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Kaijin Reijoh #1

bsic journalism

Manga de Testuya Tashiro, 296 p., série en cours, 1 vol. paru (4 au Japon).

Kurokawa (2020) – Square-Enix (2018), Shonen.

Merci aux éditions Kurokawa pour leur confiance.

Le monde est menacé par l’apparition de monstres issus des pulsions négatives des humains. Afin de lutter contre ce fléau, une organisation secrète a été constituée, chargée de sélectionner des jeunes gens capables d’utiliser les reliques des monstres autrefois vaincus. Asuma vit lui très loin de ces préoccupations… Obsédé sexuel assumé, il n’a pour seul but que de profiter des faveurs féminines…

Kaijin Reijoh est un manga de Lycée mettant en scène un jeune homme introduit contre toute attente dans un lycée de jeunes filles. Dans ce genre très formaté et fourni, l’originalité de cette série est le second degré assumé du fan service au travers du personnage principal dont les préoccupations mènent directement aux petites culottes et palpations de poitrines que l’on peut attendre dans un manga destiné aux adolescents japonais aux hormones échauffées.

漫画】怪人丽孃第1话

Dès les premières pages on est marqué à la fois par des dessins très agréables et par des dialogues drôles (mention à l’excellente traduction!) qui jouent du côté vulgaire de cet anti-héros. Pour preuve que le projet est autre qu’un seul voyeurisme, on est loin du vulgaire d’un Boichi et les séquences « chaudes » sont finalement peu nombreuses. L’essentiel se joue sur les dialogues, le caractère débridé d’Asuma et un humour de décalage entre la gravité des missions des filles et le garçon très pro pour tripoter des fesses ou admirer un décolleté. Avec une thématique très Magical Girls on s’approche du coup d’un Midnight Tales pour l’organisation secrète (… en moins scénarisé) et de Magical Girl Holy shit pour la déconne (… là encore moins efficace dans le WTF). Si les premières séquences d’action sont assez efficaces, ce premier volume assez épais reste pourtant un peu poussif malgré l’envie de l’auteur d’introduire très vite un contexte sans s’ennuyer avec une quelconque vraisemblance. On ressort donc de la lecture avec un sentiment inachevé du fait d’un background et d’une intrigue sommes toutes assez maigres et de séquences d’action pas assez pêchues et nombreuses pour compenser, même si l’idée des reliques et le design général sont plutôt bien foutus. L’équilibre entre humour et fan service devrait satisfaire un public de jeunes garçons. Les lecteurs de manga occasionnels et les adultes risquent de ressentir un certain déjà vu.

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