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Savage Avengers #1: Le triomphe de Kulan Gath

esat-west

Premier tome de 115 pages comprenant les cinq premiers épisodes de la série Marvel Savage Avengers, écrite par Gerry Dugan et dessinée par Mike Deodato Junior. Parution le 11/03/2020 chez Panini Comics.

Sauver le monde, un sauvage à la fois

Profondément enfoui dans la Terre Sauvage, une enclave séculaire située en Antarctique où l’évolution s’est arrêtée, le Sorcier Kulan Gath, transfuge d’un autre monde, ourdit des plans machiavéliques à l’insu de tous. Son but est d’invoquer une entité maléfique grâce au sacrifice de guerriers de renoms, ce qui va le mettre sur la route des plus sauvages combattants du Marvelverse…et d’ailleurs !

Réunis par les méfaits du sorcier, Conan, l’inénarrable Barbare vieil ennemi de Kulan Gath, Wolverine, récemment ressuscité, le magicien Dr Vaudou, Venom, l’anti-héros symbiotique, la léthale Elektra et l’inarrêtable Punisher vont devoir s’associer bien malgré eux pour éviter un sort funeste à la Terre.

 

Venger à la sauvage

Le pitch de départ, nous présentant une énième version du groupe phare de Marvel, pouvait paraître alléchant. En effet, plusieurs rosters nous ont été présentés au fil des années, certains plus originaux, voire plus improbables, que d’autres.

Je pense notamment aux New Avengers de Brian Michael Bendis, qui à l’époque, réunissaient des héros disparates mais dont l’alchimie était présente grâce à la plume de l’auteur, ou encore aux Avengers One Million BC, dont le concept et le casting étaient tout aussi bien pensés. Cependant, ne nous voilons pas la face, ce n’est pas vraiment le cas ici. Le casting est certes diversifié mais ne paraît pas pensé outre mesure, au-delà du fait de réunir des anti-héros aux méthodes expéditives (pour la plupart), ce qui à notre sens sert avant tout de justification au gore et à une violence décomplexée.

Le groupuscule d’anti-héros violents ayant déjà été exploré (on évoque notamment les Thunderbolts du Général Ross, dont faisaient déjà partie Punisher, Elektra et Venom) ce qui ressort de Savage Avengers n’a rien de bien original.

Ça s’affronte un peu au début pour faire bonne mesure, puis ça se rassemble ensuite pour combattre le monstre, au cours d’un combat alambiqué et sans trop de saveur, avant de finir sur une note ouverte laissant présager la suite des aventures.

Le découpage manque de fluidité et certaines péripéties patinent un peu du fait d’un manque de lisibilité. Sur le plan graphique, Mike Deodato Jr nous a paru en roue libre: des approximations anatomiques (qui commençaient déjà à poindre lorsqu’il officiait sur New Avengers en 2012), et une digitalisation qui ne rend pas service à son trait sont les défauts les plus marquants sur cet album.

Un concept qui peut faire envie aux aficionados des Avengers, mais qui, en première lecture, se révèle en-deçà des attentes.

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