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Spider-man Noir: Crépuscule à Babylone

esat-westComic de Margaret Stohl et Juan Ferreyra
Panini (2021), 120p., one-shot.

Cet album est le second volume intégralement dédié au personnage uchronique de Spider-man de la Grande Dépression. L’univers Marvel Noir est lancé en 2009 avec la volonté de transposer dans l’univers des films noirs les principaux héros Marvel, à commencer par Spidey. Après une première série dessinée par Carmine Di Giandomenico le personnage de détective apparaît dans des jeux vidéo ou films, dans une période de cross-media chez l’éditeur. Suite à ses apparitions dans des crossover tels que Spider-verse et Spider-Geddon il est tué… avant d’être bien entendu ressuscité et nous revient donc en mode Indiana Jones dans cette seconde (récente) série.

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Tout devait être formidable dans cet album: une version dark de Spidey, une aventure archéologique totalement assumée comme un copier-coller de l’homme au fouet, des nazis, un dessinateur assez correcte et une scénariste à qui l’on doit le plutôt sympa Vie de Captain Marvel. Las, c’est une franche déception que voilà! A commencer par le fait qu’encore une fois il faut avoir lu les épisodes précédents pour comprendre de quoi il retourne, l’intrigue étant très liée à la première série Spider-man Spider-Man Noir #2 (VO-Marvel) | ComicstoriesNoir et sa résurrection. C’est toujours frustrant, surtout sur ce genre de format one-shot uchronique. Il y a décidément de grandes difficultés du Big Two à proposer des ouvertures (chose que seul Mark Millar semble être capable de réaliser brillamment) quand on voit ce à quoi aboutit Gotham by gaslight… C’est d’autant plus fou que tout est inspirant dans ces thématiques, du graphisme à l’esprit pulp. Pour être tout à fait honnête cet esprit primaire est plutôt bien tenu dans l’album avec des dialogues pas fulgurants mais qui respectent bien les codes des BD d’aventure des années trente et leur cadre idéologique tout à fait manichéen et simpliste.

Outre le manque d’introduction du personnage (ou plutôt des personnages), c’est bien l’intrigue qui déçoit. On pourrait admettre qu’une histoire de dieux anciens revenus via un artefact a déjà été vue mille fois, parfois comme prétexte facile pour de très beaux albums. Le soucis c’est que si l’intrigue n’est pas passionnante, elle est surtout expédiée à la grosse bertha, sans traitions aucunes, avec presque l’impression d’un crossover où les épisodes intercalaires seraient issues d’autres publications. On a l’habitude de ces techniques commerciales (que je trouve personnellement détestables artistiquement parlant)) et le pire c’est qu’on a bien un vrai one-shot entre les mains! La seule chose qui semble intéresser les auteurs c’est de nous introduire des personnages Marvel dans cette version détournée (on y va des wakandiens à Tony Stark, Black Widow et les adversaires habituels du tisseur). Du coup si quelques idées graphiques sont sympa et la conclusion plutôt intéressante, le tout va bien trop vite et ne se pose jamais sur un personnage, une scène dont on pourrait profiter. On a le sentiment d’assister à un film de Michael Bay, regorgeant d’idées mais tellement mal exploitées de façon épileptique. Un beau gâchis

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