BD·Graphismes·La trouvaille du vendredi

La trouvaille du vendredi #13

La trouvaille+joaquimExposition Hugo Pratt au Musée des Confluences-Lyon

https://i0.wp.com/www.museedesconfluences.fr/sites/default/files/styles/large/public/affiche_hugopratt_0.jpg

Je l’attendais depuis qu’elle avait été annoncée au Musée des Confluences de Lyon, non que je sois un grand fan de Pratt, mais par-ce que je trouve formidable toutes les expérimentations de présentations croisées entre plusieurs univers culturels. Le Musée des arts ludiques est par exemple un très bon exemple de ce qu’on peut faire autour de l’imaginaire. Et puis ça me permet d’élargir le champ du blog, qui a toujours été conçu autour des imaginaires graphiques.

Le Musée des confluences fait partie de ces nouveaux musées protéiformes, comme le MUCEM de Marseilles, qui proposent sur une base ethnologique de présenter des thèmes actuels et ici avec Hugo Pratt, de croiser les voyages du personnage Corto Maltese avec des objets que l’on peut voir dans les albums. Ainsi la muséographie propose autant des planches originales encadrées que des impressions très grand format sur les murs mises en perspectives avec des objets des collections du musées et d’autres établissements. Je dirais qu’il y a deux expositions un peu juxtaposées: une première partie ethnologique et une seconde partie, très concentrée, portant plus sur l’auteur, personnage passionnant fusionnant totalement avec son personnage.

20180418_151148.jpgMalgré la qualité des dessins j’ai été un peu déçu par cette exposition que j’ai trouvé un peu feignante. Très peu d’explications sont données, que ce soit sur les objets ou sur les albums. Du coup l’amateur de BD comme celui qui cherche des découvertes sur les peuplades primitives seront sans doute un peu frustrés de trouver une juxtaposition d’éléments sans réelle mise en perspective. La partie la plus complète (mais concentrée à la fin du cheminement) est sans doute la double salle proposant des œuvres de jeunesse de Pratt avant Corto et un long documentaire d’au moins 40 minutes, très intéressant mais assez mal placé, juste avant la sortie. Il aurait été préférable de découper ce film en petites parties éparpillées dans l’exposition et d’alterner explications sur l’auteur, sur les albums et sur les voyages.

20180418_144215.jpgAlors les fans de Corto se verront immergés dans un univers agréable et emplis du trait du maître. Mais l’on peut vraiment regretter qu’aucun travail sonore, vidéo et même documentaire (sic) n’ait été entrepris pour cette exposition qui semble avoir été faite rapidement. Il n’est jamais facile d’imaginer une exposition autour de la BD, mais je trouve que si elle vaut le coup d’être vue, Hugo Pratt, lignes d’horizon est un peu une occasion manquée. Dommage.

note-calvin1note-calvin1note-calvin1

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s