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Effet miroir

La BD!

Histoire complète en 86 pages, écrite par Makyo et dessinée par Laval NG. Parution le 26/08/2020 aux éditions Delcourt.

bsic journalism

Merci aux éditions Delcourt pour leur confiance.

Miroir, mon beau miroir…

Louis Ferrant est un homme à qui tout devrait sourire. Héritier d’un confortable empire industriel, Louis a été préparé toute sa vie à reprendre les affaires familiales, comme tous ses ascendants avant lui.

Seulement, la dynastie Ferrant est peut-être un héritage trop lourd à porter pour Louis. Obnubilé par la bonne marche de ses affaires, et tourmenté par d’inexplicables cauchemars où il se voit mourir dans un environnement totalement inconnu, Louis a laissé ses problèmes nuire à sa vie de couple. Récemment séparé, toutes ses tentatives pour récupérer sa compagne ont échoué, le laissant seul avec ses angoisses.

Le seul exutoire de Louis, c’est son jogging quotidien en forêt, unique moment durant lequel il peut faire le vide, et simplement avancer. Alors qu’il s’apprête à commencer sa course du jour, Louis croise un motard imprudent qui le frôle dangereusement. Croyant n’avoir affaire qu’à un chauffard, Louis peste mais ne s’emporte pas.

Toutefois, il ne s’agit pas d’un simple motard. L’homme juché sur sa moto va revenir, et harceler Louis à la faveur du crépuscule et de l’isolement. Seul face à ce danger surgi de nulle part, Louis va devoir se battre pour survivre, tout en essayant de savoir qui lui en veut au point de vouloir le tuer…

Reflet déformé

Effet Miroir fonctionne comme un huis-clôs, rythmé façon chasse-à-l’homme. L’auteur a pris le parti de construire une intrigue minimaliste, misant sur l’efficacité de sa mise en scène. Unité de lieu, unité de temps et d’action, toutes ces règles dramaturgiques sont ici respectées, ce qui donne du liant à l’album, qui se lit ainsi d’une traite.

On peut éventuellement regretter une exposition un peu trop subtile, car les éléments qui permettent d’appréhender le fin mot de l’histoire sont inscrit sur la quatrième de couverture et ne sont finalement pas mentionnés en amont dans le récit.

L’ensemble conserve tout de même un caractère haletant, jusqu’à un final sur lequel certains lecteurs pourront tiquer mais qui reste cohérent.

Le travail graphique de Laval NG est d’une qualité ébouriffante, que ce soit vis à vis des aquarelles que vis à vis du trait précis et dynamique. L’artiste, contraint par un décor minimaliste, parvient à en tirer le meilleur parti grâce à l’ambiance installée via les couleurs, et utilise une variété de cadrages qui permet d’éviter la redondance. Ses personnages sont également très bien campés, avec une mention spéciale pour l’antagoniste, aux airs véritablement inquiétants.

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