****·BD·Nouveau !

Green Class #2: L’Alpha

Deuxième tome de 56 planches, dessiné par David Tako, écrit par Jérôme Hamon, paru le 14/02/2020 aux éditions du Lombard.

The Walking Misfits

couv_383029Après la sortie fracassante de Pandémie, Jérôme Hamon et David Tako poursuivent leur série Post-Apo (ou oserais-je dire PostAdo) avec le tonitruant L’Alpha.

Lors d’une sortie éducative en Louisiane, un groupe de jeunes inadaptés canadiens se retrouve piégé dans une zone de quarantaine alors qu’éclate une épidémie mystérieuse. Les ados rebelles iront de charybde en scylla lorsque l’un d’entre eux s’avérera infecté par le virus, qui le métamorphosera inexorablement en une créature hybride, sorte de colosse mi-organique, mi-fongique.

Dans le premier tome, on découvrait avec horreur le danger viral ainsi que ses effets sur les personnes infectées, le tout rythmé par quelques ellipses menant à un final surprenant et bien amené, tandis que ce second tome profite de toutes les possibilités offertes par la conclusion du premier. L’auteur de l’excellente série Nils (Blondin avait émis un avis un peu plus mitigé...) s’engouffre dans la brèche qu’il a ouverte dans le mur de quarantaine, pour élargir son monde, ajoutant des factions antagonistes au milieu desquelles se retrouvent nos héros, qui ne devront leur survie qu’à leur détermination, leur ingéniosité, et, pour certains, à une chance insolente.

Night of the living Groot(s)

Loin du sentiment d’urgence qui régnait dans le premier épisode, l’auteur donne grâce à ce deuxième tome une ambiance de monde nouveau, crépusculaire, incertain et violent, dans lequel tous ceux qui ont survécu sont en sursis. Les infectés sont désormais arrivés à maturité pour la plupart, créant une nouvelle espèce qui entend bien se faire une place dans l’écosystème déjà précaire de la planète.

Alors que nos héros courent après leurs amis disparus, ils ne peuvent que supposer le sort du reste du monde, tandis que partout, s’affrontent ceux qui traquent les infectés et ceux qui leur portent un intérêt scientifique teinté de religieux. Noah, le benjamin du groupe d’adolescents désormais totalement transfiguré par le virus, va se retrouver au centre de toutes les attentions, attirant la convoitise des uns et la haine des autres. Nos djeuns survivants parviendront-ils à le sauver sans y laisser leur peau ?

On embarque aisément avec les héros Lucas, Naïa, Sato, et les autres, dans cette aventure effrénée dont les mystères s’épaississent au fur et à mesure de l’album. Un bémol se dégage cependant quant à certaines parties des dialogues, qui manquent parfois de punch tout en se voulant refléter le langage adolescent. Rien de rédhibitoire malgré tout, cela relève davantage des sensibilités personnelles.

Les dessins et le découpage dynamiques de David Tako rendent l’ensemble très attractif, car on sent que l’artiste a gagné en maîtrise depuis Pandémie. Les postures et mouvements des personnages m’ont paru plus ciselés, il y a même des scènes de poursuites franchement impressionnantes.

Green Class, l’Alpha confirme fermement la qualité de la série, à lire absolument !

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