***·BD·Nouveau !

Les Mentors

Série en cours, écrite par Zidrou et dessinée par Francis Porcel. Deux tomes de 44 pages parus en 2019 et 2020 aux éditions Grand Angle.

Jamais sans mon fils

Ana était jadis une jeune fille à qui l’avenir souriait. Mais alors qu’elle allait donner naissance à son enfant, un commando fit irruption dans la salle d’accouchement, et, après avoir massacré le personnel soignant, lui déroba le nouveau-né, laissant à sa place une bombe à laquelle Ana ne réchappa que par miracle.

Vingt ans plus tard, Ana n’est plus que l’ombre d’elle-même. Traumatisée par cet incident, elle souffre d’autant plus que personne ou presque ne crut à ses allégations sur le mystérieux commando. Depuis lors, le seul objectif d’Ana fut de retrouver la trace de son enfant, quoi qu’il lui en coûte. La mère éplorée n’hésite pas à recourir aux services d’une agence de détectives internationaux, dans l’espoir qu’il pourront glaner des informations sur des rapts similaires, en vain.

Non loin de là, Joye tente de s’extirper des milieux interlopes dans lesquels elle naviguait en tant qu’escort girl, afin de repartir de zéro à l’étranger. Pour cela, il va lui falloir échapper aux griffes de son ancien souteneur, qui en plus de vouloir récupérer sa « marchandise », a un compte personnel à régler avec Joye.

Le destin va réunir ces deux femmes que tout oppose, l’une sans attache et fuyant vers l’avant, l’autre, bloquée dans le passé et incapable de surmonter la perte de son enfant.

Lève-toi et marche

La série du prolifique Zidrou débute comme un thriller psychologique, avec cette pauvre jeune femme à qui l’on a pris son enfant pour des raisons inexpliquées. L’auteur parvient, au travers de dialogues incisifs dont il a le secret, à nous plonger dans cet univers tout en éveillant un début d’empathie pour Ana, qui bien que totalement dévastée, n’en demeure pas moins poignante.

La seconde partie opère un franc virage vers le fantastique, sans que cela ne dénature le propos ni la cohérence de l’intrigue en elle-même. Le sous-texte religieux évident donne même de la consistance à l’ensemble, en inscrivant les déboires d’Ana dans un contexte historico-fictionnel qui pose autant de questions qu’il n’en résout.

Par certains aspects, la série Les Mentors rappelle d’autres œuvres récentes, la série Messiah en tête. Dans ces deux tomes, l’auteur ne s’embarrasse certes pas encore des chamboulements géopolitiques que causerait l’arrivée d’un être messianique, mais la thématique reste présente néanmoins.

Les dessins de Francis Porcel font dans l’efficacité, et posent bien le cadre réaliste voulu par le scénariste. Les Mentors offrent donc une intrigue prenante, agréablement mise en image et fort bien dialoguée, à lire !

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