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BD en vrac #13

BD du mercredi

  • Mata Hari (Greiner/Roman/Comixburo) – 2019, collection Rendez-vous avec X vol. 3.

couv_373546badge numeriqueAvec cet album je met le nez dans la nouvelle collection de Comix Buro (en partenariat avec Glénat), l’éditeur d’Olivier Vatine… qui produit la jolie couverture pour l’occasion. Malheureusement comme souvent lorsque l’on fait appel à un autre pour la première illustration cela vise à camoufler des lacunes ici rapidement évidentes. L’idée de transposer la série radiophonique à succès tombe vite à plat et n’apparaît inintéressante que sur les pages du dossier documentaire final, pour peu que l’on s’intéresse à ce personnage qui est présenté par les auteurs comme une pauvre fille, prostituée de luxe qui court après la gloire et l’argent. Assez triste et pas franchement passionnante que la BD en elle-même dont les dessins sont agréables mais ne proposent aucune séquence notable. On lit les épisodes amoureux de la belle comme une succession de séquences identiques vaguement intégrées au contexte politique de la première guerre mondiale. Ce qui aurait pu -du!) être présenté sous la forme du thriller d’espionnage nous fait donc bailler et l’on oublie cet album assez vite. A réserver aux collectionneurs d’albums sur la pseudo-espionne…

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  • Le scorpion #12: le mauvais augure (Desberg/Marini/Dargaud) – 2019

couv_377352Sortie évènement puisque le dernier volume, La neuvième famille remonte à cinq ans et relançait incroyablement la série avec l’arrivée d’un personnage très réussi en la personne du chevalier au trèfle et un soupçon de fantastique. Mais pour qui suit le formidable dessinateur qu’est Enrico Marini l’on savait que l’arrêt ou la passation de témoin se préparait et que l’auteur italien s’émancipait de scénaristes. La bonne nouvelle c’est que c’est toujours aussi bien dessiné, agréable à lire et que le repreneur, Luigi Critone (que j’avais grandement apprécié sur le très bon Je françois Villon) peut s’insérer très facilement dans le style posé par Marini. Je dois cependant avouer ma petite déception car cet album n’arrive pas à résoudre son statut, en ne clôturant pas la série (on a déjà vu ce genre de cliffhanger dans d’autres albums et l’on n’est plus vraiment dupes) ni en la relançant. La liaison se fait mal avec le précédent album qui supposait un combat de longue haleine avec le nouveau méchant et de nouvelles pistes. Or Desberg se contente de tirer un nouveau tiroir, jeu classique du scénariste manipulateur qui peut faire plaisir un moment mais devient lassant à force. Quelques pistes nouvelles sont tissées mais je dirais que ce Mauvais augure est bien trop frileux dans la prise de risque alors qu’il avait une occasion en or de décisions radicales. Si vous êtes de ceux qui continuent Thorgal et XIII quoi qu’il advienne cela ne vous dérangera pas mais pour moi ce tome douze marque peut-être le dernier volume d’une de mes séries préférées… Le risque de la poursuite commerciale et des changements d’auteurs, qui prouvent une fois encore que la BD est un art de créateurs.

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  • Largo Winch #22: les voiles écarlates (Giacometti/Franck/Dupuis) – 2019

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Déception pour ce nouveau Largo qui a mis pour une fois deux ans à être réalisé. Les craintes du précédent se confirment d’autant plus que ce tome doit résoudre l’intrigue commencée sur le diptyque précédent… de façon assez artificielle puisque le scénariste nous balade pas mal avec des faux secrets reliés les uns aux autres. Garder ce diptyque comme une histoire solo aurait été tout aussi pertinent. L’intérêt de cette histoire résidait dans l’approche des 1% et de la finance par ordinateur. Dans Les voiles écarlates on bascule dans la plus classique histoire de méchants oligarques russes  que l’on a déjà vue mille fois. C’est toujours aussi bien dessiné, les couleurs sont très agréables mais cet album nous rappelle malheureusement le talent unique de Jean Van Hamme pour raconter de façon fluide des histoires compliquées. L’alchimie est perdue et le lecteur se prend à relire de nombreuses fois les multiples explications économiques qui le font décrocher des élucubrations du milliardaire en blue-jeans. Également une évolution dans l’esprit de la série puisque ce héros au grand cœur qui est ici totalement ballotté sans aucune anticipation et sauvé par moultes Deus Ex Machina se retrouve à tuer de sang froid de vils pourris. C’est mine de rien un vrai basculement et avec tous ces changements je ne suis pas certain que les auteurs parviennent à se hisser par la suite au niveau des meilleures histoires de Largo. Zut…

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