). Ainsi le consommateur de BD (je sais c’est un gros mot mais c’est une réalité que je m’applique…) doit être conscient de son rôle comme acteur économique. Leurs achats permettent surtout à de petits éditeurs d’apparaître avec un budget léger reposant sur le seul achat de licences étrangères. Editeurs qui sont la plupart du temps rachetés assez vite par un gros… Voici donc une conclusion inattendue à ce billet d’actu: j’invite tous les lecteurs de comics et de manga à s’intéresser à la BD franco-belge dans laquelle ils trouveront des choses fabuleuses et souvent très proches de ce qu’ils connaissent.

Voir le site sur l’année de la Bande décimée.

Pour finir sur une note plus artistique, je vous colle ci-dessous le palmarès de l’édition 2020 du festival:

Découvrez le palmarès 2020 !