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Le château des étoiles #11-12

BD du mercredi
BD d’Alex Alice
Rue de sèves (2018), cycle 2 « les chevaliers de Mars » épisodes 5/6 et 6/6.

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Le Château des étoiles achève son second cycle « les chevaliers de Mars » avec cette saison de prépublication en gazette (#10-11-12). Pour rappel, chaque cycle de cette série qui occupe Alex Alice (auteur du Troisième Testament et de Siegfried) depuis 2014 comporte deux albums reliés sortant à l’automne, chacun de ces albums étant prépubliés au printemps en trois gazettes. Des versions grand format des albums sont également publiées (… qui restent moins grands que le format journal ici chroniqué).

Séraphin a été abandonné « seul sur mars » et rencontre une étrange princesse qui lui parle par la pensée. S’ensuit une odyssée à la découverte des paysages de la planète rouge au fil des canaux en suspension. Le héros rencontrera différentes castes qui habitent la société martienne et les plans de conquête de l’astre par la puissance coloniale prussienne…

Si la lecture de séries album par album provoque plus ou moins de perte du fil, le redecoupage en épisodes accentue cela. Si les premières planches sur la planète rouge étaient un peu confuses, les deux derniers épisodes ramènent de l’action et des révélations qui vont comme depuis le début nous projeter vers la suite des aventures des chevaliers de l’Ether. Étonnant scénario d’Alice qui enchaîne ainsi ses cycles sans vraie rupture… jusqu’où?

Outre les habituels rédactionnels qui continuent de nous détailler les implications terriennes de la conquête de l’Ether ces épisodes introduisent un vrai intérêt sur l’ethnologique des peuples de Mars en transposant le phénomène qui a accompagné la colonisation au XIX° siècle dans un contexte du système solaire. L’idée est excellente! C’est le principe même de la Science-Fiction et, allié à l’élégance des dessins grands formats d’Alice c’est à une véritable exploration exotique que nous assistons. Le principal reproche que l’on pourrait faire à la série est celle d’en garder trop sous le coude, d’hésiter à se lâcher en révélant l’entièreté de la société et des technologies martiennes. Le processus fonctionne puisque le mystère attise la curiosité, mais les articles de la prépublication jouent beaucoup pour enrichir le hors champ et il faudra faire attention à ne pas trop tirer sur la corde au risque de lasser les lecteurs à mesure que la série s’allongera. Disons que le côté épique est peut-être ce qui manque à la série, toute accaparée qu’elle est à exploiter le genre littéraire d’aventure de Jules Verne et de l’époque en générale, très descriptive et sensitive.

Pour l’instant nous n’en sommes pas là et certains liens avec le premier cycle sont introduits, de manière à maintenir une colonne vertébrale et l’auteur sait proposer néanmoins des révélations qui nous laissent coi, tout préparés que nous sommes à un univers naïf, manichéen, romantique du XIX° siècle. Le design général est toujours superbe, proposant de jolies scènes avec la princesse ou le retour du méchant Gudden et toujours ces phénomènes incroyables jouant de la physique que nous connaissons.

Le Château des étoiles  est une série que l’on aime retrouver, avec ses défauts et ses forces et toujours un petit cœur battant pour cet auteur qui sait nous faire retrouver une âme d’enfant.

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