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Carthago #14: Courbée, je me redresse

Nouveau tome de 52 planches, de la série écrite par Christophe Bec. Ennio Buffi au dessin, parution le 05/10/22 chez les Humanoïdes Associés.

Merci aux Humanos pour leur confiance.

Si j’avais un requin-marteau

Lou Melville, hybride entre humains et tritons antiques, a échappé de peu à l’holocauste nucléaire qui a frappé le monde dans le tome 10. Missionnée par la mystérieuse espèce aquatique, Lou, capable de communiquer télépathiquement avec les Mégalodons, des requins préhistoriques gigantesques, avait pour but de conduire ces redoutables prédateurs hors de leur sanctuaire endommagé pour les conduire en sûreté dans les fonds marins.

Mais sa mission a connu des aléas, et la voilà coincée sur une plateforme pétrolière réamnagée en cloître épiscopal. Secourue par une communauté de moines, Lou pondère sa situation lorsqu’elle remarque des allées et venues étranges parmi ses hôtes. A sa grande surprise, elle s’aperçoit qu’une partie des religieux a abjuré ses croyances chrétiennes pour vénérer un mégalodon, qu’ils nomment Abzu, en référence à une divinité babylonnienne. Le culte païen est découvert par les autres moines, menant à une inévitable algarade fratricide. Que fera Lou pour se sortir de ce guêpier ?

Le tome 14 de Carthago reprend exactement là où s’arrêtait le tome 13. Si l’on pouvait déplorer jusque là une problématique liée au rythme, on se doit ici de constater que l’auteur a repris correctement les rênes de son intrigue en y insufflant davantage de dynamisme. On a droit ici à quelques retournements de situation, ainsi qu’à de la tension, accrue par la situation de huis-clos.

Tout ceci tire profit de la longue préparation que constituait le tome précédent, mais on ne peut passer à côté des petits défauts de mise en scène dont Christophe Bec se fait coutumier: des personnages qui monologuent de façon incongrue, ou des répliquent dont le niveau de langage ne correspond pas tout à fait à celui que l’on pourrait attendre du personnage. On pourrait néanmoins considérer que ces petites incongruités font partie su style de l’auteur, et qu’elle ne nuisent pas à l’immersion dans le récit.

Graphiquement, le niveau reste élevé grâce au dessin d’Ennio Buffi. Son trait réaliste brille notamment dans les séquences d’action, l’album contient quelques doubles pages qui valent vraiment le détour. Après une période d’essoufflement, la série Carthago reprend du rythme, et donc, de l’intérêt !

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