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Aeka: Hiver rouge

BD de Fuat Erkol, Christian Simon et Fabrizio Cosentino
Kamiti (2018), 48 p.

Couverture de Aeka - Hiver rougeAeka a fait l’envoi d’un Service de presse de la part du nouvel éditeur Kamiti en plus du très bon Red Sun que j’avais chroniqué. Je ne suis pas forcément fana de la période Japon médiéval mais cela m’a permis une découverte. La très jolie couverture est bien en phase avec l’histoire et dotée d’un vernis sélectif. La maquette est très propre, la quatrième de couverture intrigante. Très bon travail d’édition… hormis une ou deux coquille que l’on pardonnera à l’un des premiers albums de l’éditeur.

Alors que l’on célèbre la fête des dragons comme chaque année, Aeka voit sa famille massacrée devant ses yeux par un énigmatique guerrier masqué, aussi impitoyable qu’invincible. Enlevée par lui, elle va être entraînée aux arts guerriers par son propre ennemi, jusqu’à ce qu’elle soit capable de le terrasser. Mais l’homme semble lié au passé qui a vu la défaite des hommes sur les Dragons…

Aeka est une histoire de vengeance, de sabre et de dragons. Pas mal comme pitch. L’album commence pourtant assez lentement, voir même de façon assez banale pour ce genre d’univers, juste de quoi nous faire toucher du doigt la personnalité forte de l’héroïne et le contexte semi-fantastique du japon des samouraï. J’ai cru un moment que l’on verserait dans une énième histoire de Shogun et d’histoire d’honneur… Mais dès l’irruption du guerrier, en une scène assez réussie, on est accroché. Résultat de recherche d'images pour "aeka cosentino"L’album se lit assez vite avec la formation de la jeune fille qui doit apprendre à se surpasser et développer ses sens, quasi surnaturels dans des décors sylvestres. Si elle n’a rien de révolutionnaire, l’intrigue est intéressante, comportant suffisamment de mystère pour donner envie de poursuivre et le scénario avance à un rythme bien équilibré en progression. La mise en scène est du reste efficace.

Sur le dessin j’ai eu un peu de mal en revanche. Rien de honteux, l’illustrateur sait tenir des crayons, mais on est plus dans la qualité moyenne d’un album de fantasy de chez Soleil que sur le précédent album de Kamiti. Tout le monde ne peux pas avoir le même niveau et quand on voit l’illustration de couverture  et la qualité des encrages on peut gager que Fabrizio Cosentino a de la marge de progression, d’autant que sur la maîtrise de la mise en scène il n’y a rien à redire, c’est lisible et parfois même assez sympathique pour certaines planches. J’avais lu le premier Monde de Maliang sur lequel j’avais trouvé les dessins très réussis et malheureusement tiqué sur la reprise (par Consentino) avec des dessins manquant de technique. Pourtant quand on voit la page web de l’auteur il y a clairement du potentiel, notamment dans la colorisation numérique.

En résumé, on a ici un album de fantasy assez classique tendance adolescents, qui ne sort pas forcément du lot de la production grand public mais reste d’une lecture agréable et dont la progression scénaristique sait attirer vers les prochains volumes, avec un contexte mystérieux qui peut faire gagner la série en qualité dans le temps. Et pour peu que le japon médiéval vous botte vous pourrez passer un très bon moment en compagnie d’Aeka.

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