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Jormungand #1-3

esat-west

Manga de Keitaro Takahashi,
Meian (2019-), 190 p./tome, 5 tomes parus en VF (11 en VO).

bsic journalismMerci aux éditions Meian pour cette découverte.

Deuxième lecture d’une série chez Meian après l’étonnant (et violent!) 7 Ninja d’Efu. Cet éditeur est issu d’un des historiques de la distribution d’Anime japonais, IDP home video et s’est lancé dans l’édition papier depuis peu, avec notamment la publication du carton Kingdom pour lequel ils proposent une innovante formule d’abonnement, permettant d’assurer des pré-ventes et d’alléger un peu le budget des lecteurs sur de grosses séries.

Le titre de la série Jormungand fait référence au serpent-monde de la mythologie nordique, sans que l’on comprenne bien (au stade où j’en suis) le lien entre les deux. Les volumes comprennent une table des matières avec titres en anglais, à partir du volume deux une double page rappelant les personnages et en fin d’ouvrage une courte séquence humoristique décalée, que l’on retrouve assez fréquemment dans les manga.Jormungand, Tomes 1 et 2 | Le tempo des livres

Jonah est un redoutable enfant-soldat enrôlé dans l’équipe de la marchande d’arme Koko Hekmatyar. Son travail consiste à protéger sa patronne des assassins, clients et concurrents prêts à tout, dans un univers sans lois où la violence est la vertu première. Paradoxalement Koko a entrepris d’éduquer Jonah à une morale humaniste…

Le thème de la série est celui des marchands d’arme et de cet univers souterrain rassemblant syndicats du crime, armées semi-officielles et zones de guerre et sans loi. Les références de l’auteur sont clairement les films d’action violents et le cinéma de Hong-Kong. Le concept est plutôt intéressant et a tendance à m’attirer. On rentre Jormungand Tome 1 - Comics de comiXology: Webpourtant assez mal dans la création de Keitaro Takahashi puisque propulsés dans le premier tome en plein milieu d’une course-poursuite en voitures destinée à nous en mettre plein la vue en matière de fusillade motorisée en mode XXL. Sur ce plan c’est plutôt efficace et l’on pardonne les difficultés de lisibilité des dessins (le découpage va un peu trop vite avec une maîtrise technique pas suffisante pour faciliter la clarté de l’action) pour ces premières pages professionnelles de la carrière de l’auteur. L’histoire de Jonah et sa relation avec Koko ne seront pas expliqués avant plusieurs volumes, aussi il faut se concentrer sur le background à savoir l’équipe de super-crac des opérations spéciales qui accompagnent Koko. L’aspect ado et l’humour manga me laissent un peu de marbre (problème de génération sans doute…) mais le fonctionnement des personnages est assez efficace. La suite du volume est très laborieuse puisque Koko part sans que l’on ne sache ni pourquoi ni comment, signer un contrat en Ukraine (je suppose). Le déroulé de l’histoire est difficile à suivre et très mal appuyé par les dessins. L’auteur a un style qui semble influencé par le design de la série de jeux vidéo Metal Gear Solid. C’est esthétique par moment et permet des aspects rageurs à l’action mais cela reste trop brouillon pour immerger le lecteur comme il faudrait.

Dès le second tome les choses s’arrangent puisque l’on retrouve une linéarité et une simplicité propices avec l’équipe de Koko débarquée à Dubaï et prise en chasse par une organisation d’assassins. Cela permet, après ce premier tome bien peu original, de commencer à développer sérieusement le background et d’ouvrir des possibilités. Si la construction reste assez redondante avec des missions à remplir et des pages d’action à coup de sniper, de mitrailleuse lourde et de couteaux de combat, on commence à accrocher sur les basiques de la série. Pour le personnage principal tout cela reste bien mystérieux et périphérique, chose étonnante alors qu’on nous présente Jonah comme le personnage principal. Le dévoilement peut être progressif mais il ne faudrait tout de même pas trop tarder à faire commencer une histoire un peu complexe.

L’explication du passé de Jonah intervient au tome trois qui propose un court flashback détaillant le recrutement par le frère de Koko… avant de passer à une nouvelle mission en Afrique du sud impliquant un agent américain renégat particulièrement collant. Hormis une escarmouche sur le porte container avec des pirates africains ce tome retombe dans une certaine confusion du premier… Il ressort de cette lecture du début de la série une impression de travail semi-pro qui pourra vous intéresser si vous êtes passionné par l’univers des armes et des trafics internationaux, mais en exigeant une concentration assez conséquente du fait d’un manque de lisibilité à la fois graphique et dans les intrigues. Cette série manque clairement de peps et d’un plus qui donnerait envie de s’y accrocher.

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4 commentaires sur “Jormungand #1-3

  1. Bon ça me rassure, tu es comme moi pas plus convaincu par cette série. Moi, mes SP je les ai fait gagner à un jeu concours sur Twitter. Par contre, j’ai énormément aimé les 7 ninjas d’Efu et Kingdom. J’ai bien aimé Angolmos et Egregor. Bon dimanche.

    Aimé par 1 personne

    1. Les 7 ninja c’est un peu trash et enchaienment de basto mais vu que le principe est la revelation des personnages ca reste coherent. Toujours compliqué de critiques une ptemiere oeuvre. J’essaie d’etre adapté mais sur le debut de Jormungand c’est vraiment limite et le dessin ne permet pas de compenser. Apres la serie a peut etre décolé depuis…

      Aimé par 1 personne

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