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Coda Omnibus

Intégrale de 336 pages comprenant les 12 chapitres de la série Coda, écrite par Simon Spurrier et dessinée par Matias Bergara aux US chez Boom! Studios. Parution en France chez Glénat le 28/10/20.

Once upon a time…

Toutes les bonnes histoires ont une fin, dit-on. Surtout lorsqu’il s’agit d’un compte de fée. Et si, dans cette histoire-là, le Mal finissait par triompher ? Que se passerait-il ensuite ?

C’est ce que est arrivé au monde Hum, barde taciturne et solitaire. Le royaume magique dans lequel il vivait s’est finalement brisé sous les fracas d’une énième guerre, mettant fin à la Magie qui sous-tendait le tout. Ne restèrent alors plus que des ruines et des âmes en perdition, tentant de survivre en donnant un sens nouveau à leurs existences après le désastre.

Toutefois, ce monde englouti par les gravats de sa gloire passée n’est pas le seul problème de Hum. Le barde vagabond est à la recherche de sa bien-aimée, Serka, et d’un moyen de la sauver d’une terrible malédiction. Mais dans un monde où la magie n’existe plus, Hum trouvera-t-il le moyen de préserver son épouse ?

Conte de fous

Brillante idée qu’a eue Simon Spurrier de passer le genre heroic fantasy à la moulinette du post-apocalyptique. En effet, de mémoire de lecteur, il n’y avait pas eu jusqu’ici de croisement entre Mad Max et le Seigneur des Anneaux, alors voir un monde autrefois féérique tomber en déliquescence, au point de transformer ses habitants en pilleurs et en sauvages, est un plaisir tout au long des 336 pages que compte cet omnibus.

Hum, héros solitaire à la jambe de bois, est un parallèle assez évident avec le fameux Max Rockatansky (qui a lui aussi, un handicap à la jambe), et la comparaison ne s’arrête pas là: dans le monde du Guerrier de la Route, la ressource précieuse pour laquelle les survivants s’entretuent est le carburant ou l’eau, selon les opus; Dans Coda, ce sont plutôt les derniers vestiges d’une magie agonisante qui attirent les convoitises. Là où Max et son V8 Interceptor vont souvent devoir défendre à contrecœur une communauté recluse et assiégée, Hum et sa Licorne vont devoir aider Ridegtown, cité fortifiée possédant de quoi produire encore de la magie.

Cependant, comme dans toutes les bonnes histoires, il ne s’agit pas simplement que d’aventures et de baston. Coda, c’est aussi et avant tout, une histoire sur l’amour, et le sens véritable qu’il revêt dans un monde qui a perdu le sien.

Malgré l’aspect monolithique de l’album, le tout demeure très bien écrit, aucun élément ne s’avérant gratuit ni mal employé. Dialogues riches et intuitifs, scènes d’action très fun servis pas les dessins impeccables de l’excellent Matias Bergara, tout est là pour faire de Coda la découverte de cette fin d’année. Amateur de comics, vous auriez tort de passer à côté !

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